‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 9 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

cieuse... positivement. Un jour sans penser à rien je fredonnais une phrase de Gounod...

Entre Verduron.

VERDURON.

Bonjour, cher ami.

GOURTEBEG.

Bonjour, cher notaire... (verduron arrange ses cheveux, rajuste sa cravate.) Qu'est-ce que vous avez donc ? vous êtes tout drôle.

VEKDURON.

Rien, (a part.) G*est plus fort que moi, toutes les fois que je me retrouve en face de cette petite Gotte.

GOURTEBEG.

Hé?

VERDURON.

Rien, vous dis-je... je vous apporte votre argent.

Il arrive Lien, ma foi.

VERDURON.

17,852 fr. 35 c. Voilà dix mille, sept mille, huit cent, quarante, dix, deux... et trente-cinq centimes, plus un petit reçu que je vous prie de signer.

GOURTEBEG.

Les bons comptes...

VERDURON.

Font... ce que vous savez.

GOURTEBEG.

C'est vous qui avez écrit ça?

iO GOTTE

VERDURON.

Moi-même.

GOURTEBEG.

Eh bien, vous pouvez vous vanter d'avoir une écriture abominable... je signe de confiance, car il me serait impossible de lire un seul mot. Là, maintenant que les affaires sont terminées, parlons d'autre chose, j'ai une confidence à vous faire et un service à vous demander...

VERDURON.

Commençons par la confidence.

Elle est tout à fait intime... Il s'agit de la bonne.

VERDURON.

Gotte...

GOURTEBEG.

Oui.

VERDURON.

Elle est gentille, pas vrai ?

GOURTEBEG.

Oui, mais...

VERDURON.

Je vois ce que c'est... Vous lui avez fait la cour et elle vous a envoyé promener et vous venez me demander de parler pour vous.

GOURTEBEG.

Mais non...

VERDURON.

Je pourrais vous répondre qu'étant notaire...

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