‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 69 sur 242 · Ev. de Gr., G · texte numérisé non relu

Ev. de Gr., G

6. Ev. de Gr., 11 5, f° i^o. Présents : Bernard, le théologal Figuière, économe du chapitre, syndic né, le sacristain B. Matty et le prieur de Ghâteauneuf, M. Hugues, syndics modernes. Absent: l'économe de Lérins, syndic né.

7. Ibid., f° i44. Présents : Bernard, Figuière et Matty. Les autres, absents.

8. Voir notamment l'éd. Van Bever, Paris, Sansot, 1907, in-12.

Montausier l'offrît en i64i !, — non le ier janvier, comme on l'a souvent dit à tort2, mais le 22 mai, ainsi que l'ont établi des critiques dont l'avis est considérable3, — à Julia- Lucinia d'Angennes. C'était la fête de celle dont le jeune maréchal de camp, gouverneur de l'Alsace, était le fidèle soupirant. Je ne sais si l'évêque de Grasse écrivit un des madrigaux de ce qu'on regarda longtemps comme la grande galanterie du siècle 4. « La Guirlande » devait sans doute son idée première à un ouvrage italien de la fin du xvie s. 3. Les 62 G madrigaux qui la composent, autrement dit la trentaine de fleurs 7 dont elle est formée, ne sont toutes, on le sait, que des « fleurs éphémères, fleurs de serre que le grand jour eût vite ternies et décolorées même, jaunies entre les feuillets de ce beau volume, de ce keepsake éclatant qu'un grand seigneur offrait à la souveraine de son cœur » 8 sous une reliure de maroquin rouge, pour sa fête. Les critiques ont agité la question de savoir si c'est à Corneille ou à Conrart qu'il convient d'attribuer six pièces qui ne portent comme signature que l'initiale C 9 : le Lys, la Tulipe au soleil, i'Hya-

i. J'insiste sur la date, d'autant que M. Gay, dans son discours au Collège de Grasse (1906), présente mal la chose. « Le vertueux Montausier veut offrir un bouquet à Julie... Les poètes à l'envi font parler les fleurs en l'honneur de l'incomparable Ménalide.. Godeau collabore à la Guirlande. . Cet heureux temps va changer... Richelieu le nomme évoque à 36 ans ».

2 . Encore dans un article de M . Bouchot que je cite un peu plus loin.

3. Notamment Livet, Précieux et précieuses, Paris, Didier, 1859, et d'après lui Bourgoin, V. Conrart.

4. Mot de Tallemant : « l'une des plus illustres galanteries ».

5. Bourciez, dans le t. IV de YHist. de la lang. et de la litt. franc, publiée sous la direction de Petit de Julleville, p. 110.

6. Livet. — Bourciez donne 72, d'autres 76. Il y a 90 feuillets, dont 29 ont chacun une fleur et une poésie .

7. Selon les uns, 20 ; d'après Bourciez, 29. On dit, d'ailleurs, qu'une des peintures représente Zéphire tenant une rose dans la main droite et dans l'autre une guirlande de 29 fleurs.

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