TROISIEME EPOQUE
( 1 ) ir A G E 96. Trois évêques de
Catalogne , etc.
Ces trois évêques , morts en combatrant pour les M.usulmaiîs a la bataille d'AlbaKara, donnée en lOio, étoicnc Arnaulphc, évêquc lie Vie , Accio , évèque Je Barcclonne , ce Othon, évêque de Girone.
(marîaua, Histoire d'hspagne ^ Ijv. VHI, chap. 10. )
(l) Page 101. Toujours prêt j éans sa faveur , etc.
Rotlrigue Diaz de Bivar, surnommé le Cidy si connu par ses amours avec Cbimene er son duel avec le cointc de Germas , a été le suiet de beaucoup de poèmes , de romans ce de roman ;es espagnols. Sans adopter routes les anecdotes extraordinaires que ces ditfércns ouvrages rapportent de ce héros , il est prouvé, par le témoignage des historiens , qucr le Cid fut non seulement le plus brave, le plus redouté des chevaliers de sou siècle, mais le plus vertueux, le plus généreux des hommes. Il s'ctoic déjà rendu célèbre par ses exploits sous le règne de Ferdinand premier , roi de Castillc , en 1050. Lorsque son fils Sanchc II voulue dépouiller
sa sœur Urraque de \x ville de Zamora , le Cld, avec une noble hardiesse, lu: repré- SCiUa qu'il faisoit une injustice i et qu'if violoit a la fois les droits du sang er les loix de 1 honneur. L impétueux Sanche exila le Cid , qu'il rappela bientôt par besoin. Quand la mort de ce Sanche , tué en trahison devant Zamora, eut donné le trône à son frère Alphonse VI, les Castillans désiroient que leur nouveau roi jurât solcmnellemcnt qu'il n'uoit eu aucune part à l'assassinat de sou frerc. Personne n osoit demander au monarque ce redoutable serment : le Cid , a l'autel même où Alphonse étoit couronné , Je lui lit prononcer , en y mêlant des malédictions liorr.bles contre les parjures. Alphonse ne lui pardonna jamais cette liberté : il exila bientôt le Cid, sous prétexte qu'il étoit entré sur les terres du roi de Tolède Almajiion, son allié, où Rodrigue avoit par mégarde , poursuivi quelques fuyards. Ce fut ie temps de cet exil qyi devint l'époque la plus glorieuse pour le Cid ; ce fat alors qu'il t\i tant de conquêtes sur les Maures, aide seulement des brades chevaliers que sa «épuration attiroir sous ses drapeaux. Alphonse le rappela, lui rendit en apparence ?cs bonnes grâces : mais Rodrigue étoit trop franc pour soutenir long-temps la faveur. Banni de nouveau de la cour , il alla conquérir Valence; et, maître de cette forte ville, de beaucoup d'autres, d'un vaste pays, il ne tenoit qu'a Rodrigue de se faire souverain ; jamais il ne le voulut ; il fut toujours
jours le sujet fidèle d'Alphonse, quoique Alphonse l'eût souveni offensé. Le CiJ mourut a Vâlcr.cc en log^, chargé de gloire et d'années. Il n'svoic eu qu'un seul fils , qui fut tué jeune dans un combat. Ses deux filles , donaElvire et dona Sol , épousèrent deux princes delà maison de Navarre; ef , par une longue suite d'alliances , elles se trouvent les aïeules des Bourbons qui régnent aujourd'hui en France et en Espaine. ( Mariana , Hist. d'Espagne, l iv, IX et X : Garibai, Compend. histor. tcm. II , lib, a. )
(3) Page io3. Plus féroces, plus sanguinaires, etc.
L'histoire d'Afrique est nue suite continuelle de meurtres, tes circonstances les phis atroces les accompagnent et les varient sans cesse : on frémit d'horreur k toutes les pages : et, si l'oii^jugeoit l'humanivé d'après CCS sanglantes annales , on scroit ttncc de penser que de toutes les bêtes féroces , l'hcHcme est la plus méchante et la plus cruelle. Dans la foule des scélérats africali s qui portèrent la couronne, ou distingue un Abou Ishak , de la race des Aglbébhes , qui, après avo'r fait égorger huit de ses frères, se plaisoit a verser lui-même le sang de ses propres cnfans. La mère de ce monstre parvint avec peine à dérober a sa fureur seize jeunes filles qui lui éto-'cnt nées en différchs temps, de ses noiïibrcuscs épouses. Un jour, dînant avec Ishas , cette mère , qui croyoît Tome /. P
avoir besoin de pardon, saisît le moment où son fils SfmbloJt regretter de n'avoir plus d'cnfans : tremblante , elle lui av«ua qu'elle avoit sauvé seize clc ses filles. Le tigre parut attendri, et désira de les voir. Elles vinrent : leur Age , leur grâce toudiercnt le fcro:c IshaK : il les caressa long-tcnijis. Sa mcre pleurant de joie , se retira goiir aller remercier Dieu de ce changement. Une heure après, des eunuques >inrent lui porter, par ordre du roi, les seize têtes des jeunes princessss.
Je jiourrois citer plusieurs traits pareils d« cet cjiéctablc IshaK , attestés par les historiens. Il régna long-temps, fut heureux dans toutes ses guerres , ce mourut de maladie.
( CarJonne , Histoire d'Afrique , livre III. )
I.c teinps n'a point affoibli cette férocité SânjT,uinaire qui spiuble dans les Africains être' un vice inhérent au climat. De nos jours, 7\Iiiki Ahdal'a, le pcre de Sidi Mahomet le tlcrnicr roi de Maroc, a renouvelé ces scènes d'horreur. Il pensa se noyer un jour en traversant une rivicre. Un de ses nègres le secourut , et se félîcitoit d'avoir eu le bonheur de sauver son maître. Mulci Tentendit ; et tirant son sabre : Voyei , dit - il , cet infidèle qui croit que Dieu aroil bcsain de lui pour conserver les jours d'un ehêrifl En disant ces mots, il lui fendit la tête.
Ce même Mulri avoit un domestique de confiance qui le servoit depuis long -temps , c: que ce roi barbare scmbjcit aiiner. Va^c
un inomerî ce fra'iclii=e ,' il pria Ce vieux !Tr\i:ciir ,'..-. icrprcr .!:'.i:< m'Ilc ducats ce de s'en al'cr, cl: rciir .; i il ik lui prit ernic dy. ïc tuer coaimc t.i;u d'autres, l-c vieillard eai' brassa ses genoux, refusa les deux mille ducats, et lui dit, avec des sanglots , qu i! ai > inoit mieux périr de sa main que d'aban • donner son cher in.iirre, rvîulci y consentie avec peine. Quel'] Jf 3 jours aprèî , sans aucniA moclf, pressé de cette soif "c sainT '-ioLt 1:^ accès redoubioienc quclq^-efois, rvTuici tua d'un coup de fusil ce malli:ureux doir.tjtiqtie , en lui disant qu'il avoit mal fait ds ne pas accepter sou congéi
( Recherches hiitor. sur les Maures, par M. Chénicf, tome Iir. )
Ces traits sent pénibles à rapporter : man ils font connoîtrc les moeurs, donnent de l'horreur pour le dcspotisnie ci de l'amour pour les loixj ce qui u est jaiiiais inutile.
(4) Page ne. Et jouit delà .loi: ■ ble gloire , etc.
Avcrrcès croît de Cordoue, d'une des prriTiicres familles de cette cille. Sa traduction d'Aristote fut mise en latin, et nous n'avons eu pendant long-temps que cette version. Ses autres ouvraç^cs , de ndUira orbis, de rs medica, sont encore estimés des savans. Averroès est regardé, avec raison, comme le premier des phiiosopiics arabes. Ils ne sont pas nombreux chez cette nation , où les prophètes P 2
et ks conquérons cm été conimuns. Si philosophie lui ii-lra des malheurs. L'indiffcxeiice cju'il a'Fccroic pojr toutes les religions, à commencer p^r la sienne, excita contre lu' les prêtres, les fanatiques, sur-tout ceux que SCS talent rcndoicnt jaloux : ils Taccusercnt dp/aiu l'empereur de Maroc d'être un hérétique, 'wctiosî fut condamné k faire amende Imnorab^c a la porte de la mosquée, et à rcce-.'or sur le visage les crachats de tou3 les fileles qui viendroicnt prier pour sa conversion. Il subit cet humiliant supplice , en répétant ces paroles : Moriatur anisia mca morie philusophorum!
(5) Paffe 120. Et brise les chaînes de fer , etc.
Ce roi de Navarre étoit Sanche Vm, surnommé le Fort. Ce fut en mémoire de ces chaînes brisées par lui à la bataille de Toloza, qu'il fit ajouter aux armes de Navarre les chaînes d"or qu'on y \oir sur le champ de g'.i«u]es.
(6) Page ii6. Cousin germain de Saint -Louis, etc.
Blanche, «nere dp Saint-Louis , étoit fillé d'Alphonse le Noble, roi de Castillc. File a^oic une sœur nommée Bércnyicre, mariée au roi de Léon , vz tnerc de Ferdinand III. Plusieurs historien:, entre autres .Mariana
et Hariba! , soutiennent que Blanche étolt l'aînée de Bérengcre. Par conséquent Saint- Loui> eût été i'hérkicr direct du trône de Castilîe. La France a conservé long -temps cette prétention. D'autres disent que Bércngcre étoit lance. Il est étonnant que ce point d'histoirj n'ait pas été éc'airci : mais il est simple que les droits de Ferdinand aient prévalu , piiisq l'i.s étoient soutenus de l'amour des Casùllans.
QUATRIEMEÉPOQUE.
( 1 ) Jr AGE i5i. Alphonse le Sage monta sur le trône , etc.
C'est cet Alphonse le Sage qui disoît en badinant que, s'il avoit été du conseil de Dieu dans le temps de la. ercation , il lui aurait donné de bons avis. Cette plaisanterie lui a été durement reprochée par les historiens, Alphonse le sage étoit grand astronome. Ses Tables alphonsines lui ont acquis beaucoup de réf>uration Son recueil de loix, intitulé Zas Par/iia^, prouve que le bonheur de son peuple l'occupoit autant que l'étude. C'est dans ce recueil qu'on trouve ces mots remarquables , écrits par un roi dans le treizième siècle: le despote arrache Varbre, ie iagi momrque témonde,
258 lï O ï JE s.'
(2) Fagc i53. De se faire élire empereur , etc.
Alphonse le sage avoit été élu cmpercUi en 12.57 : mais il étoit trop loin de l'Allemagi^e , et trop occupé chez lui , pour soutenir cette élection. Il fit pcurrant , cti 1273 , un voyage a Lyon , où le pape Grégoire X étoit alors , pour plaider sa cause devant ce pontife. Le pape décida pour Rodolphe de Habsbourg , tige de Ix maison d'Autriche. Ainsi les papes donnoicnt les couronnes.
( Révolutions d'Espa£ne , tome I , livre III.)
(3) Page i55. Sanclie... n'en régna pas moins après lui , etc.
Ce Sanche, surnommé le Brave , qui porta ïcs armes contre son père et parvint au trône après lui , n'écoit que le second fils d'Alphonse le Sage. L aîné , Ferdinand de la C'crda, prince doux et vertueux, étoit mort a la fleur de ses jours, laissant au berceau deux cnfans qu'il avoit eu de son épouse Blanche, fille de saint -Louis roi de France. Ce fut pour priver ces enfans de leurs droits a la couronne que l'ambitieux Sanche fit la guerre a son pcre. Il réussit dans ses eriminels desseins : mais les princes de la Cerda , protégés par la France, par J'Arajon , et ralliant autgvir
lî O T F. S. l5f)
<l*eux tous les méciîiKcuo de Castillc , ùirent la cause ou l; prétexte de longues ce sanglantes divisions.
(Mariana, lome I, liyrs 14,- Garibaîj Ferreras, etc. )
(4) Page 168. Ferdinand IV ^ aurnoinmé l'ajourné ^ etc.
Ferdinand IV , fils et successeur de Sanchc le Brave, étoit encore enfant lorsqu'il monta sur le trône. Sa minorité fut très-orageuse : inais le génie et les grandes qualités de la reine Marie sa mère vinrent a bout de cal- |-ner les factions. Il fut surnommé l Ajourna , parce qu'ayant , dans un accès de colcre , fait précipiter du haiit d'un rocher deu^c frères du nom de Carvajjl , accusés et no« convaincus d'un assassinat , ces deux frères , au moment de mourir , protestèrent de leur innocence , en appelèrent aux loix et h Dieu, Cl ajourna ont l'emporté Ferdinaiil à comparoîtrc dans trente jours devant le juge des rois. A cette époque précise , Ferdinand, qui marclioit contre les Maures , se retira pour dormir après son dîner, ce fut trouvé mort sur son lit. Les peuple^î d'Kspagne ne doutèrent point ^uc ce trépas subit ne fût un effet de la, justice divine. Il eût été utile que les rois «es successeurs , et sur - tout Pierre ic Crwel ,cu fussent persuadés.
( Mariana , tome ï , liv. t<j f chap. 1 1 . )
(5) Page 169, Retiré dans lea murs de Tanffe, etc.
Après que Sinche le Brave se fut emparé de Tariffc, les Africains vinrent l'assiéger. Ce fut pendant ce siège qu'Alphonse de Gusman, gou.crneur de la ville pour les Espagnols, donna un exemple d'héroïsme, digne de l'ancienne Rome , mais qui ne peut pas Être jugé par les cœurs paternels. Le fils de Gjsmm fut pris dans une sortie- Les assiégcans le conduisirent sous les murailles , et menacèrent le gouverneur d'immoler ce fils, s'il ne se ren loit sur-lechamp. GUsman, pour toute réponse, leur jette un poignard et se retire des créneaux. Un moment après , il entend les Fspagnols pousser de gran-is cris. Il accourt en demandant la cause de cette alarme : on lui dit que les Africains viennent d'égorger son fils. Dieu sçit 'oué ' fépond-U : j'avsis pcftsé que la ville étuit prise.
{ Révolution i^ Espagne , tome I , livre 4. )
(6) Page 178. La célèbre Inès de Castro , etc.
La passion de Pierre de Portugal pour Inès de Castro fut portée à un tel excès , qu'elle excuse peut-être les atrocités que Pierre exerça contre les meurtriers de sa maîtrcssç. Ces meurtriers étoient trois
principaux seigneurs portugais , nommés Genzalès, Pachéco, et Coëllo ; ils l'avoicnt poignardée eux-mêmes entre les bras de ses femmes. Pierre , qu! n'étoit alors que prince de Portugal , sembla , dès ce motîient , perdre la raison, et, de vertueux et doux qu'il avoir été jusqu'alors , il dcviiit féroce et presque insensé. l\ prit les armes contre son père , il mit )» feu et a sang les provinces où les assassins avoicnt des biens; et, dès qu'il fut monté sur le trône, il cxis^ca du roi de Castille Pierre le Cruel qu'if lui livrât conzalès et Coèllo , qui s'étolent réfugiés chez lui. Pachéco étoit en France , où il mourut. Pierre , maître de ses ennemis , leur fit subir les supplices les plus douloureux , leur fit arracher le cœur tandis qu'ils étoient encore vivaris, et voulut assister lui-même à cet horrible spectacle. Aprçs avoir assouvi sa vengeance , cet amant forcené de douleur et d'amour exhuma le corps d'Inès, le revêtit d habits magnifiqurs, posa sa couronne sur ce front livide et défiguré , la proclama reine de Portugal, et força les grands de sa cour 'a venir lui rendre leurs hommages. C Histoire de Fortugal, par Lequien de la Neuville , livre II. )
(7) Page 182. La plupart de», ouvrages de ces auteurs grenadins périt , etc.
Après la prise de crenaJc, le cardinal
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Xiiriéiiès fit brûler tous les exemplaires êe l'Akoran qu'il: put se procurer. Les soldats, ignorans ou s'Jpcrstitieux, prer.oient pour î'Alcoraii tout CP qui étoit écrit en arabe , et jcttcrcnt au feu une foule d'ouvragïs en prose cr en vers,
(8) Page 204. Les Abencerr.^gss , tribu puissante j etc^
Les habitans de crcnadc , et tous Ie<5 Waures en général, éroicnt divisés en tr'îfcus , composées de rejetons de la même famille. Ces tribus éioient plus ou moins nombreuses , plus ou moins considérées ; «nais elles ne se confondcicnt point et ne se divisoient jamais. Chacune de ces tribus avolt UH chef, qui éroit le descendant en droite ligne masculine de la première tige de la famille, a t;renadc il y avoit trentedeux tribus dîstinctts. Les plus renommées ttoicnt celles d-" -^''t'-!? '.-(T^'fs , des Zcgris ^ dont il sera beaucoup parlé dans cet ouvrage, des Alabdi, des Almorades^ des Vanégas , des G orne le s , utt Abidbars ^ des Ganiuls f des AbcriLimars , des ^^.-.uiars , des Keduanf, des Aldoradinx p etc. I-Ucs écoient souvent ennemies les unes des autres , et cctt* haine se transmcttoit de pcrc en fils ; ce qui rendoic sj fréquentes les guerres civiles.
( 9 ) Page 207. Isabelle... épousa le roi de Sicile Ferdinand , etc»
NOTES. Îî63
te mariage de Ferdinaud ei d'Isabelle se fit d'une 'manière singulière. Isabelle , après a- ojr été accordée avec le prince de Viaiic, don Carlos, frcrcainé de Fcjdinaiid, et dont ir. ùe, les malheurs, sont si inté- Tcssans liir.j 1 histoire ù Es.pagne ; après avoir écé proi- i'>e au graiiJ -tuaûre de Calatrave Paciiéio , rcdicrLliée par Alphonse, roi de Pcm:g4l, par le duc de Guicnne frcre de Louis XI , roi de France , par le Irerc d'r-douard roi „'Ani:,'crerre ; Isabelle se décida pour le jeune Ferdinand, héritier du irÔMc a Aragon , et déjà roi dé Sicile. Il failok tiompcr le roi deCastille, Henri IV» c]ui s'opposoit formcllemciu à ce mariage. Larrhevêquc Je Tolède Carillo , qui coniuma Ja longue vie dans les intrigues et dan* les factions , se chargea de tout arranger. Il enleva d'abord Isabelle de la cour du roi son frcre, et la mit en sûreté k Valladolid. Ensuite il ht arriver , dans Iç plus grand secret , le jeune Ferdinand , déguisé, suivi seulement de quatre cavaliers, ï-c mariage se fit tout de s.'ire . le plus simplement et le ply» secrètement possible.
Les nouveaux époux , qui dévoient un jour être maîtres des trésors du Nouveau-monde , furent obligés d'emprunter a leurs serviteurs de quoi payer les moi;ques frais de leurs Boces. Ils se séparèrent peu après , et , dès que le roi de Castille eut appris cet événement , les troubles , les factions , les guerres civiles, éclatèrent.
Ifiabeiic étoit un peu plus âgée ^uc F<r«=
dJnand. .Wle éroit petite , mais bien fuite. Ses cheveux au moins très-bloKids , ses ycu:c vcrds cr pL-;ns de feu , 5on rcinr un peu olivâtre , ne 1 cmpê(.hoic!it pas d'avoir un vissgc Imposant et agréable. Ferdinand étoic de taille moyeMne : il uvoit le tcinr fort brun, les y.ux noirs et vifs , l'air grave et toujours calme. Sobre à 1 excès , il i.e tnangcoit que de deux mets, et ne buvoit que deux fois dans ses r^pas. Leur caractère tnoral est dans toutes les histoires,
( kévolutions dlispagne , tome IV, livre 8 : Mariana , Hisioiri: d'E'ipcgne , tcmc II , livre 25 : Histoire de Ferd nand il dIs:ibeU<: , par M. i'abbé Mignot , etc.)
( 10 ) Page 226. Le beau précepte de l'aumône , etc.
L'aumône est un des plus grands préceptes de la religion des wahométans. Plusieurs paraboles la leur recoirir^andcnr, entre autres celle-ci , que je ne puiî n»'cmpê<.hcr de rapporter : ■ Le souverain juge, au dcr- « nier jour, attaclicra autour de cclu' liit « n'aura peint fait l'aumône , un cftrcjy.'*''*^- -« serpent, dont le card piquera sans *fliJ» « sa main avare qui ne s'cuvrit peint pour « les malheureux, »
( Religion de Mahomet, etc. Rélznd , dixième kfon. )