‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 26 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

vaille pas la peine d'être examinée, un an de tonheur, c'est quelque chose.

ALFRED, souriant.

Je vous en prie.

MARCELINE

Et peut-être dans d'autres circonstances auraisje été enchantée... (Mouvement d'Alfred.) Mais si, mais si. Tenez, il y a trois cas dans lesquels je comprends très bien qu'une femme trouve un certain plaisir à oublier ses devoirs... Primo quand cette femme est perverse.

ALFRED

Oh!

MARCELINE

Mais moi, je ne suis pas perverse. Non, je vous assure, je ne suis pas... Secundo quand le mari de cette femme est insupportable et certainement, s'il continue à l'être autant il finira par l'être assez... mais il n'en est pas encore là... Non, pas encore...

ALFRED

Et le troisième?...

MARCELINE

Le troisième cas dans lequel je comprends qu'une femme trouve un certain plaisir...

ALFRED

Oui, oui.

MARCELINE

C'est quand celui qui nous fait la cour est irrésistible.

Diable I

34 GOTTE

MARCELINE

Ètes-vous irrésistible? Voilà la question. Ètesvous irrésistible ?

ALFRED

Ce serait peut-être beaucoup dire, cependant. .

MARCELINE

Non, vous ne Têtes pas, vous en convenez vousmême. Vous voyez bien alors que ce n'est pas ma faute et qu'avec la meilleure volonté du monde, il m'est impossible de vous aimer... impossible 1...

Elle remonte.

ALFRED, câlin.

Qui parle d'être aimé comme cela tout de suite?

MARCELINE

Ah I vous donnez du temps.

ALFUED.

Ce que je vous demande, c'est plus tard, quand vous me connaîtrez mieux,

MARCELINE

Le fait est que jusqu'à présent...

Oui, plus tard, si je pouvais arriver... si j'étais assez heureux pour vous donner une preuve de cet amour dont vous riez si gentiment.

MARCELINE

Une preuve?

ALFRED

Oui.

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