‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 10 sur 135 · M HOTE · texte numérisé non relu

M HOTE

QUATRIÈME EPOQUE-

* Paoïb 10.6. Alphonse le Sage..... monta sar le trône. ' ^- .

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Citst cet Alphonse le Sage qni ditait en badÎDanl que, s*il avait été du conseil de Diett dans te temps de la création , il lui aurait donné 4^ bons avis. Cette plaisanterie lui a été durement reprochée par les historiens. Alphonse le Sage était grand astronome. Ses Tables àlpHonsines hà ont acqa?s beaucoup de réputation. Son i^cueQ dés lois, intitulé Las Partidas, prouve que le honheur de son peuple Toccupail autant que l'ëtude. C'est dans? ce recueil qu'on trouve ces mots remaïquablës , écrits par un roi dans le treizième siècle : Le despote arrache l'arbre^^ le sa^e monarque l'émonde.

^ Page 1 08. De se faire élire empereur, ete,

Alphonse le Saoe avait été élu empereur en 1 2 ^^ î mais il était trop loin de rÀllemagne,et trop occu^ chez lui pour soutenir cette electioo, ïl fît pourtant, en 1273, un voyage â Lyon, où le pape Grégoire X était alors, pour plaider sa cause devant ce pontife. Le pape décida pour Rodolphe de Habsbourç, tige de la maison d'Autriche. Ainsi les papes donnai«il les couronnes.

(RÉYOMJTiops d'Espaghb, tome I, liv. UL;

NOTES. i8^

^ Taye 109. Sanche. ... n'en régna pas moins après lui , etc.

Ce Sanche, surnommé te Brave, (pu poita let armea contre son père, et parvint au trône après loi, n*étaît que le second fils d'Alphonse le Sage. L'aîné, Ferdinand de la Cerda , prince doux et yertneux, était mort k la fleur de ses jours , laissant •Q hereean deux enfans qu'il avait eus de son épouse Blanche, fille de saint Louis, roi de France. Ce fut ponr priver ces enfans 'de leurs droits k la couronne que Vanibmenx Sanche fit lia gtferre a son père. U léusnt dans ses criminels desseins : mais les princes de la Cerda, protégés par la France, par i'Aragon, et rallianc autour d'eux tous les mécontens de Cas> tille, 1 forent la cause on le prétexte de longues et isolantes 'divisions.

(Alariana, tome ï, livre XiV* ^aribai« Ferreras,etc.)

^ Page 118, Ferdipand lY » surnommé f Ajourné, ete»

FnmiiiiiD IV, fils et successeur 'de Sanche le Brave, était encore enfant lorsqu'il monta sur le Mue. Sa minorité fiit très orageuse; mais le génie «t les grandes qualités de la reine Marie, sa nière, viuent h bout de calmer les fiictions. Il fut sur- DooaDé f Ajourné, parce qu'ayant, dans un accès de colère, édt précipiter dn haat d*an rocher deux frères du nom de Carvajai, accusés et non convaincus d'un assassinat, ces deux frères, au moment

de mourir, protestèrent de leur iooooence, en isolèrent aux lois et II Dieu , et ajournèrent remporté Ferdinand à comparaître dans trente jours devant le juge des rois. A cette ëpoqne précise, Ferdinand, qui marchait contre les Maures, se retira pour dormir après son diner, et fut trouvé mort sur son lit Les peuples d'Espagne ne doutèrent point que ce trépas subit ne &A un eflSît de la justice divine. H eàt été utile que les rois ses successeurs j^ et surtout Pierre le Cruel , en fussent persuadés.

( Mariana , tome I , Uv. x 5 , chap. XL )

S Pag€ II 8. Retira dans le9 murs de Tariffe , etc.

Après que Sancbe le Brave se (ut emparé de Ttrifib, les Africains vinrent Tassiéger. Ce fut pendant ce si^e qu' Alphonse de Gusman, gouverneur de If ville pour les Espagnols, donna un exemple dliéroisme digne de l'ancienne Rome, mais qui ne peut pas être jugé par les oceurs paterne Le fils de Gusman fut pris dans une sortie. Les asôégeans k conduisirent sous les murailles, et menacèrent le gouverneur d'immolée ce fils, s'il ne se rendait surle-champ. G-usman, pour toute réponse, leur jettt un poignard, et se retire des. créneaux. Un moment après, il entend le& Espagnols pousser de grands cris: il accourt en demandant la cause de cette alarme : on lui dit que lies Africains viennent d'^orger son fils. Dieu soit loué, répcMidit-Ui l*avais pensé que ta, ville était prise,

( KÉvoLUTioM d'Espaos, tomc I, Ut, 4.

^ Page I a5. La célèbre Inès de CdStro , etc.

La passion de Pierre de Portugal poar Inès de Castro fnt pcHtëe à un tel excès , qu'elle excuse peat-étre lei atrocités que Pieire exerça contre les meurtriers de n maîtresse. Ces meurtriers étaient trois principaux srigueurs portugais , nommés Gonzalès , Pacbéco et CoëBo : ils l'avaient poignardée eux-mêmes entre les bras de ses femmes. Pierre , qui n'était alors que prince de Portng^, sembla dès ce moment perdre la raison; et de vertueux et doux qu'il avait été jusqu'alors , il devint fêroce et presque insenêé. Il prit les armes ' contre son père , il mit à feu et â Sang les provinces où les asscssins avaient des biens; et, dès qu'il fut monté sur le trône, il exigea du roi de Castille, Pierre le Cruel, qu'il lui livrât Gonzalès et Coello, qui s'étaient réfbgiés chez lui. Pacbéco était en France, où il mourut Pierre, maître de ses ennemis, leur fit subir les supplices les plus douloureux, leur fit arradier le oœur tandis qu'ils étaient encore vivans , et voulut assister loi-même à cet horrible specUcle. Après ayoir assouvi sa vengeance, cet amant ibrcené, de douleur et d'amour, exhuma le corps d*Inès, le revêtit d'habits magnifiques, posa sa couronne sur ce front fivide et défiguré, la proclama reine de Portugal, et força les grands de sa cour ï venir lui rendre ^un hommages.

(HwT. de PouTTGAt, par Lequîcn de la îîcuville, livre a)

j^ . NOTES.

7 Page ia8. La plupart des oayrages de ces auteurs grenadins périrent , etc.

Après la prise de Grenade, le cardinal Ximenès fit htàïa tous les exemplaires de l' Alcoran qu'il put se procurer. Les ^Idats, ignorans ou superstitieux, prenaient pour l'A^ran tout ce qui était écrit en arabe ; et jetèrent au feu une foule d'ouvrages en prose et en vers.

• Page i44« I^* Abencerrages , triba puissante , etc.

Les habitans de Grenade , et tous les Blaures en général , étaient divisés en tribus , composées des le* jetons de la même famille. Ces tribus étaient plus on moins nombreuses, plus ou moins considérées, mais elles ne se confondaient point et ne se divisaient jamais Chacune de ces tribus avait un chef, qui était le descendant en droite ligne masculine de la première tige de la famille. A Grenade, il y avait trente-deox tribus distinctes. Les plus renommées étaient ceUei des Abehcebrages , des Ze6bis , dont il est besucoup parlé dans cet ouvrage, des Alabez, des AjluoiADEs, des y ÀBEOAS, des Gojielès , des Ajudbab» , des Gamzuis, des Asshamabs, des JiuÀTAMt dei Reduass, des AuK>RADniSyetc. Elles étaient souyent ennemies les unes des autres, et cette haine se traW' mettait de père eu fils, ce qui rendait si ficéqncntei les guerres civilef.

9 Pa^e i46* Isabelle... épousa le roi de Sicile, Ferdinand , etc.

Le mariage de Ferdinand et dlsabelle te fit d'uBe vanièce singulière. Isabelle, après avoir été accordée avec le prince de Yiane, don Carlos^ frère aine de Ferdioand , et dont la vie et les malheurs sont si intéressans dans l'histoire d'Espagne, après avoir été promise au grand-maître de Calatrave Pachéco, recherchée par Alphonse, roi de Portugal, par, le due de Gnienne, frère de Louis XI, roi de France, par le &ère d'Edouard , roi d'Angleterre, Isabelle se décida pour le jeune Ferdinand, héritier du trône d'Aragon^ et déjà roi de Sicile. U fallait tromper le roi de CasliDe, Henri FV, qui s'opposait formellement à ce mariage. L'archevêque de Tolède GariUo, qui contcma sa longue vie dans les intrigues et dans les - Relions, se chargea de tout arranger. A enleva d'abord Isabelle de la cour du roi son frère, et la mit en sûreté i YaHadofid. Ensuite il fit arriver dans le plus grand seoct le jeune Ferdinand, déguisé, smtv* seulement de quatre caraHers. Le mariage se fit tout de suite , le plus simplement et le phis secrètement possible. Les nonvea^ti époux , qui devaient un jour être maîtres des trésors du Nouveau-Monde, furent obligés d'empruBter à leurs serviteurs de quoi payer les modiques frais de leurs noces. Il se séparèrent p«L après , et dès que le roi de Castille eut appris cet i^éBement, les troubles, les factions, les guerres tiviles éclatèrent.

Oonxalve. I. (J

Isabelle' était un peu plut âgée que Ferdinand. Elle était petite, maii bien faite. Ses cbeyeox, aa moins très blonds, ses yeux verts et pleins de feu, wân teint un peu olivâtre, ne l'empècli aient pas d'avoir un visage imposant et agréable. Ferdinand était de taille moyenne; il avait le teint fort brun, les yeux noirs et vifs, Tair grave et toujours calme. Sobre à Texcàs , il ne mangeait que de deux mets, et ne buvait que deux fob dans ses repas. Leur caractère moral est connu dans toutes les histoires.

( RÉYOLUTiovs l>*EsPAGN£ , lomc IV , lir. 8 ; Mariana, Hisr. n'EsPAairt , tome II, liv. 25 ; Hist. de FEBDisAn) ET dIsabexxe, par M. Tabbé Mignot, etc.)

■* Page i6o. Le beau précepte de l'aumône , etc.

L'aumône est un des plus grandi préceptes de la relîgion des Mahoméuns. Plusieurs paraboles la lenr oommaodenty entre autres celle-ci, que je ne puii m*empécher de rapporter : «Le souverain juge, «a c< dernier jour, attachera autour de celui qui n'aura a point fait l'aumône un effioyable serpent, dont « le dard piquera sans cesse sa maàn avare qui a* « s ouvrit point pour les malheureux. »

CHEuaios DE Uahombt, etc. Réiaud. Dixiitf

LEÇO^'. )

*■ Page 16a. Tourmentèrent de nouveau les Maures , etc.

Les édits de CharlefrQnint , renouTelés et renîlus 1^ sévères par Philippe II, réformaient entièrement la £içon de vivre des Maures , leur prescrivaient d adopter l'habit a la langua e4>agnole, défendaient à leurs femmes d^aller voilées, leur interdisaient l'usage des bains, les danses de leur pays, et ordonnaient que tous leurs enfans, depuis cinq ans jusqu'à quinze , Bissent enregistrés pour être envoyés dans les écoles catholiques , etc.

(RZCHZBCHES HISTORIQUES 8T71 US MAUBES, par

If. Chénier, tome II ; Guerra de Gbevada , de O. Diego de Mendoza , lib. I. )

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nE CORDOUÉ.

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