‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 81 sur 123 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LÉONIE

Dix louis.

CLARISSE

Un louis.

ARMANDE

Vingt-deux francs.

LAHIREL.

Neuf!... (a Gourtebec.) Hé?...

CLARISSE

Ah! mais il est ennuyeux... la bague va pour cinq louis !

LÉONIE

Le bracelet pour vingt-cinq.

HENRIETTE

Et réventail pour vingt I

ARMANDE

Moi je fais quarante sous et je les mets.

GOURTEBEC.

Ça y est, j'ai fini... je n'ai plus qu'à copier cela en gros.

LAHIREL, regardant ses cartes, étonné.

Tiens... J'ai baccara... est-ce que par hasard... J'en donne.

LÉONIE

Je n'en prends pas.

ARMANDE

Moi non plus.

Alors je tire... neuf !...

116 GOTTB

LES FEMMES

Oh ! c*est trop fart I...

On se lève. En se levant, Marceline, Léonie et Clarisse remontent leurs chaises. Explosion de murmures, les femmes entourent Lahirel, elles le battent. Gourtebec s'installe à la table abandonnée et se met à copier des vers.

LAHIREL.

Je VOUS avais prévenues... Je peux yjouermaintenant aubaccara... j*y gagnerai toujours, toujours, toujours.

CLARISSE

Rendez la bague alors.

LÉONIE

Rendez le bracelet.

HENRIETTE

Rendez l'éventail.

ARMANDE

Rendez les quarante sous.

LÉONIE

Et faites-nous maintenant l'amitié de nous dire pour quelle raison vous étiez sûr de gagner.

Oui, je ne serais pas fâchée de savoir...

LAHIREL.

Pour quelle raison j'étais sûrî...

LES FEMMES

Oui.

LAHIREL.

C'est mon secret.

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