S. Augustin s'était appelé Aurelius Augustinus
Godeau II 4
un jésuite apostat, Cordier, et un humaniste distingué, le principal du collège d'Autun, qui y répandait ce que Godeau appela1 la majesté du style et son éloquence guerrière », — c'est Mgr Fuzet qui parle ainsi 2. Le livre avait été approuvé par l'Assemblée de i635 qui avait alloué une somme à l'imprimeur. Celle de 1 6/j j le fit réimprimer ; mais il fut saisi sur l'ordre du chancelier. Le a personnage de grande piété et d'un éminent savoir », — c'est Mgr de Montchal qui appela ainsi Duvergier de Hauranne dans ses Mémoires, si ardents contre Richelieu, — avait attaqué les Jésuites d'Angleterre à propos de la querelle qui avait séparé le nonce du pape, Richard Smith, ancien professeur de Sorbonne, gallican, évêque de Chalcédoine in partibus 3, et les réguliers d'Angleterre. On sait que Smith avait été nommé vicaire apostolique en Angleterre par Urbain VIII et chargé de rétablir, s'il le pouvait, le régime épiscopal dans le Royaume-Uni ; que deuxJésuites publièrent alors, contre l'épiscopat, deux livres que censurèrent, en février i63i, la faculté de théologie de Paris, l'archevêque de cette ville, J.-P. de Gondi,et le clergé de France par une circulaire ; que Smith se réfugia en France et que Richelieu lui donna une abbaye 4. Le P. Mathias Wilson avait écrit un Modeste et brej examen etc.. sous le pseudonyme de « Edouard Knott », et le P. Jean Floyd (ou Floïde), une Apologie du procédé etc.. sous celui de « Daniel de Jésus ».En réponse à ces deux ouvrages, avait paru, en i632, la Déjense delacensure de la Faculté etc.. par « Petrus Aurelius » : cet auteur, dont le nom fut d'abord un mystère, fut admiré5, remercié, notamment par Balzac et par l'Assemblée du clergé de France qui se tint en 1 635. On finit par savoir que c'était Saint-Cyran.
i . Dans le panégyrique dont nous parlerons à propos de l'assemblée générale du clergé de i645-i646.