‹ Gottschalk moine d'Orbais, ou, Le commencement de la controverse sur la prédestination au IXe siècleChapitre 1 sur 7 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La lutte, qui avait éclaté au cinquième siècle sur la question du libre arbitre de l'homme, s'était terminée, semble-t-il, parle triomphe de l'Augustinisme. On put croire un moment que les synodes de Carthage (418) et d'Orange (529) feraient prévaloir les idées de saint Augustin. Mais il n'en fut rien : les idées semipélagiennes s'introduisirent de plus en plus dans l'Église et en particulier dans la Gaule méridionale avec Cassien. La doctrine de ce moine, attribuant une part à l'homme dans son salut, et montrant en même temps la nécessité de l'intervention de la grâce divine, devait nécessairement gagner les esprits. La Gaule fut un pays particulièrement favorable au semipélagianisme : les synodes d'Arles et de Lyon le sanctionnent en 475 par l'organe de Faustus, évêque de Riez, qui écrivit alors son livre. De gratia et humanœ mentis libero arhitrio. Un certain Lucidus, qui avait soutenu l'idée d'une double prédestination, fut obligé de rétracter ses erreurs (1).

Le livre de Faustus de Riez devait amener une réaction en faveur de l'Augustinisme modéré; on voit les évéques Avitus de Vienne et Césaire d'Arles s'en faire les défenseurs, et en 529 les synodes d'Orange et de Valence lui assurent la victoire sur le semipélagianisme. Cette tendance de l'Église du bassin du Rhône à rester fidèle

(1) La plupart de ces renseignements sont tirés de l'article Pélagianisme et Semipélagianisme, par M. Jundt, dans V Encyclopédie des sciences religieuses, tome X, page 407.

à la doctrine d'Augustin est importante à remarquer. Nous verrons ces mêmes tendances se reproduire au neuvième siècle, au moment où s'ouvre la « controverse » sur la prédestination.

On peut se demander pourquoi les grandes controverses qui mirent aux prises Augustin et Pelage, ne trouvèrent point d'écho en Gaule. Une pareille question mérite d'être examinée.

Si ces grandes discussions ont éclaté en Orient, c'est que l'Eglise avait déjà derrière elle un long passé; l'Eglise franque au contraire était jeune : la conversion de Clovis au christianisme avait été plutôt une affaire politique ; le roi des Francs, en se faisant baptiser par saint Rémi, comprenait qu'il se conciliait ainsi les sympathies du clergé gallo-romain ; il voyait en lui un puissant auxiliaire pour réaliser ses vues ambitieuses. Mais la nation franque elle-même était loin d'être pénétrée par les idées chrétiennes ; il fallait encore maintes années pour que l'influence du christianisme se fît sentir sur cette race encore grossière et remplie de superstitions. Les circonstances d'ailleurs ne devaient point favoriser le développement de la vie morale et religieuse. En effet, de nouvelles invasions barbares sont survenues ; les guerres continuelles et surtout cette rivalité de l'Austrasie et de la Neustrie, marquée par les crimes de Brunehaut et de P'rédégonde, ont bouleversé l'Église franque qui cherchait à se constituer; les plaintes de Grégoire de Tours à ce sujet sont restées célèbres. Le saint évêque se plaint de la barbarie de son temps, et déplore l'abandon de l'étude des lettres (l).

Sous Charles Martel, la situation de l'Église aurait dû, semble-t-il, s'améliorer; les discordes intestines sont terminées; la victoire de ce prince sur les Sarrasins, où toute la Gaule chrétienne lutte contre l'invasion arabe, nous prouve que l'unité commençait à se faire dans la nation. Cependant l'Église, loin de se fortifier, recevra, sous Charles Martel, de cruelles atteintes : les bénéfices ecclésiastiques distribués par ce prince à ses leudes, introduiront le désordre et la mondanité dans le clergé, qui souffrira longtemps de la corruption apportée par cet élément laïque.

(]) Voir à ce sujet Hauréau, La Philosophie scolastiquej Paris, 1872, tome I, page 3.

Ce fut seulement sous la sage et ferme direction de Charlemai2:ne que l'Église franque arriva à se constituer; la sollicitude constante de ce prince pour les lettres provoqua un réveil de l'esprit théologique. On se mit à étudier les questions plus sérieusement : aussi assistons-nous à la naissance des premières controverses théologiques. Les discussions sur les images et sur Padoptianisme datent de cette époque. Délivré du souci matériel et des graves préoccupations que causaient les dissensions intérieures, l'esprit franc a pu se retrouver lui-même; il a voulu se rendre compte de ce qui était à la base de ses croyances. Ces controverses marquent donc une période d'activité théologique assez grande, une époque de prospérité pour l'Église.

Après Charlemagne commence le démembrement de l'empire carlovingien. Ce serait commettre une grave erreur que de comparer cette période qui embrasse les règnes de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve jusqu'à l'avènement de Hugues Capet, à la décadence de la race mérovingienne après Dagobert. Qu'il y ait eu affaiblissement du pouvoir royal, on ne saurait le nier. Les traités de Mersen et de Kiersy affaiblissent la royauté au profit des nobles; le traité de Verdun, qui partage l'empire de Charlemagne en trois grands royaumes, prouve un abandon complet de cette grande idée que Charlemagne avait conçue, de fonder un grand empire chrétien. Mais tandis que sous les derniers rois mérovingiens la décadence est complète, les successeurs de Charlemagne ne sont point des rois « fainéants ». Sans doute ils ne montrent point la même énergie que leur aïeul, mais ce sont des 'princes intelligents, s''occupant avec passion de toutes les affaires ecclésiastiques ; les grands théologiens de l'époque leur dédient leurs écrits ; dans toutes les graves discussions qui intéressent l'Église, on les voit jouer un rôle prépondérant; ils dirigent eux-mêmes les conciles, prennent part aux débats. Charles le Chauve en particulier était un véritable théologien ; il aimait à discuter des points difficiles de métaphysique ; les problèmes ardus de la théologie ne le laissaient point indifférent; il composa même des poésies religieuses qui prirent place dans les liturgies de l'Église franque (1).

(1) B. MuUinger. The schools of Charles the Great, and the restoration of éducation in the ninth century, London, 1877, page 160,

Sous de pareils princes, l'Église franque ne pouvait que prospérer : on pourrait même dire qu'en prenant en main la cause de Louis le Débonn lire contre ses tils, elle ne fit que s'acquitter d'une dette de reconnaissance envers ce prince qui avait tant fait pour elle. A cette époque, les rois francs n'ont pas de défenseurs plus zélés que les métropolitains; ces prélats sont les véritables soutiens de la royauté ; ils la défendent contre les empiétements du pontife romain qui cherche à réaliser pour son compte la grande idée de Charlemagne. L'abaissement des métropolitains, amené par l'introduction du code pseudo-isidorien, amènera en même temps l'abaissement de la royauté franque au profit de l'évéque de Rome.

Les règnes de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve, s'ils marquent donc un affaiblissement du pouvoir royal, n'ouvrent point une ère de décadence pour l'Église ; bien au contraire l'impulsion donnée par Charlemagne aux études théologiques, continue sous ses successeurs. Dans tous les couvents, on s'occupe avec ardeur de commenter les Écritures, d'interpréter les ouvrages des Pères, et d'approfondir certaines questions théologiques ; et pour ne mentionner ici que les grands noms, citons : Amalarius de Lyon, Jonas d'Orléans, Ratramne de Corbie, Raban Maur de Fulda, saint Rémi de Lyon, Hinkmar de Reims, etc.. Les papes, loin de cherchera étouffer cette activité littéraire, la stimulent et l'encouragent par leurs bulles. Pascal I, au concile du Latran en 824, ordonne aux évéques de s'occuper de lectionesei à'orationes. Eugène II, en 826, au synode de Rome, ordonne dans un canon devenu fameux de créer une école dans chaque archevêché, et de former des maîtres chargés d'enseigner « assidûment » les belles-lettres et les arts libéraux (1).

Les princes eux-mêmes favoriseront le développement des études théologiques. En 836, au second concile d'Aix-la-Chapelle, réuni par ordre de Louis le Pieux, un canon exigera de tout évêque la

(1) Le canon de ce synode mérite d'être cité entièrement. Il se trouve dans les Sanfir os. Concilia &Q Labbe et Cossart, tomej VIII, page 112, canon 34 : De quitus lùcis ad nos refertur non magisiros, neque curam inveniri pro studio Utterarum. Idcirco in unioersis episcopiis, subjectisque plebibus et aliis lacis in quitus nécessitas occurnrit, omnino cura et diligentia habeatur, ut magisiri et doctores constituantur, qui studia literarum, Uberaliumque artium ac sancta kabentes dogmata, assidue doceant, quia in his maxime divina manifestantur atque declarantur mandata.

connaissance des écrits de TAncien et du Nouveau Testament (quod veteris novique testamenti scripta nosse deheat). Le cas échéant même, les conciles sauront rappeler aux princes que leur devoir est de protéger les lettres. Le Canon X du concile de Langres, tenu en 859, nous donne un exemple remarquable de la sollicitude de TÉglise pour l'instruction du peuple (1). Les pères de ce concile supplient les princes régnants et les évêques, leurs collègues, d'établir de nouvelles écoles dans les endroits « où il se trouvera quelqu'un capable d'enseigner ». Ils rappellent à cette occasion les efforts tentés par « les pieux » empereurs Charlemagne et Louis le Débonnaire ; la diffusion de Tinstruction, à leurs yeux, ne servait pas moins à combattre l'ignorance, qu'à donner l'intelligence des Saintes Écritures.

L'Église franque ne devait point rester sourde aux appels de ses chefs. On assiste dans tous les couvents à une renaissance des études théologiques, et Ton est quelque peu surpris de voir combien grand fut à cette époque le nombre des maîtres célèbres. Les couvents ne peuvent plus contenir (2) les jeunes gens qui embrassent en foule la vie monastique ; partout l'on se met à étudier avec ardeur les Écritures et les ouvrages des Pères (3).

Nous allons jeter un rapide coup d'œil sur les principaux centres de vie intellectuelle sous les règnes de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve.

En première ligne, il faut citer le couvent de Fulda. Sous Charlemagne, l'école de Fulde n'avait point eu l'éclat qu'elle acquit sous ses successeurs. L'abbé Ratgar (802 827) par son amour immodéré du luxe et des constructions avait gravement compromis les intérêts

(1) Sacrosancta concilia de Labbe et Cossart, tome VIII, page 692. — Ce concile se donne le titre de <( concile universel », étant composé des évêques des trois royaumes de Charles le Chauve, de Lothaire et de Charles, ses neveux. — On peut signaler aussi le XYIII^ canon du concile de Valence, tenu en 855, et insistant sur la fondation de nouvelles écoles (voir même recueil, page 142).

(2) Mullinger, The scliools of Cliarles the Great, page 142.

(3) L'histoire ne fut point négligée, témoin le livre de Fréculphe, évêque de Lisieux intitulé : Chronicorum tomi duo, quorum prior tempora ad D. N. J. Chri^li nativitatem, posterior usqae ad Francorum et Lonyobardum régna, reruin yestarum Idstoriam continet. Migne, tome CVI.

— iode la communauté. L'introduction de la règle de Benoît d'Aniane et la déposition de Ratgar (817) lui redonnèrent un nouveau lustre. La nomination de Raban (822) comme abbé de Fulda, rendit Tabbaye célèbre non seulement dans toute la Gaule, mais encore dans les pays voisins (1). Les moines venaient des couvents les plus éloignés pour profiter de l'enseignement donné par Rab m surnommé le primus Gennatiiœ praeceptor. Nombre de moines, sortis de ce couvent, s'illustrèrent plus tard par leurs écrits : Walafrid Strabo, abbé de Reichenau, Servatus Lupus, abbé de Ferrières et Otfride, moine de Wissem bourg. Les familles nobles envoyaient leurs enfants étudier à cette école. Nous avons un curieux témoignage de la célébrité dont jouissait Raban Maur, dans une lettre d'Eginhard, l'historien de Charlemagne, adressée à son fils Yussin, placé par lui à Fulde. « Efforcez-vous, mon fils, dit-il, de suivre la voie droite, et surtout « gardez-vous de mécontenter celui que je vous exhorte à prendre « pour modèle... Étudiez avec zèle, et ne manquez point de profiter « autant qu'il vous sera possible du génie si clair et si féoond de ce « grand orateur (2). »

L'école épiscopale de Reims mérite aussi d'être signalée; elle se trouvait sous la protection de l'archevêque de cette ville, Hinkmar, qui fut toujours le zélé partisan et le plus ferme soutien de la royauté franque. Ce prélat témoigna toujours la plus vive sollicitude pour cette école; il en enrichit la bibliothèque qui posséda même les livres apocryphes (3). L'enseignement de l'archevêque Foulques, de Rémi d'Auxerre, d'Hucbald y fut célèbre : « c'est à elle que re- « vient l'honneur d'avoir, au neuvième siècle, maintenu l'étude des « lettres » (4).

Le couvent de Corbie, situé dans le diocèse d'Amiens, jouit d'une célébrité méritée avec Adalard, le conseiller de Charlemagne, et Wala dont le souvenir est si intimement lié à celui de Louis le Débonnaire. On verra Charles le Chauve demander à un moine de Corbie, Ratramne, de l'éclairer sur la question de la prédes-

(1) Histoire littéraire de la France, tome V, page 153.

(2) Migne, PatroL, tome CIV, page 519.

(3j Histoire littéraire, tome V, page 551.

(4) Mullinger, The schools of Charles the Great, page 132.

tination (1). L'enseignement de Paschase Radbert, qui souleva la controverse sur la Sainte Cène, éclipsa celui des maîtres les plus en renom. Eudes, évéque de Beauvais, le grammairien Druthmar, sortirent de cette école. Si l'invasion normande fit disparaître ce foyer de vie iniellectuelle en Gaule, le couvent de Corvey, véritable fille de Corbie, fit fleurir en Saxe Pétude des lettres.

Citons encore l'abbaye de Saint-Riquier, dirigée par Angilbert, qui fut la rivale de l'école de Reims. En Tannée 831, sous la direction de Louis le Pieux, un inventaire fut fait des biens de l'abbaye, et, à cette époque, la bibliothèque ne comptait pas moins de deux cent trente et un volumes (2).

L'abbaye de Saint-Martin à Metz, dirigée par Aldricus, eut aussi un grand renom (3) ; à Saint-Mihiel sur la Meuse, il faut citer le brillant enseignement de Smaragdus; à Ferrières, dans le Gâtinais, le célèbre Servatus Lupus donna une vigoureuse impulsion à l'étude des lettres. Les auteurs anciens trouvèrent en lui un admirateur passionné; il les étudiait moins pour acquérir de la renommée que pour les pi lisirs tranquilles qu'ils procuraient à l'esprit; dans le commerce avec l'antiquité, il voyait non seulement un grand profit au point de vue de la « correction du style », mais vivre avec les grands caractères de l'antiquité, lui semblait devoir favoriser le développement de la personne morale (4).

On pourra peut-être s'étonner que, dans cette rapide nomenclature, nous n'ayons pas cité les deux grands centres qui avaient été des foyers de vie intellectuelle sous Charlemagne : l'école du Palais, et l'école épiscopale de Tours. Ces deux créations de Charlemagne avaient rapidement décliné à la mort de ce prince. Le nouvel abbé de Tours, Frédégise, successeur d'Alcuin, avec ses goûts mondains, et ses relations continuelles avec la cour, était peu fait pour maintenir une stricte discipline dans la communauté. Les immenses

(Ij « De Prgedestinatione Dei lihri duo ad regem Carolum Calvum ». Migne, tome CXXI, pages 11-80.

(2) Léon Maître, Les écoles épiscopales et monastiques depuis Charlemagne jusqu*à Philippe Auguste^ page 66. G. Becker, Gatalogi bibliothecarum ayitiqui, 1885, n° 11.

(3) Histoire littéraire, tome V, page 141.

(4) Voyez Migne, vol. CXIX, page 502, Epist. 35 : Etenim plerique ex eâ cultum sermonis quserimus : et paucos admodum reperias qui ex eà morum probitatem, quod longé conducibilius est, proponant addiscere.

revenus du couvent amenèrent sa ruine rapide ; il se transforma et devint spécialement une école fréquentée par les jeunes gens de la noblesse. On arriva même à exiger des « pensions » de ceux qui venaient y étudier (1). Les pressentiments d'Alcuin se trouvèrent ainsi pleinement réalisés. Au milieu du neuvième siècle, le monastère de Tours fut impitoyablement pillé par les Normands; sa position sur les bords de la Loire l'exposait aux tentatives hardies de ces pirates. Ce ne sera que deux siècles plus tard que cette école reprendra son éclat sous Bérenger.

Si nous avons insisté sur les principaux centres d'études théologiques du milieu du neuvième siècle, c'est que, dans le courant de la vie du moine dont nous allons retracer l'histoire, ces noms reviennent à tout instant. En efifet, après avoir été circonscrite entre Gottschalk et les archevêques de Reims et de Mayence, la querelle s'étendra dans la plus grande partie de l'Église franque ; on verra les théologiens les plus éminents prendre part à la lutte, soit pour, soit contre notre moine. La question de la prédestination occupera tous les esprits et sera l'objet de vives controverses dans la plupart des couvents.

Il nous reste maintenant A étudier la vie de ce moine qui souleva cette controverse dans l'Église. On nous pardonnera les lacunes que présentera cette étude qui demandait une connaissance approfondie de l'histoire intérieure de la Gaule au neuvième siècle. Les sources multiples auxquelles il faut avoir recours, rendent ce travail particulièrement pénible, et nous sommes loin de les avoir parcourues toutes. Une bibliographie du sujet semble assez superflue, car les ouvrages que nous avons consultés, seront cités en notes au bas de chaque page de cette étude. Disons cependant que la Patrologie latine de l'abbé Migne nous a été de la plus grande utilité (2) ; les passages des œuvres d'Hinkmar relatifs à notre moine ont été tirés de l'édition que le jésuite J. Sirmond (3) fit des œuvres de ce prélat en 1645. L'historien de l'ordre des Bénédictins (4) nous a fourni

(1) Mullinger, TU schools of Charles the Great, page 134.

(2) Tomes CXII, CXVI, CXXI, CXXII, CXXXV. Le tome CXXI renferme les confessions de Gottschalk et son épître à Ratramne, pages 346-372.

(3) J. Sirmond, Hinkmari arch. Uemensh opéra, Paris, 1645, 2 vol.

(4) Joh. MahUlon, Acfn Ordinis .S. Bencdwti^ tonio II,

aussi les i)las précieux renseignements. Quant au livre que le jésuite Cellot (1) écrivit au dix-septième siècle sur Gottschalk, Tanimosité et la haine qui s'}^ font remarquer ne permettent point d'accepter à la lettre les jugements qu'il porte sur ce moine.

Parmi les écrivains modernes qui parlent de cette querelle, et dont nous nous sommes servi plus spécialement, nous citerons :

H. Schrors, Hinkmar, Erzbischof von Reims^ Fribourg en Brisgau, 1884.

Y. Borrasch, Der Monch Gottschalk von Orbais^ Thorn, 1868.

A. Ebert, AUgemeine Geschichte der Literatur des MitelalterSy tome II, Leipzig, 1880.

Ph. Schaff, History of the Christian church, vol. IV, New-York,

J.-B. Mullinger, The schools of Charles the Great, Londres, 1877.

B. Hauréau, Histoire de la philosophie scolastique, tome I, Paris,

E. Dûmmler, Poetœ latini Aevi Carollni^ tome II, Berlin, 1884.

(1) Lud. Cellotii S. J. Uistoria Gothcscalcl, Paris, 1655. Ce livre fat écrit pour attaquer la doctrine de Gottschalk que défendaient les jansénistes. Parmi ces derniers, Mauguin doit être cité comme ayant pris le parti de notre moine dans son livre intitulé : Veterum auctorum qui in sxc. IX de prœdestinalione scripserunt opéra et fragmenta, Paris, 1656, 2 vol. 11 est à regretter que les renseignements fournis par l'auteur soient souvent incomplets ou fautifs.

GOTTSGHALK

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