‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 90 sur 123 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

GOTTE

Je le suppose.

GOURTEBEG.

Je vais le lui dire...

En voilà une idée I...

GOURTEBEG.

Et je lui deinanderai son consentement...

GOTTE

Qu'est-ce que vous avez dit?

GOURTEBEG.

Que j'allais lui demander son consentement.

GOTTE

A votre femme.

GOURTEBEG, posant son verre sur la table.

A ma femme.

GOTTE

Je vous disais bien que vous buviez trop... vous voilà parti...

GOURTEBEG.

Vous ne pouvez pas me comprendre... mais moi je me comprends... tout ira bien, soyez tranquille.

Il tire son carnet de la poche.

GOTTE

Ce sera comme il vous plaira, mais vous savez ce que vous voulez faire là, c'est contraire à tous les usages.

GOURTEBEG, prenant ses vers.

Et maintenant, Gotte, lisez...

GOTTE, inquiète.

Qu'est-ce que c'est que ça?

GOURTEBEG.

Ce sont des vers que j'ai composés et écrits en gros pour vous, lisez...

GOTTE

C'est inutile... jamais je ne pourrai... du moment que c'est des vers... j'ai déjà bien assez de peine...

GOURTEBEG, à part.

Elle n'a pas d'instruction... Elle se figure que c'est plus difficile... (Haut.) c'est plus facile au contraire... voyez...

GOTTE

Dis-les-moi, toi.

GOURTEBEG.

Tu le veux?

GOTTE

Oui...

GOURTEBEG.

Je veux bien t.. . quatrain.

GOTTE

Hein?

C'est un quatrain.

Amour, jadis, me fit soufîrir Près de mainte et mainte personne.

Mais tous mes tourments vont finir.

Celle que j'aime c'est la bonnet

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