Sic : voir mon second volume, p. 10 et i
2. Elie Benoît, Histoire de l'Edit de Nantes, Delft, i6g3-5, t. II, p. 606.
3. M. Arnaud renvoie non seulement au livre de Benoît, mais à celui de Filleau, Décisions catholiques (recueil des arrêts rendus en toutes les cours souveraines de province en exécution ou interprétation des édits qui concernent la R. P. R.), Poitiers, 1668, p. 3o3. — En 1682, Antibes ne comptait que 23 protestants.
4. Voir, d'autre part, mon chapitre xvm, p. 243, pour la suite donnée en 1646 aux ordres qui dataient de 1642.
Lors d'une excursion archéologique que l'Académie Delphinale fit dans la Drôme les 9 et 10 juin 1912, Mgr Charles Bellet prit la parole dans un banquet à Montélimar et dit : « M. Godeau, évêque de Vence, venait de présider à Aix, en i643, les Etats de Provence. L'année avait été désastreuse. Un froid intense avait gelé les vignes et les oliviers ; un été d'une sécheresse désolante avait gravement compromis la récolte du blé. Les Etats députèrent leur président auprès de la reine-mère pour lui exprimer leurs doléances. Si l'on en croit Ménage, l'évêque de Vence fit une peinture émouvante des malheurs de son pays, et conclut en ces termes : « Madame, la Provence est fort pauvre. Il ne lui reste plus que des jasmins et des orangers ; on peut l'appeler une gueuse parfumée ». Le mot est joli ; est-il bien authentique? » ajoutait Mgf Bellet. Qu'il nous soit permis de dire que Godeau en i643 n'était évêque de Yence qu'aux yeux du Roi. non du Pape, qu'il n'avait pas présidé les Etats de Provence à Aix en i643, et qu'il ne les présida jamais, s'il est exact qu'il y ait plus d'une fois figuré. On a vu qu'en 1 643 il resta dans ses diocèses jusqu'en novembre, se rendit alors à Paris, y resta jusqu'à l'automne de i644 : rien ne prouve qu'il ait alors prononcé ce mot qu'on lui attribue si souvent.
J'ai parlé l de Mgr de Bernage, qui remplaça Godeau à Grasse. On me permettra de renvoyer à l'étude que j'ai consacrée aux visites pastorales du successeur de Godeau "2.
Nice, mai 1913.