‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 135 sur 135 · LIVRE X a · texte numérisé non relu

LIVRE X a

bénit son nom glorieux , à travers un peuple étonné de voir des vainqueurs si ^lémens. Calme et modeste après la victoire , elle protège les Maures, elle honore les Espagnols* Gonxalve et Lara , placés auprès d'elle , la conduisent à la grande mosquée , devenue le temple du Christ.' La reine rend grâces au Dieu des armées, le supplie de veHler toujours sur l'empire qu'il lui confia , et lui demande non d'augmenter cet empire , mais de i lui donner les vertus qui peuvent rendce ses sujets heureux.

Sur ce même autel /dans ce même temple ^ Gonz^e , pevi de jours après , reçut la main de Zuléma. M^lei , vaineu par ses vertus , consen^t à le nommer son gendre , et n'en aima pas moins sa fille , quoiqu'elle suivît la loi des Chrétiens. La reine elle-même et Ferdinand fiirent les témoins de ces nœuds si doux.. Lara , dont le bonheur peut-être égalait celui deGonzalve, serrait son ami contre son cœur; et le plus grand des faé^os , le plus fidèle des amis , la plus aimable des épouses , commencèrent une longue suite de jours fortunés et glorieux. ' !<•

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