‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 5 sur 242 · Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 191 1, p · texte numérisé non relu

Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 191 1, p

6. E. Arnaud, Histoire des Protestants de Provence, Paris, i884, t. I, p. 445.

7. Noter le nom de ce pasteur protestant d'Antibes sous Louis XIII. Je l'avais appelé (p. i35 et i36), Le Grand d'après Tisserand.

(( ceux qui s'y ramassent tant des habitants de la ville, sol- « dats et officiers de la garnison ; ce qui cause un grand u scandale parmi les catholiques et peut un jour être cause c< de grande sédition populaire : davantage que les consuls « de la dite ville d'Antibes ayant été condamnés à donner « un cimetière aux susdits de la religion prétendue réforu mée, ils leur en ont assigné un, il y a quelques années, pro- « ehe l'église et cimetière d'icelle, et, l'un ni l'autre n'étant « point clos, les os des chrétiens * sont mêlés souventes fois « avec ceux des hérétiques, ce qui est tout à fait contraire « à la piété et aux bonnes mœurs. »

C'était, dit spirituellement Benoit 2, « prendre de loin des « préoccupations pour le dernier jour où la puissance di- « vine doit en faire le discernement ». Godeau concluait en demandant qu'il fût fait défense au ministre de Gand de continuer ses fonctions et que le cimetière fût transféré ailleurs. Le Conseil du Roi fit droit à la requête de Godeau et, par son arrêt du 16 décembre 16^2, supprima l'exercice à Antibes, sous prétexte que c'était un fief d'Eglise et ordonna que le cimetière protestant serait établi à cent pas au moins de l'église et du cimetière catholique 3.

Cet intéressant passage du livre de M. Arnaud, que je remercie M. le comte de Grasse de m'avoir communiqué, rectifie et précise ce que j'ai écrit d'inexact, d'après Tisserand, dans mon chapitre xi 4.

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