Bourgoin, p. 24o
9. Id., p. 236, après Livet. Ou encore soit à Golletet soit à Chapelain.
Godeau II 5
cinthe, la fleur d'Orange, la fleur de Grenade *, l'Immortelle blanche. M. Bourgoin les attribuerait plutôt à Gonrart qu'à Corneille, à un hôte assidu du noble hôtel plutôt qu'à un visiteur de passage, à un personnage alors assez considérable plutôt qu'à celui en qui l'on ne voyait alors qu'un provincial 2. Rien de Voiture 3 ; rien ne porte le nom même de Corneille, dont la lecture de Polyeucte à l'hôtel de Rambouillet a dû suivre et non précéder, « la Guirlande », d'autant plus que les critiques qui furent adressées à sa tragédie par les familiers du célèbre salon, n'auraient guère disposé un homme aussi ombrageux et bourru que Corneille à composer ensuite six ou trois ou même un seul des madrigaux dont il s'agit 4. Nous ignorons quelle fleur Godeau offrit, et même s'il en versifia l'une 5. Notons que, bien avant que « la Guirlande » fût remise, on y travaillait : témoin ce que Chapelain écrivait le 9 septembre i633 au comte de Fiesque.
« J'ai été obligé de faire un long madrigal 6 pour votre illustre cousine, Mlle de Rambouillet, dans le dessein qu'un de nos amis 7 a pris de lui faire une couronne de fleurs dont chacune parlera ou sera présentée à sa louange. C'est une imitation de l'italien du Guazzo 8 pour une certaine comtesse du Montferrat9, et qui réussira ».