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bactériologiques, l’infection gonococcique est d’autant plus sévère que le chiffre trouvé est plus élevé.
Nous allons étudier tout d’abord la valeur sérologique de la réaction. Nous démontrerons ensuite sa spécificité.
$ 1. — Blennorragie masculine.
À quel moment- la gono-réaction à la gonacrine devient-elle positive au cours d’une urétrite gonococcique ? On se trouve ici dans le cas le plus favorable à l’étude comparée de la clinique et de la sérologie. L'’écoulement urétral ne risque pas de passer inaperçu : le sujet en précise la date exacte d’apparition et, le plus souvent, il est à même de préciser aussi la date du rapport contaminant. Dans ces conditions, nous avons constaté que l’apparition de la réaction dans le sérum suit de très près l’apparition de l’écoulement. Cinq jours après le début de l’urétrite, tous les sérums examinés nous ont donné des résultats positifs. Au troisième jour de l’infection, sur cinq sujets, un seul présente une réaction négative. Au deuxième jour, sur trois sujets, deux ont donné un 0 au photomètre, et un le chiffre 11. Il est donc permis d’affirmer que la réaction apparaît d’une façon très précoce dans les premiers jours de l’infection. Elle peut être positive dès le deuxième jour qui suit l’écoulement. Elle l’est pratiquement toujours après le cinquième jour. En moyenne, elle apparaît du troisième au cinquième jour.