‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 203 sur 242 · G. d'ap. Godeau, Hist. del'Egl., t. III, p · texte numérisé non relu

G. d'ap. Godeau, Hist. del'Egl., t. III, p

5. Meynier le redevint en 1659, et Barcillon en 1666. Voir Moris, Abb. de Lér.t 1909, p. 224, sq.

Godeau II 18

6 décembre i6^5, resta abbé commendataire jusqu'à son mariage et fut remplacé, en 1 656, par le cardinal Jules Mazarin.

L'union de Lérins au Mont-Cassin, rétablie par la bulle In apostolicae d'Innocent X qui avait donné la commende de l'abbaye à Gonti, fut maintenue par une d'Alexandre VII, datée du 6 des ides de janvier i655, mais sous condition d'une pension de 9.000 liv. en faveur de Mazarin {, qui venait de marier une de ses nièces, Anne Martinozzi, avec le frère cadet de Gondé et devenait à son tour abbé commendataire de Lérins. Le monastère protesta auprès du cardinal Bagni, nonce, et de Colbert, intendant de la maison de Mazarin, dit que la mense abbatiale ne montait qu'à 12.000 liv., et n'eut pas de réponse au placet de son abbé, dom César Barcillon 2. A la mort de Mazarin, Maynier prit possession de la mense, mais la commende fut donnée « au cardinal Louis de Vendôme, qui était entré dans les ordres après le décès de sa femme, Laure Mancini, une des nièces de Mazarin, et, en 1670, au grand prieur de France, Philippe de Vendôme » 3. On sait que les Gassinistes demandèrent à Mazarin la confirmation du « franc salé » et l'exemption des gens de guerre dont les « insolences particulières et tout à fait insupportables .. profanations... blasphèmes et impiétés... saletés et abominations » leur déplaisaient % et au roi la possession des biens de la mense abbatiale, mais en vain5.

Quittons Lérins et revenons à Godeau.

C'est aussi durant cette Assemblée que l'évêque de Grasse et Vence écrivit Vidée d'un bon magistrat en ta vie et ta mort de M. de Cordes, conseiller au Châtelet de Paris, qui parut

1. Arch. dép. des A. -M., H. 74. — La bulle d'Alexandre VII débute par les mots : Inter personas ecclesiasticas. Quand elle parut, Godeau était évêque, non plus de Grasse et de Vence, mais simplement de Vence.

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