ACTE QUATRIËME
GOURTEBEG.
Les tourteaux ?
GOTTE
Non, j'ai un aveu à faire à madame, j'ai un pardon à lui demander.
SOPHIE
Un pardon !...
GOTTE
Oui... j'ai à demander pardon à madame d'avoir aimé monsieur.
SOPHIE
Gomment î
GOURTEBEG.
Tu ne voulais pas croire...
Je n'ajouterai qu'un mot, monsieur n'est pas coupable.
SOPHIE
Ça, je le crois...
GOURTEBEG.
Gomment, tu le crois... Qu'est-ce que ça veut dire ça : je le crois?
GOTTE
Et quant à moi, c'est fini, madame peut être sûre que c'est bien fini, je me ficherais par la fenêtre plutôt que d'y penser encore, à monsieur, même en rêve... Du temps que madame me faisait des misères,- je n'avais pas de scrupules, mais après ce qui s'est passé hier soir...
SOPHIE
G'est bon.
148 GOTTE
aOTTE.
Elle ne m'a pas traitée comme une simple cuisinière hier soir, madame, elle m'a traitée comme une amie...
SOPHIE
Ne parlons plus de cela, nous avons tous besoin d'indulgence; moi aussi, j*ai... comment dirai-je... j'ai une espèce de pardon à vous demander.
GOTTE
A moi, madame...
Oui, à vous ; dans cette lettre que vous m'avez donnée pour que je vous la lise...
GOTTE
La lettre de mon parrain ?
SOPHIE
Oui... je vous ai dit qu'il n'y avait dans cette lettre que des choses insignifiantes... ce n'était pas exact. •. cette lettre vous annonçait une nouvelle.
GOTTE
Une nouvelle?
GOURTEBEG.
Oui, une nouvelle tellement importante, que ma femme n'a pas voulu la dire avant de vous y avoir préparée.
GOTTE
Et cette nouvelle, c'est?
SOPHIE
C'est... Placo-toi près d'elle, monsieur Gourtebec, tu seras là pour l'empêcher de tomber... (courtebec