GŒTHE ET SA TRAGÉDIE DE TORQUA
Ces simples mots font reven son égarement. Un principe p fait jour dans son intelligence. ] lui-même. Il sent qu'il s'est avoir blessé celle qu'il aime. Le est de recommencer une autre vi ner au monde par son génie en droit d'attendre de lui (Acte ^
Telle est la pièce de Gœt pouvons déjà remarquer comb la composant, l'auteur de Werti cié de nous présenter des person Mais avant d'examiner comme conçus les héros de cette œuvre, d'abord, que, lorsqu'en 1790, G enfin cette pièce dontils'occupaii et qu'il reprit en 1786 sur une n il ignorait tout ou presque tou j'ai exposé à l'endroit de Tasse, mières )3ages de cette étude. Il n( de Torquato que ce qu'on disait ( de sa folie. Quand, Tannée i
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GŒTHÊ Ef SA TRAGÉDIE DE TORQUATO TASSO 1 3 5
tionsde la petite cour. Déjà, en 1778, au moment où les premières scènes s'esquissaient dans son esprit, Goethe écrivait à Lavater :
«Je songe à une pièce où je m'en donnerai à cœur joie de faire la critique des différentes impulsions qui se disputent le monde. Le dégoût, l'espérance, l'amour, le travail, le malheur, les aventures, l'ennui, la haine, les sottises, les folies, la joie, le prévu, l'imprévu, l'uni et le profond : cela deviendra ce que cela pourra. Au hasard, comme les dés tombent, je veux relever tout cela de fêtes, de dames, de grelots, de soie et de paillettes ». Plus tard, il lut à son amie Madame de Stein et à Knebel divers fragments de §on Tasse, à Weimar.
Durant son voyage en Italie,, pour où il partit le 3 septembre 1786, mystérieusement, sans prendre congé de personne, dégoûté des fêtes et des plaisirs mondains de Weimar, désireux de se ressaisir et de recommencer une vie de travail trop négligée, Gœthe ne cessa de penser à sa pièce qu'il voit croître
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comme un oranger, dit-il dans une lettre. Il trouva à Rome un livre qui l'aida puissamment :/a Vie de Tasse, par l'abbé Serassi. Ce livre lui fit remanier complètement le plan primitif de l'œuvre et lui fournit le personnage de xMontecatino. Il mit la dernière main à sa tragédie, en 1 789, à son retour d'Italie, en même temps qu'à ses Elégies romaineSy dont Christiane Vulpius, le petit Erotikon, comme il disait, et qui devint sa femme quelques années après, était l'inspiratrice.
Cette œuvre sur Tasse, longue à mûrir, d'ordonnance soignée, de forme classique, allie en quelque sorte les sentiments de la beauté extérieure méridionale et les monuments de l'antiquité à toutes les subtilités et les raffinements intellectuels de l'imagination de Gœthe. Les dialogues se déroulent dans un décor qu'on se représente, à la rigueur, pareil à celui de la villa de Belriguardo.
Cependant l'auteur n'a pas cherché dans l'histoire de Ferrare les traits de caractère
GŒTHEETSATI
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