DU JOURNAL DE KESTNER
Concernant le voyage de Gœthe à Wetzlar.
Le 6 novembre 1772. — Au soir vinrent deux de mes amis de Francfort, le conseiller Schlosser et le docteur Gœthe; le premier pour des affaires, le dernier pour voir ses amis.
Le 10 novembre 1772. — Schlosser et Gœthe sont repartis ce matin pour Francfort. Nous avons presque toujours été ensemble, ce qui m'a retardé un peu dans mes affaires.
LA SŒUR DE GCETHE A KESTNER
Reçu le 7 novembre 72.
Embrassez de ma part votre chère Lotte et dites-lui que je l'aime de tout mon cœur.
S. Goethe.
GOETHE A KESTNER
Reçu le 1 2 novembre à Wetzlar.
Friedberg, le 10 novembre 72.
Je ne puis pas me vanter! Envoyé en commission locale, mon imagination s'occupe du passé et de l'avenir. Hier au soir j'étais encore chez vous, et maintenant je me trouve ici, dans ce malheureux Friedberg, attendant un couvreur avec lequel je dois m'entendre sur la réparation de mon maudit château. Vous pouvez penser que mon chemin pour venir ici était assez court, et comme je montai aujourd'hui de l'hôtel du Prince-Royal, et que je vis les murs de la maison allemande et le chemin que j'avais fait des centaines de fois, et que je tournai à droite, dans la rue Schmidtgasse. Je voudrais bien avoir pris congé hier au soir, c'aurait été autant de fait, et j'ai été privé d'un baiser qu'elle n'aurait pu me refuser. Ce matin, j'étais sur le point d'y aller. S. m'en a empêché, et je lui jouerai pour cela un tour, car je ne veux pas souffrir seul. Certes, Kestner, il était temps que je m'en allasse. Hier au soir j'avais des pensées comme celles d'un homme qui doit être pendu.
Le couvreur est venu ici, et je suis au point où j'en étais auparavant. Mon père vient de m'envoyer un paquet que
je vais faire prendre; cela contiendra probablement aussi des choses édifiantes. En attendant j'ai été chez vous, et mon âme est encore avec vous et mes chers petits. Ah ! si l'homme était né pour jouir des joies pures !
La lettre de mon père est là. Bon Dieu! si je devenais vieux, dois-je alors aussi devenir ainsi ! Est-ce que mon âme ne doit plus s'attacher à ce qui est aimable et bon? C'est étrange ! Il semble que l'homme devrait se détacher de tout ce qui est terrestre et petit à mesure qu'il vieilUt. Il n'en est rien pourtant : au contraire, il s'attache de plus en plus à ce qui est terrestre, et il devient toujours plus petit. — Vous voyez, je suis en bon train de radoter, mais Dieu sait que ce n'est que pour m'occuper de vous et pour oublier qui, où et ce que je suis.
Schlosser est de retour d'une ambassade, l'amour lui inspire les protocoles , il a examiné les coins les plus reculés de l'enfer; en attendant, tout reste comme auparavant, et le résultat de nos courses et de nos efforts sera que nous ne disputerons pas le rang à une députation considérable d'inspecteurs.
Et quand je pense comme je suis revenu de Wetzlar, avec quelle affection j'ai été reçu et tout à fait au delà de mes espérances, alors je suis bien tranquille. Je vous l'avoue, j'étais à moitié effrayé, car ce malheur m'est déjà souvent arrivé.
J'arrivais, mon cher Kestner, le cœur entièrement plein et chaud ; alors c'est une douleur infernale de ne pas être reçu comme on vient. Mais quelle différence ! Dieu vous donne toute une vie comme ces quelques jours ont été pour moi.
On apporte le souper, et bonne nuit.
Encore une fois bonne nuit. Dites mille choses au cher vieux papa et à mes garçons. Rappelez-moi au concert, au souvenir de Lotte et à celui de Dorothée. Encore quelque chose. Lotte a un petit meuble qui est trop grand pour elle. Je lui avais demandé la permission de l'échanger contre un plus petit; envoyez- le-moi, bien emballé, par la diligence ».
^ Il parle d'un peigne dont il est aussi question dans les lettres n°' 35 et 37.
GŒTHE A KEBTNER.
Reçu à Wetzlarle 14 novembre 72, de Francfort.
Voilà de l'architecture allemande pour Kielmannsegge et vous.
Comment allez-vous et avez-vous parlé de moi au concert?
Vous avez, j'espère, reçu la lettre édifiante de Friedbergj je l'écrivis pour occuper mon âme, qui commençait à s'impatienter. De là je suis allé àHombourg, et j'ai commencé à aimer la vie, puisque la présence d'un misérable comme moi peut faire plaisir à de si excellentes créatures.
Adieu, je me repose ici ; lundi j'irai à Darmstadt, et mardi à Manheim , où j'espère avoir le plaisir de causer de Lotte avec Mlle Baschle.
GOETHE A KESTNER
Reçu à Wetzlar le 15 novembre.
J'ai reçu aujourd'hui votre chère lettre pleine de souvenirs, et je dois au moins vous dire combien elle m'a fait de plaisir et combien je vous aime.
Lotte sait bien qu'il lui est permis de dire ce qu'elle veut ; moi, pauvre diable Je suis toujours dans le plus grand désavantage. Malgré tout cela Lotte et les choses restent comme elles étaient.
Voici un exemplaire de l'architecture pour Falck. Où en sont mes têtes '? Occupez-vous-en bien. Voudriez-vous bien dire à Wandrer que j'ai pris des informations sur les oignons ; les amateurs m'ont assuré qu'il était trop tard, qu'il fallait s'en occuper au mois de septembre, que les bons étaient déjà tous choisis. Malgré cela j'en ai fait demander chez l'Italien, qui m'a fait dire qu'il n'y en avait plus, car à celte époque ils poussent déjà.
' Il parle de silhouettes.
KESTNER A M. DE HENNINGS.
Wetziar, le 18 novembre 1772.
Je voudrais bien savoir en ce moment ce que vous pensez de moi, cher Hennings.
Je ne veux pas faire des excuses, mais je dois pourtant dire quelque chose qui y ressemble.
Justement la veille du soir où je reçus votre chère dernière lettre, Lotte me dit que je devrais bien vous écrire, n'ayant pas eu depuis longtemps de vos nouvelles. J'avais, en vérité, déjà commencé une longue lettre pour vous ; mais voulant vous entretenir en détail de quelques événements remarquables qui s'étaient passés autour de moi dans ces dernières années, et ayant été souvent interrompu, je ne voulais vous raconter que les choses les plus récentes, mais j'entrais de nouveau dans de si grands détails que je ne devais pas espérer en tinir sitôt ; je veux donc changer mon plan et ne vous dire que les choses principales (comm.e en sommaire), pour rouvrir entre nous la communication.
Vous désirez apprendre davantage de ma fiancée, et je ne demande pas mieux que de vous en parler : j'ai tant à vous en dire ! Mon amie m'est devenue d'année en année plus chère. J'aipassé heureux et joyeux avec elle et sa mère toutes mes heures libres jusqu'il y a deux ans. Je vous
raconterais volontiers comment et de quelle manière, si cela n'était pas trop long. Il y a cet automne deux ans que notre repos reçut un coup fatal. La meilleure des mères qui ait jamais vécu et telle que l'imagination seule pourrait la peindre, tomba malade et mourut. Je crois que je ne vous l'ai pas encore écrit. Mais, d'un côté, je n'en avais pas la force ; de l'autre, je voulais vous raconter toutes les circonstances, qui sont très-remarquables. Pour cette fois, je veux seulement signaler l'influence qu'a eue cette mort sur Lotte. Elle sentit cetle perte dans toute sa force. Sa gaieté diminua de plus en plus, car il lui échut la mission de remplacer la mère auprès des autres enfants; ce changement était naturellement très-importanl. Elle n'avait que dix-huit ans, et avait une sœur aînée qui jamais ne renonça au droit d'aînesse; mais il était si évident et si peu douteux que Lotte seule pouvait remplacer sa mère, que non-seulement le père, mais aussi sa sœur aînée et encore les jeunes enfants, même les domestiques et les étrangers, tacitement et sans s'être entendus, poussés par une conviction intérieure, tombèrent tous d'accord sur ce point ; et elle-même sentit sa destination si bien, qu'elle prit cette charge sur elle dès le premier moment et qu'elle s'en acquitta avec entière assurance, comme si on l'avait formellement instruite ou comme si elle y avait été dès longtemps destinée. Tous s'adressaient à elle, tout se faisait sur sa parole, chacun suivait ses ordres, même ses gestes; il semblait que la sagesse de la mère lui était échue en héritage. Jusqu'à cette heure, tout a marché ainsi ; elle est l'appui de la famille, elle a l'affection et l'estime de tous ceux qui la composent, et les yeux de tous ceux qui fréquentent la maison sont dirigés sur elle. Je vous le dis,
c'est presque un miracle; et pourtant personne ne semble s'en apercevoir, chacun trouve cela tout naturel.
Vous pouvez penser que cette circonstance a augmenté sa valeur à mes yeux ; et si auparavant j'avais été encore irrésolu, ceci m'aurait décidé, sans me laisser le moindre doute; car ce qui était d'abord seulement un espoir, une probabilité, un germe et un projet; est devenu maintenant une certitude évidente, irréfutable, et se présente comme un fruit mûr et une perfection achevée. Vous me comprendrez aussi si je vous dis que cette position ne lui a pas seulement donné de l'aplomb, mais qu'elle la maintient, la protège et l'empêche de faire fausse route : chose trop facile pour des femmes qui ont assez de loisir pour chercher à se distinguer par la toilette, par la lecture et par d'autres soidisant perfections. Un homme dont le jugement a de la valeur m'a avoué cet été qu'il n'avait encore trouvé aucune femme qui fût, à ce point au-dessus des faiblesses féminines ordinaires. Si je reçois avant d'avoir terminé cette lettre l'esquisse qu'il a faite de Lotte, je l'ajouterai encore.
Quoique les fonctions que cette situation ont amené pour Lotte soient de nature à faire que sa valeur demeure cachée à des yeux non pénétrants ( Lotte n'étant pas dans le sens ordinaire une beauté brillante, elle l'est pourtant pour moi); — elle reste néanmoins toujours la fille enchanteresse qui pourrait avoir un grand nombre d'adorateurs, vieux et jeunes, sérieux et gais, habiles et sots, etc., etc. Elle sait bientôt leur faire comprendre qu'ils ont à chercher leur salut ou dans la fuite ou dans l'amitié. Je veux pourtant mentionner ici une de ces personnes comme la plus remarquable parce qu'elle a conservé une influence sur nous. Un homme, jeune d'années (23 ans), mais déjà
homme fait quant aux connaissances et au développement des forces de son âme et de son caractère, un génie extraordinaire et un homme de caractère était ici, d'après les intentions de sa famille, pour s'occuper de la procédure de l'empire; mais au fait pour chercher les traces de la nature et de la vérité, et étudier Homère et Pindare. Il possède du reste une fortune indépendante. Après un séjour assez long il fit par hasard la connaissance de Lotte, et trouva en elle son idéal d'une fille excellente ; il la vit joyeuse et gaie ; mais il s'aperçut bientôt que là n'était pas son côté fort; il la vit aussi dans la sphère domestique et devint en un mot son adorateur. Il ne pouvait pas longtemps ignorer qu'elle ne pouvait lui donner que de l'amitié, et sa conduite envers lui devint encore un modèle. Ce goût identique forma entre nous, en faisant plus ample connaissance, le lien le plus solide d'amitié, de sorte que je le place immédiatement après mon cher Henniugs. Cependant, bien qu'il dût renoncer et renonçât par le fait à toute espérance quant à Lotte, il ne put pas, malgré toute sa philosophie et son amour-propre naturel, gagner sur lui de dompter entièrement sa passion : et il a des quahtés qui peuvent le rendre dangereux à une femme qui sent et qui a du goût. Mais Lotte sut le traiter de manière qu'aucune espérance ne pût germer chez lui et que lui-même dût encore admirer sa manière d'agir. Son repos en souffrait beaucoup, il y eut bien des scènes mémorables, en conséquence desquelles Lotte monta encore dans mon estime et lui me devint encore plus cher comme ami. Parfois je dus m'étonner des changements bizarres que l'amour peut opérer même dans les hommes les plus forls elles plus indépendants. Souvent j'eus pitié de lui et il y eut en moi des luttes intérieures,
pensant d'un côté que je ne pourrais pas rendre Lotte aussi lieureuse que lui, mais ne pouvant pas d'un autre côté me faire à la pensée de la perdre. Ce dernier sentiment resta le maître et je n'ai même pu découvrir en Lotte une trace de telles considérations. Bref, après quelques mois il commença par voir qu'il ne pouvait retrouver son repos qu'en se faisant violence. Dans un moment de détermination, il partit sans prendre congé après avoir fait déjà plusieurs fois de vaines tentatives de fuite. Il est à Francfort et nous entretenons une correspondance très-suivie. Bientôt il m'écrivit qu'il était redevenu maître de lui; immédiatement après je retrouvai en lui des changements. Dernièrement il ne put résister au désir de revenir avec un ami qui avait ici des affaires; il serait peut-être encore avec nous si les affaires de son ami n'avaient pas été terminées en quelques jours; car lui (Goethe) suit son idée la plus immédiate et ne se soucie pas des suites ; ceci provient de son caractère qui est tout à fait original.
Dans l'intervalle, mon père est mort aussi. Cet événement m'a fait connaître les tristes peines des hommes, et peutêtre mêles fera-t-il connaître encore davantage.
Je dois vous informer encore de mes affaires les plus intimes. Ma liaison avec Lotte n'est autre que celle d'un honnête homme qui donne à une femme la préférence sur toute autre et qui lui fait sentir qu'il désire de sa part la même chose, et qui accepte d'elle, si elle y consent, nonseulement un sentiment semblable, mais une résignation complète. Je crois que cela suffit pour lier un honnête homme, surtout quand cela dure pendant quelques années. Ajoutez encore que nous nous sommes distinctement expliqués, Lotl(i et moi, l'un envers l'autre, et que nous le fai-
sons encore avec plaisir, sans pourtant y ajouter des assurances et des serments. Depuis longtemps j'avais déjà déclaré mes vues et mon désir à sa mère, en ne lui cachant pas que j'avais encore des parents et qu'une union secrète n'était pas dans mon intention. Je n'en ai jamais dit une syllabe au père. On se fie à mon honnêteté, et on est tranquille parce que Lotte est jusqu'à présent encore trop jeune et encore trop nécessaire à la maison.
Quant à ma famille, je ne lui ai pas fait un secret, ni de ma liaison, ni de la préférence que j'avais pour Lotte, et cela dans des termes qui pouvaient facilement indiquer mon but. On ne s'est pas expliqué là-dessus. Je n'espérais pas de la part de mon père une résolution favorable, et le moment n'étant pas encore venu, je n'insistai pas sur ce point. Mais voulant enfin une fois m'occuper sérieusement de cette affaire et espérant que ma mère serait favorable à mon projet, je me suis expliqué enfin de ce côté sur mon désir et mon intention. Nous sommes là-dessus en correspondance. On me fait maintes objections, principalement que je n'ai pas encore de place fixe, que Lotte a beaucoup de sœurs et de frères et pas de fortune. J'ai bien réfléchi sur ces circonstances et j'ai donné des éclaircissements suffisants. Du reste je ne voulais faire pour le moment cette démarche que pour pouvoir être en état d'annoncer à Lotte et à son père le consentement de ma mère. Je serai obligé, avant de me marier, de faire des démarches ultérieures pour un emploi sûr. J'espère maintenant bientôt recevoir le consentement par écrit de ma mère. Cependant elle ne sera pas très-contente; mais j'ai tout bien pesé et je ne peux pas agir autrement. Je vous fais grâce de tous les autres détails. Tout irait bien si j'avais d'abord une position fixe. Vin-
spection paraît durer encore quelque temps et je serai obligé d'attendre. Il faut maintenant voir ce que le ciel ordonnera.
Adieu, mon ami, donnez-moi aussi bientôt de vos nouvelles.
Du 28 novembre 72.
GOdîHE A KESTNER.
(Reçu à Wetzlarle 21 novembre 72.)
Je suis àDarmstadt, et je n'irai pas à Manheim ; au moment où nous allions partir, Merck fut empêché, car celui qui a une place en est l'esclave. Nous sommes tous les deux si contents d'être réunis et cela nous fait tant de bien que je ne veux pas y aller seul. Adressez vos lettres directement ici, et envoyez-moi les détails sur la mort de Jérusalem. Vous m'avez sans doute déjà écrit à Francfort, mais il faut si longtemps pour que les lettres arrivent ici ! J'ai causé ce matin longtemps avec Mme Flachsland de Lotte, de vous et de mes chers garçons. Merck ainsi que sa femme et Henry se rappellent à votre souvenir, dites mille choses de ma part à tous. Mon âme est souvent auprès de vous. Adieu.
Goethe.
LA SŒUR DE GŒTHE A KESTNER
Samedi, Francfort 21 novembre 72,
J'ai envoyé, monsieur, votre lettre à mon frère, qui esl à Darmstadt ; imaginez-vous qu'il est parti depuis lundi et qu'il n'a pas envoyé un mot ; n'est-ce pas trop fort ? — Mais c'est sa manière d'agir , vous y êtes probablement déjà habitué.
Mon frère me recommanda fortement, avant son départ, de copier pour votre clière Lotte quelques Lieder (chansons); mais comme il n'y en a que quelques-uns, je viens vous demander si, depuis cette époque elle ne s'est pas souvenue d'autres qu'elle désire avoir, en tout cas écrivezmoi si elle a la marche des Deux Avares, ]tV'<^ joindrai, la mélodie en est très-agréable. Voulez-vous être assez bon, monsieur, pour me rappeler au souvenir de toute la maison de Buff, mais très-amicalement? et si vous faites cela très-gentiment, je vous promets de ne pas vous appeler la prochaine fois a monsieur, » mais « ami. »
LA SOEUR DE GOETHE A KESTNER
Mercredi, le 25 novembre 1772.
Lotte doit se contenter de mon mauvais griffonnage ; en écrivant la musique je ne songeais pas aux paroles qui devaient en être placées dessous, mais je pense que ça sera lisible.
Je vous remercie, cher ami, des nouvelles que vous me donnez de mon frère, qui jusqu'à présent à été muet pour nous. Il avait écrit la semaine dernière à Nitte que vous n'iriez pas à Manheim, et cela me console, parce qu'il avait promis de me prendre avec lui. Vous souvenez-vous encore, mon ami, des bonnes demoiselles que nous allâmes voir à la dernière foire ? Elles se rappellent au souvenir de Lotte et au vôtre, et elles vous prient de venir nous voir bientôt. Jusque-là pensez aussi souvent à nous que nous pensons à vous.