ANS ON
Un verre contenant de l’eau salée physiologique pour rinçage du rhéomètre ou de la pipette entre chaque prélèvement de sérum.
Un photomètre Vernes, Bricq et Yvon.
Sérum.
La prise de sang est faite avec les précautions d’asepsie habituelles.
Pour éviter l’opalescence du sérum qui entraîne une réaction positive pour les sérums normaux, le prélèvement doit être effectué sur le sujet à jeun depuis 12 heures. Le sérum clair ainsi obtenu doit être utilisé dans les 48 heures. Il peut être conservé à la glacière, à quelques degrés au-dessus de 0, maïs il vaut mieux l’examiner le jour même de la prise de sang.
Il est également indispensable que le sujet se soit abstenu, depuis 48 heures au moins, de toute médication prise per os ou en injections, certaines substances, iodures et salicylate de soude en particulier (il reste à en expérimenter d’autres) donnant une réaction positive avec leurs sérums.
1 ce. de sang suffit pour une réaction.
Technique de la réaction.
Le sérum est examiné frais, c’est-à-dire non chauffé. On recueille le sérum dans un tube à hémolyse.
On le centrifuge 10 minutes à 4.000 tours-minute, de facon à le rendre parfaitement clair et non hémoglobinique.
On décante.
On distribue 0 ce., 7 de chaque sérum décanté, à l’aide du rhéomètre de VERNESs ou d’une pipette graduée, dans un tube à hémolyse, préalablement étiqueté au nom du malade. |
On transporte les tubes auprès du photomètre. On ajoute au premier tube de sérum 0 ce., 4 de la solution de gonacrine à 0 gr., 15 pour 100. Après avoir agité légèrement le tube, on verse le mélange dans la cuve du photomètre et on fait aussitôt une première lecture (avec la surcharge O à gauche et la surcharge A à droite). On inscrit le chiffre trouvé à l’échelle photométrique.
On passe au sérum suivant et ainsi de suite.
Il convient de souligner un détail de technique : une certaine quantité de la solution de gonacrine doit être versée dans un tube à hémolyse où l’on aspire successivement les 0 cc., 4 nécessaires à chaque réaction. Ce serait une mauvaise pratique de plonger directement le rhéomètre dans le flacon contenant toute la solution. En fin de lecture, on rejette ce qui reste de gonacrine, en se gardant bien de le reverser dans le flacon.
On laisse floculer les sérums pendant 3 heures à la température du laboratoire, c’est-à-dire à 18° environ. L’éclairage n’a aucune influence.
mir.
En général la floculation est déjà très avancée au bout d’une heure. En trois heures, elle se trouve complète, ne disparaît pas et ne s’accentue guère dans les heures suivantes.
Au bout de ces trois heures, on fait une deuxième lecture au photomètre et on inserit le nouveau chiffre trouvé. La différence entre les deux chiffres obtenus indique le degré de la floeulation. C’est l’index de la gono-réaction.
Le résultat s’exprime donc par un chiffre unique :