SERA
indéformable (aluminium). Ce cadran est divisé en degrés à son pourtour à la manière d’un rapporteur. La graduation correspond à trois angles droits (2700). Au centré du cadran sont articulées deux aiguilles fenêtrées. Elles sont fixées l’une et l’autre et rehiées à l’écran par un écrou évidé en son centre au travers duquel un repère cutané est aisément aperçu. Cet écrou permet de plus le bloquage simultané des deux aiguilles en un point quelconque de leur course.
La longueur des aiguilles atteint 50 centimètres, leur évidement allège l’appareil et permet surtout le repérage d’un point cutané préalablement tracé. L’une des aiguilles est armée d’un talon qui permet sa fixation en un point quelconque de sa course, Pautre aiguille restant folle,
Cette dernière est munie, au voisinage de l’écrou central d’une poignée ayant pour centre de mouvement ce même écrou. Cette poignée qui se rabat sur le cadran pour tenir un minimum de place est spécialement destinée à la mensuration des mouvements de pronation et de supination de l’avant-bras.
Au sommet du cadran un orifice ovalaire permet la préhension et la fixation de l’appareil. Au-dessus de cet orifice enfin, existe un niveau d’eau qui permet d'obtenir l’horizontalité du dispositif dans certains cas.
Le mode d'emploi de l’appareil est variable selon le type de l’articulation en cause.
On peut reprocher à cet appareil, une maniabilité difficile, une rigidité trop grande qui, si elle permet
des mensurations très précises sur le squelette, ne donne sur le vivant que des résultats approximatifs. . Il faut en outre noter qu’il est très encombrant et
que ce défaut n’est pas compensé par les services qu'il rend.
FLzexiMÈèTRE p'Hanrior. — En 1924, dans le Bul-
letin Chirurgical des Accidents de travail, paraissait
la description d’un nouvel appareil le Fleximètre d’'Hanriot et voici la description qui en était faite.
«Il se compose, comme un compas, de deux branches articulées à leurs extrémités et rendues mobiles, dans le sens horizontal. L’axe est formé de deux plaques circulaires concentriques mobiles respectivement avec l’une et l’autre branche. La plaque extérieure porte une graduation allant de 0 à 180 degrés dans les deux sens. La plaque intérieure est marquée d’un trait qui correspondant au zéro de la graduation lorsque l’appareil est fermé, c’est-à-dire, lorsque les deux branches se superposent. Quand on les écarte, ce trait se déplace le long de la graduation et l’on peut lire en un point quelconque de leur position l’angle qu’elles déterminent. L’axe de linstru-
ment est percé d’un trou.
TER Optes
Ceci posé, voici comment on s’en sert. L’article à mesurer étant mis à nu, on cherche à l’œil et au doigt, l'axe exact de la charnière articulaire; on le marque d’un point de crayon sur le côté externe puis on met le membre dans la position que l’on veut repérer. On place alors l'appareil latéralement de façon que l’on voie par le trou central le point noté sur la peau, on ouvre les branches jusqu’à ce qu’elles coïncident exactement avec les segments du membre et on lit la oraduation, qui représente très exactement l’angle de l'articulation.
Le fleximètre s'applique à toutes les articula-
tions. Pour l’épaule on peut le placer dans l’aisselle ».
Les GONIOMÈTRES DE BALTHAZARD. — En 1927, au Congrès de Médecine légale de Lyon, M. le professeur Balthazard présenta deux nouveaux appareils qui réunissent les avantages de plusieurs appareils déjà décrits, et utilisent en principe le rapporteur et le compas.
Ces deux appareils ont des points de ressemblance, différents seulement par la taille, étant destinés l’un à la mesure de l’amplitude des mouvements des articulations du coude et du genou, l’autre à la mesure de amplitude des mouvements des articulations du poignet, des doigts, de la tibio-tarsienne et des orteils.
Ces deux appareils sont constitués principalement par un compas dont les deux branches sont
articulées entre elles a une extrémité par un pivot.
F16. 2. — Goniomètre du professeur Balthazard, (Poignets. Doigts. Tibio-tarsien. Orteils.)
Fire. 3. — Goniomètre du professeur Balthazard. (Coude. Genou.)
MT sers
L’une de ces branches supporte un rapporteur dont le centre correspond exactement à l'articulation en pivot des deux branches. L’autre branche supporte un index en flèche fixé dans son prolongement et dont l’extrémité libre parcourt à l’ouverture du compas les graduations du rapporteur. Ce rapporteur porte un: double graduation allant de gauche à droite de 1800 4/00 et de 00 à 1800. |
À chaque position des branches de l’appareil, l’index indique donc à la fois l’angle formé par les deux branches du compas et l’angle supplémentaire.
Le grand appareil est formé d’un compas dont les branches carrées sont creuses et reçoivent à l’intérieur deux segments servant d’allonges. Deux vis placées à l’extrémité des tiges carrées servent à bloquer les allonges à la position d’examen convenable et à tenir l’appareil pendant Putilisation.
Du côté opposé à ces vis les allonges portent à leur extrémité chacune un pivot repère semblable à celui de larticulation du compas et ces pivots doivent s'appliquer chacun sur un repère osseux.
Vis de blocage et rapporteur d’un côté, pivot d’articulation et pivots repères de l’autre bien entendu.
Le petit appareil est tout simplement formé d’un compas dont les deux branches sont plates. Il ne comporte qu’un rapporteur et un index fixés sur lune et l’autre branches, sans pivots. Il s'utilise posé à plat chacune des branches sur chaque segment de larticulation ou en V comme pour mesurer par exemple l’écartement des doigts en éventail.