ACTE QUATRIEME
SOPHIE
Je ne demande pas mieux...
Ils recommencent*
GOURTEBEG.
Ma pauvre vieille... quand je pense qu'hier soir, pas plus tard qu'hier soir je songeais sérieusement à me débarrasser de toi pour épouser la cuisinière... aurî sacra famés /...
SOPHIE
Hé?
GOURTEBEG.
C'est du latin...
SOPHIE
Je croyais que tu injuriais les femmes...
GOURTEBEG.
Non, ça veut dire la soif de l'or... les Latins disaient la faim, nous disons la soif, c'est plus énergique.
SOPHIE
Toi, au moins, en cédant tu avais une excuse... je t'avais tenté, tu obéissais au pouvoir de la femme.
GOURTEBEG.
Et vous en avez tant de pouvoir, vous autres, quand vous vous donnez du mal pour obtenir de nous quelque chose de nous qui nous fait plaisir.
Tu avais une excuse, toi, mais moi... heureusement c'est fini, je me suis endormie tard, mais en* fin jo me suis endormie... et ma vieille honnêteté,
qui pendant cinq ou six heures était allée faire un tour a profité de mon sommeil pour rentrer au logis.
GOURTEBEG.
Sauvée alors.
SOPHIE
Sauvée... et si tu veux, pour qu'il n'y ait pas de rechute, nous allons faire venir Gotte. Nous les lui rendrons ses dix-huit millions, nous les lui rendrons... et après cela nous la flanquerons à la porte.
GOURTEBEG.
Cela me paraît inutile... une fois qu'elle saura qu'elle a dix-huit millions, il n'est pas probable...
SOPHIE, appelant.
Gotte 1...
Entre Gotte.