ACTE TROISIÈME
CLARISSE
Est-il toujours aimable?...
ARMANDE
Toujours galant ?
MARCELINE, s'asseyant.
Pas du tout quant à cela; il ne m*a pas adressé la parole depuis qu'il est rentré... et tenez, voyezle, il a maintenant une façon sournoise de me regarder...
Elle ôte son manteau et vient s'asseoir près de Léonie.
LAHIREL, bas, à Goartebec> Eh bien, ça y est, tu sais... Elle me trompe.
GOURTEBEG.
Qu'est-ce que tu dis ?
LAHIREL.
Elle me trompe, elle a un amant... Est-ce clair? Tu ne me crois pas ?
GOURTEBEG, haussant les épaules.
Non, je ne te crois pas.
Eh bien, tu vas voir.
CLARISSE, à Sophie.
Continuez-vous, chère madame ?
SOPHIE
Ma foi non, je laisse la banque à qui la voudra.
LAHIREL.
Je la prends moi.. .(a courtebec.) Tu vas voir...
SOPHIE cède la place à Lahirel, puis elle va à Courtebec qui est en train de déclamer tout bas.
Gotte va s'ennuyer là dedans toute seule... je vais l'aider à préparer les rafraîchissements.
Ii4 GOTTE
GOURTEBEG.
Moi aussi...
SOPHIE
Non, il faut que Tua de nous deux reste.
EUe sort.
GOURTEBEG, se résignant.
G*est juste... Mais j*ai bien soif...
LAHIREL.
Banque ouverte, mesdames, faites ce qu'il vous plaira.
GLARISSE.
Je fais dix francs.
LÉONIE
Et moi cinq louis.
HENRIETTE
Moi aussi cinq louis.
ARMANDE
Vingt-deux francs
LAHIREL, à Marceline.
Vous ne jouez pas, madame ?
MARGELINE.
Non, monsieur, je ne joue pas contre vous.
LAHIREL.
Et vous avez bien raison, (il abat.) Neuf 1 (a Gourtebec.) Hé? Toi qui dis que je n'ai pas de preuves... (aux dames.) Faites vos jeux, mesdames, mais je vous préviens que je suis sûr de gagner.
HENRIETTE
C'est ce que nous allons voir... dix louis 1...