Gefühl ihres Zustandes, Entschluss
comte‘; celui-ci qui est venu transmettre les reproches du roi, se voit à son tour vivement attaqué par le duc qui flétrit en lui toute la caste des complaisants funestes. C'est à cette même idée, d’un roi perdu par la flatterie, qu'Eugénie doit s'attacher. Certaines paroles de son père ([" partie) et les déclarations du Conseiller lui font entrevoir le salut du pays dans une royauté affermie par l'équité. S'il est très hasardeux de commenter le simple scénario que nous possédons, on peut tenir pour vraisemblable qu'Eugénie, en travaillant aux côtés du duc, non pas à une révolution, mais à une réforme, se trouve être constamment l’égide de son roi. La trilogie, nous l'avons dit, ne devait pas s'achever dans le triomphe brutal de la masse : le mariage d'Eugénie, son amour qui a mûri lentement et qu’elle sacrifie tout d’un coup à un devoir, appellent une autre conclusion que cette dissolution dans l'anarchie. Il faut supposer plutôt — si l’on peut se placer au point de vue de Gœthe — que la masse s’est détruite ellemême par sa violence; c’est la modération qui triomphe avec le duc et le Conseiller : celui-ci représente le droit fait au mérite, et Eugénie, en lui tendant la main, par contrainte d'abord, puis de sa libre volonté, sert de trait d’union entre deux états. En cela consiste la signification symbolique de
cette victime, dont la destinée à fait un instrument de justice et de concorde.
La « froideur de marbre » de la Fille Naturelle est un lieu commun. On peut juger, d’après l'étude qui précède, ce que cette formule contient de vrai et de faux. Dans sa récension du programme de Hermann sur les « Tétralogies tragiques des Grecs? » Gœthe montre, d’après l’auteur, qu’une trilogie n'était pas nécessairement liée, mais qu’une « progression des formes extérieures » (il explique d’ailleurs cette expression