entendons : la muse de l'évêque de Grasse
5. La peur du loup était surtout, chez Godeau, celle des « Marranes », notamment à cause des événements de Savoie.
6 . C'est-à-dire de cette même « seconde partie » de ses Œuvres chrétiennes .
en est des écrivains, et surtout des poètes, comme des femmes. Si vous leur dites une fois qu'elles sont belles, le diable
le leur dit cent Il n'y a point de gloire dans la terre
dont on doive faire beaucoup de compte, les panégyristes sont vains, les louanges vides, ce qui en reste, fumée et vanité... Je vous conseille de vous repentir de vos cajoleries ; elles ne m'ont que trop plu » l. Le 17, de Grasse, à Thomassin sur son ordination 2 : « Le bel esprit est un grand don de Dieu, mais il est dangereux, et si l'esprit de J.-C. ne le rectifie, c'est une essence qui s'évapore, un parfum qui empoisonne souvent ceux qui le portent ». Le 19, de Grasse, à ce même ecclésiastique, sur l'humilité qui convient dans le sacerdoce3 : « Vous donnerez de l'édification à la compagnie des enfants de Saint-Lazare par votre humilité et votre douceur. J'aime cette chère compagnie avec des tendresses que je ne puis exprimer... Béni soit le souverain évêque de vos âmes et le prince des pasteurs, de ce qu'il vous donne l'esprit du sacerdoce... Continuez, Monsieur, et nous faites voir que la science n'enfle pas toujours, et qu'il y en a qui la soumettent aux pieds de J.-C., qui bégaient avec Lui dans la crèche, qui se font petits avec les petits ».
Ces lettres à Thomassin, qui venait de recevoir un des ordres majeurs, sinon la prêtrise, et avait, semble-t-il, fréquenté les Lazaristes, offrent un intérêt particulier à cause des relations que Godeau eut avec cette famille provençale. « Pas une en Provence qui ait été illustrée d'un si grand nombre de robes » 4; elle était d'origine juive 3. Arrièrepetit-fils de Jean-André, dit Thomassin, marchand d'Aix, que le roi René avait anobli en 1478 6, Jean-André Thomas-
, i. Godeau, LetL.by. A citer encore ces mots que Tisserand a soulignés (God., p. 166). « Parmi tant de pièces, je vois bien peu de choses qui me satisfassent et beaucoup qui me déplaisent. IVÎa paresse naturelle m'a empêché de les corriger ».