C, p. 490. — Probablement dans la seconde quinzaine
3. Voir la lettre à Richelieu signée par Louis Bretel, archevêque d'A.ix, Louis du Chaine, évèquc de Senez, Louis Doni d'Altichy, évêque de Riez, Jean Danès, évêque de Toulon, et Godeau, à la p. 293 des Méin. de M6r de Montchal.
4. M. Cognet renvoie aux Lett. de Godeau, p. i/U (à Richelieu) et i45 (à des Noyers). Ces deux documents, où l'évêque se plaint de la saisie, prononcée par un arrêt du Conseil, des revenus de la mense et du chapitre, ont les n08 39 et 42. Ils ne sont point datés. — Voir Tisserand, p. i33.
5. Sic, sans plus de précision dans Ledit, de 171 3 des Lettres de Godeau.
mandaient qu'à servir le roi. « Nous ne voulons point parler des malheurs que pourraient attirer les cris des pauvres desquels on prendrait le bien » *. Quand la mesure eut été rapportée, il écrivit de nouveau"2; il constata que « l'Eglise avait été traitée en esclave, non comme la maîtresse des rois et l'épouse de J.-C. », du moins qu'elle avait failli l'être ; il ajouta que « l'outrage ne serait pas suivi du coup mortel », qu'il fallait « recourir à la prière et à la pénitence et témoigner du courage » 3.
L'Eglise gallicane eut davantage à souffrir lors de l'Assemblée générale qui aurait dû se tenir en 16/40 et, d'abord remise à i645, ne fut convoquée que le 16 décembre i6/|o pour 1 64 1 et fut invitée à se réunir à Mantes.
Godeau n'eut pas autant de satisfaction pour ce qui regarde Antibes et Vence. Nous n'insistons pas sur l'assemblée générale des communautés qui eut lieu à Draguignan en décembre 16/io 4.
Nous avons dit que, durant le séjour que Godeau venait de faire à Paris, Louis XIII avait signé, le ier février 16^0, à Saint-Germain en-Laye, le brevet qui annexait Antibes à Grasse et donnait à l'évêque de ce diocèse, le droit de patronage sur cette ville : que le vicariat apostolique et Tofficialité d'Antibes, alors vacants par la résignation de Jean de Grasse-Cabris, avaient été ainsi donnés à Godeau, à charge de payer une pension annuelle de 45o liv. à Jean de Grasse- Cabris et de se faire délivrer une bulle « de collation et
1. C. d'ap. Godeau, Lett., p. i4i, i45 et i52, La lettre de Godeau au cardinal, non datée, a le n" 39. Celle à des Noyers, non datée, le n° 42 (Tisserand lui donne la date de i63q, God., p. 343).
2. La seconde lettre, datée d'Aix et du 26 novembre 16/40, se trouve aussi dans les Mémoires de Montchal. Elle porte les mêmes signatures que la première, moins celle de l'évêque de Riez.
3. C. d'ap. Mémoires de Montchal, tom. 1er, p. 127 et 91. Il y est dit que cette lettre de Godeau « arriva lors de la convocation de l'assemblée générale de 16/41 ». Je note que dans celle-ci figure, à plusieurs reprises, la mention d'un traitant qui porte mon nom.