‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 21 sur 242 · De platea · texte numérisé non relu

De platea

tefois, ajoute ce document, « sous prétexte d'indépendance de la juridiction ordinaire de l'évêché diocésain, il se commet des abus et désordres ». Le roi donne doue à Godeau, « à présent évêque de Grasse et de Vence *, le présent vicariat apostolique et officialité vacant par la résignation pure et simple qu'en a faite à son profit Jean de Grasse, à charge toutefois de 45o livres de pension annuelle », qui soit payable à Jean de Grasse-Cabris sa vie durant "2. Ce brevet fut suivi, le 12 décembre i6£o, dune « bulle de collation et union congédiée » en faveur de Godeau par l'évêque de Fréjus, M5' Pierre de Camelin 3.

L'édition des Lettres de Godeau, que l'on publia en 17 13, n'en contient pas une qui soit de i64o.

Passons à celle des Lettres de Chapelain. Celui-ci écrit à Balzac le 19 mai i64o : « Le Vœu du roi ne se verra, je crois 4, qu'avec la seconde partie des Œuvres chrétiennes de notre double évêque » 5. Le 17 juin, à Godeau qui était, détail qu'il faut relever, au château de Mézières, près de Dreux, chez les Clermont : « Vous me pardonnerez de ne vous avoir point écrit depuis votre partement de Paris, principalement les nouvelles ne vous touchant point... Je suis accablé de la plus mauvaise humeur du monde. Je la charme en pensant aux délices dont vous jouissez sur cette claire rivière et dans ce beau palais où nous avons passé autrefois des heures si heureuses. Comment les Muses vous ont-elles abandonné en ce lieu? Pourquoi y avez-vous trouvé plutôt l'esprit épistolaire que le poétique? c'est que vous avez, je L'ai deviné, tari les Muses... Je vous félicite sur le succès de votre prose et m'attends à avoir bien du plaisir à la lecture de

1. Le roi l'avait nommé au siège de Vence : pour l'Etat, Godeau Tétait, bien que pour l'Eglise il ne le fût pas encore.

2. Jean de Grasse-Cabris devint prieur du Thoronet le 26 nov. i64o (Marquis de Grasse, Ann. de Prov., mars 191 1).

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