Avec J, Cavaleri et le sacristain
qui se présente à sa place, proteste contre la condamnation de i63/J. Godeau dit que le prieur de Pegomas donnera satisfaction à cette sentence : d'où conflit.
Entre la visite qu'il fit à Mouans et celle qu'il fit à Magagnosc, le 16 avril i64i, Godeau, — « évêque de Grasse et élu en l'évêché de Vence », dit le procès-verbal ', — préside, pour la troisième fois, dans la Cathédrale, un synode diocésain. 11 ordonne que chaque curé vienne par devant lui ou par devant tel ecclésiastique qu'il aura délégué, afin dédire la messe et que l'on voie s'il ne manque point aux cérémonies. En outre, il défend aux maîtres d'écoles de recevoir dans la même maison les filles et les garçons « pour éviter les escandales et inconvénients ». Furent absents, lors de ce synode, l'abbé de Lérins et l'économe de ce monastère, etc.. : l'évêque leur enjoignit de se présenter dans le mois.
Il a été conservé nombre de lettres écrites par Godeau en 1 64 1 - Deux sont du 3 mai et de Grasse : il s'adresse « à la princesse » (de Condé) sur une maladie"2 du duc d'Enghien3 qui donna quelques inquiétudes4, et lui fait remarquer que « la fièvre allume le sang royal comme celui du pauvre ». D'autre part, à Mlle de Bourbon sur la situation des princes et des grands5.
Neuf lettres de Godeau sont de juillet i64i, et trois de celles-ci partirent de Grasse. Le 3, il écrit à Chaudebonne sur sa conversion 6 et aux Lazaristes ". « J'ai beaucoup de honte
i. Ev. de Gr., G. 63. t
2. Godeau, Lett., n° 4o (n° 36 de la table donnée par Tisserand, God., p. 343).
3. Il avait épousé le 7 février i64i la fille du marquis de Brézé, maréchal de France, nièce de Richelieu : on sait qu'au lendemain de ce mariage on la mit, pour ainsi dire, à l'école et qu'elle s'appliqua de son mieux à la lecture et à l'écriture (Voir Lett. de Rich., éd. Avenel, t. Vf, p. 790 note).