Areh. des B. du-Rh., G
— ïo9 — à Richelieu, « plus fait cardinal que le pape même1 ». Le ministre remercia aussitôt les cardinaux Barberini "2 de la part qu'ils avaient prise à cette promotion, à laquelle il atta chait tant d'importance. On sait que François du Val, marquis de Fontenay-Mareuil 3, qui d'abord remplaça Estrées à Rome jusqu'en i645 et y retourna, fut un agent actif et intelligent de Mazarin. Celui-ci avait été nonce extraordinaire d'Urbain VIII en France de novembre 1 634 4 à février i636 ; en 1637, Richelieu demandait qu'il revînt comme nonce ordinaire, mais le parti espagnol à Rome s'y opposait ; l'intention de Richelieu était que Mazarin. devenu cardinal, après avoir représenté régulièrement le Saint-Siège à Paris, fût légat pour le baptême du Dauphin dont on espérait la naissance et dont le Souverain Pontife devait être le parrain 5.
C'est aussi vers la même époque que Godeau dut appren dre que l'évêque qui l'avait sacré venait d'être nommé, le 18 novembre, au siège de Reims, en récompense de son zèle lors de l'Assemblée de Mantes. Richelieu écrivit à Léonor dEtampes de Valençay : « Je suis heureux de voir que vous avez envie de bien faire : j'accepte la charge de votre précepteur pour vous bien étriller si vous manquez à ce que vous devez à Dieu ». Le i5 septembre, l'évêque de Chartres lui avait écrit : « Je vous demande pardon de ma vie passée qui vous a pu déplaire ».
Le 21 — le jour n'est pas imprimé dans l'édition de ses Lettres — le 21 décembre i64i, de Grasse, Godeau écrit à Mathieu Mole, qui venait d'être nommé premier président au Parlement de Paris, de procureur général qu'il était depuis 1 6 1 /1 . « Comme je suis au bout de la France, les nou-