‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 226 sur 242 · Rev. univ. du 1 5 juin · texte numérisé non relu

Rev. univ. du 1 5 juin

rien, dit-il, d'aussi fort et d'aussi magnifique que le Livre de Job, les Psaumes de David, les Prophéties d'isaïe; ce que Fénélon répéta en 1713, dans sa Lettre à l'Académie, et presque dans les mêmes termes. D'ailleurs, Godeau confesse qu'auparavant, lorsqu'il vivait dans le monde et n'était ni évêque ni même prêtre, il a pensé autrement. S'il donne dans cette nouvelle édition les pièces composées par lui à l'époque où il était « engagé dans la vie séculière », il cite l'exemple des évêques dont il avait déjà parlé en i64o, saint Grégoire, etc..

Il explique, comme en i64o, ce qu'il a voulu faire dans son Assomption. A noter une retouche : il parle du « feu roi d'éternelle mémoire qui a voué la France à la mère de J.-G. ». — Pour ses Eglogues sacrées, l'argument en est tiré du Cantique des Cantiques qu'il entend que chacun lise « selon le seul sens mystique ». Au surplus, il a cherché à fuir « les comparaisons et les façons de parler dont l'original est rempli et qui n'ont bonne grâce qu'en la langue sainte » ; il a visé à un style « naïf et sans afféterie ». — Pour ses Eglogues spirituelles, il a évité, comme il le disait en i64o, « toutes peintures que les yeux des plus scrupuleuses vierges ne puissent contempler ». — Restent des Paraphrases et des Versions : Godeau préfère, comme en 16/io, ce dernier genre, mais croit difficile de rendre exactement l'œuvre de David. D'autre part, il indique cette fois qu'il avait traduit tous les Psaumes, mais qu'il voulait revoir son œuvre et la corriger : il n'en donne que quelques-uns1.

A propos des Eglogues, il faut noter que, dans ces Poésies chrétiennes, publiées en 1646, toutes sont imprimées à la suite les unes des autres. Les huit sacrées du volume de i633 ont les nos 1 à vin. Les six spirituelles du volume de i64i ont les nos ix à xiv. Remarquons toutefois que celle qui avait le n° 1 en i64i, a le n° ix en 1646, et que celle qui avait le n° v en i64i, a non seulement le n° xm en i646, mais en outre le sous-titre caractéristique : «. Lérins ».

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