ACTE PREMIER
COURTEBEG.
Vous n'y êtes pas. D'abord si je faisais des bêtises, je ne serais pas assez bête pour les faire chez xnoi, mais je n'ai pas du tout envie de faire des l>ôtises. Bonne humeur quand même, et autant que possible, bonne nourriture, voilà ma devise... C'est vous dire que je suis un bon mari. Il n'y a pas au monde une femme qui me paraisse plus jolie que madame Gourtebec.
VERDURON, lui serrant la main.
Bien, mon ami, très bien.
COURTEBEG.
Gela vous explique ma continence... Non, ce n'est pas moi qui suis amoureux de ma bonne, c'est... je ne sais vraiment comment vous dire... c'est ma bonne qui est amoureuse de moi...
VERDURON.
Allons donc I
COURTEBEG.
Gela vous étonne?
VERDURON, riant.
Pas le moins du monde.
COURTEBEG.
Elle essaie de me pousser dans les petits coins, elle m'envoie des baisers quand ma fetnme tourne le dos... Ça me gêne, tout ça, ça m'agace... et le service que je vous demande à vous qui avez de l'influence sur elle, c'est de lui parler, c'est de lui faire comprendre que son amour étant sans espoir, elle ferait bien d'y renoncer une bonne fois et de me laisser tranquille.
<2 GOTTE
VBRDURON.
Comptez sur moi, je lui ferai entendre raison.
Vous me le promettez?
VERDURON.
Je vous le promets. Vous ne partez pas seul pour TruC'Sur-Mer, les Lahirel partent avec vous, n'est-ce pas?
GOURTEBEG.
Oui, nous partons tous ensemble. Ils doivent venir nous prendre ici. (on sonne.) Tenez, les voici probablement.
Entre Lahirel.