Ev. de Gr., 4o, fol. 9A
clergé en France, quoiqu'il ait vécu et soit mort sans avoir jamais reçu d'ordres sacrés » *.
Une assemblée particulière du clergé s'était tenue à Paris en juin 1647, à l'occasion des excès de M. de Foix-Rabat2 et des tribulations de l'évêque de Rieux, Jean-Louis de Rertier.
Le 12 juillet 16ZÎ7, une lettre de cachet enjoint à Godeau de regagner ses diocèses. M. Gognet expose que la situation de la France devenait inquiétante ; mécontentement générai contre Mazarin, échec de Condé devant Lérida, de nos troupes de Flandre devant Landrecies, d'où les espagnols les forcent à s'éloigner, mutinerie des soldats de Turenne sur le Rhin, difficultés que nos ambassadeurs au congrès de Munster rencontraient, etc.. Les évêques présents à Paris avaient reçu l'ordre de rentrer dans leurs diocèses ; Godeau avait tardé, sous prétexte d'attendre la décision du Grand Gonseil ; le 12 juillet, la lettre de cachet le force à partir.
L'évêque de Grasse et Yence s'excuse auprès de Mazarin et de Ghavigny d'être resté à Paris aussi longtemps, à cause du procès relatif à l'union de Vence et de Grasse, qui devait venir au Grand Conseil 3, et il part.
Dans la lettre que Godeau envoie, le i3 juillet 16^7, « à M. de Ghavigny, ministre d'Etat, à Amiens » 4, il expose que la lettre de cachet, reçue la veille, lui ordonnait « de sortir incontinent de Paris pour me rendre dans mon diocèse » 5 ; que Louis XIV est « mal satisfait que je n'ai pas obéi à l'ordre qu'il m'en avait fait donner auparavant » ; qu'il vient d'obéir « aussitôt », qu'il est « dur de partir en cette