Solo lyrique de Faust (V
II. Epis. «. La Phorkyade et le chœur. La Phorkyade raconte la naissance
d’'Euphorion.
Slas. «. (5017-5066). La naissance d'Hermès.
Epis. 8. Hélène, Faust, chœur, Euphorion.
Stas. 6. Thrène (V. 5295-5326).
Exodos. Hélène, La Phorkyade, chœur, coryphée (5327-5372).
3. Nous appliquons ici ce terme, d’une façon générale, à tout chant du chœur marquant une division de l’action, alors même que ce chant n’est pas antistrophique, comme, par exemple, le thrène sur la mort d'Euphorion.
4&. C'était sans doute le nombre des choreutes dans la tragédie grecque avant Sophocle.
tenant l’un d'un côté de la scène avec la coryphée, l’autre en face de lui avec Hélène. Nous parlerons plus loin de l'impression plastique qui est obtenue au moyen des /igures de ce chœur; ‘nous devons nous arrêter d’abord à la forme extérieure de ses chants, qui tend, d’ailleurs, au même effet. Au premier degré se placent les séries de strophes identiques : telles sont, par exemple, les quatre strophes trochaïques de huit vers dont se compose le thrène sur la mort d'Euphorion; puis vient la dyade, la strophe et l’antistrophe, entre lesquelles peuvent s’intercaler des trimètres *; mais c'est de la triade que Gœthe fait un usage constant, et qui rappelle beaucoup plus le lyrisme de Pindare et de Simonide que celui de la tragédie. On sait, en effet, que le chant tragique des Grecs va droit devant lui, d’une course continue ?, et n'emploie que par exception l'arrêt de l’épode. La triade, dans Hélène, se présente tantôt seule”, tantôt précédée d’une proode*, tantôt interrompue par des trimètres formant des sortes d'épirrhèmes. C’est ainsi que, dans le prologue, la triade nous offre le schéma suivant : |
A f{strophe) & récit d'Hélène.
A" (antistr.) «’ — F épode.
Ce système rappelle certaines parodoï, dites épirrhématiques, notamment celles dont les épirrhèmes anapestiques ne se répondent pas entre eux. Il est vrai qu’en pareil cas nous ne trouvons point d'épode. La tragédie grecque offre également des Commoi épirrhématiques formés de strophes
1. Par exemple v. 4345 et suivants (strophes de 5 vers, composées de 4 tétramètres et d’un dimètre trochaïques).
2. Cf. Maurice Croiset, Hist. de la Litt. gr.,t. NII, p. 146. 3. V. 3998-4025, 4773-4798, 4870-4893.
5. Cf. Masqueray (0. L., p, 51), qui donne le schéma de Philoctèle, 135-218 : A chœur « Néopt.
A — 6 Néopt., chœur. Néopt.
Re B’ — y Néopt.
F chœur. Néopt., chœur.