‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 50 sur 242 · Par l'intermédiaire de l'archevêque de Toulouse · texte numérisé non relu

Par l'intermédiaire de l'archevêque de Toulouse

i64i confirma le choix des deux abbés et tint tête à Richelieu ainsi qu'à Louis XIII. Quand on les présenta, le 3o août, au roi et au cardinal, défense leur fut faite d'exercer la charge ; Louis XIII ajouta qu'il ordonnerait aux deux provinces de nommer des agents, mais interdirait de réélire Hugues « qui avait donné de l'argent » *. Gassendi avait donc espéré, — mais en vain, — devenir non seulement député du second ordre de la province d'Embrun à l'Assemblée de 1 64 1 , mais encore agent général du clergé de France. C'est ce que ses amis appelèrent sa « fâcheuse affaire ».

L'Assemblée de 1 64 1 vota au roi un don de 4-5oo milliers de livres « qui devant et après n'a jamais eu de semblable en grandeur » 2. Elle aurait dû s'ouvrir, selon les règlements, le 25 mai 16/10 et, un instant différée par le roi et remise à i645, elle ne commença que le i5 février 1 64 1 pour cesser dès le 22 août 3.

Rappelons encore que les ouvrages en six volumes de l'évêque de Pamiers, Mgr Henri de Sponde 4, furent présentés le 16 mars et qu'une gratification de 10.000 livres lui fut accordée ; que le 27 avril, sur la demande de l'évêque de Bazas, Msr Henri Listolfi Maroni, — qui s'appuyait d'ailleurs sur une lettre de l'évêque d'Orléans, Mgr Nicolas de Netz, — il fut ordonné de rééditer, dans le format in-folio, les Œuvres de « Petrus Aurelius », qui défendaient les droits de l'épiscopat contre le clergé régulier. « Le gros in-folio, intitulé Pétri Aurelii theologi5 opéra, avait été composé de i632 à i634 par Saint-Cyran, avec qui travaillèrent son neveu, de Barcos,

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