AA BB-T-AA EE
On à considéré l comme une épode, et il a fallu reconnaître que rien d'analogue ne se rencontrait dans le lyrisme grec : nous avons plutôt ici une #mésode, et nous pouvons, en tenant compte d'assez sensibles différences, rapprocher de ce chœur soit certaines monodies mésodiques de la forme A BA’-TAT'(Eurip., Æ1., 112-166)”, soit un trio mésodique de Sophocle tel que celui des 7rachiniennes (1005-1043) dont le schéma est : À B A’-T-AB'A'*. — Ce qui nous frappe surtout ici, c'est la parfaite appropriation de la forme lyrique à l’idée : le chœur, dans un admirable crescendo, nous décrit l’'embrasement d'Ilion, et « ces figures fantastiques qui marchent, grandes comme des géants, à travers la sombre vapeur qu'environne la lueur du feu” »; puis il s'interroge : ces visions ne furent peut-être qu'une suggestion de l'angoisse, mais ce qu'à cette heure il voit bien de ses yeux, c’est la laideur horrible de la Phorkyade. Cette étape du développement est précisément marquée par la mésode, dont Gœthe fait ici — d’instinct, évidemment — le même usage que les Tragiques grecs.
Le lyrisme d'Hélène n'est pas toujours astreint à cette symétrie : Gœthe, comme ses modèles, emploie au besoin les