ROMANS ET ROMANCIERS
ne m'a pas fait de mal, » vous dispenseriez- vous de le fouetter?
Miite nos in gregem porcorum. Quelle singulière fantaisie des démons, de vouloir se loger dans les cochons des Géraséniens. Ce n'était qu'un domicile temporaire. Aujourd'hui, l'esprit impur habite l'imagination de nos romanciers. Toujours le même goût pour la malpropreté.
Hier, ces messieurs décrivaient l'amour charnel ; aujom'd'hui, ils nous peignent le rut humain sous ses formes les plus abjectes. C'est leur toquade : tous atteints de cochonomanie . . .
C'est la nuit J'entends un bruit de travailleurs. Au parfum qui m'arrive par les fissures de ma fenêtre, j'ai deviné les vidangeurs. — Les malheureux !... ils gagnent leurs cent sous à brasser la matière, et Gogo gagne des mille et des mille, rien que pour en parler dans ses romans. — Ça n'est pas juste
La httérature romanesque cherche moins la gloire que l'argent ; mais nous sommes si bêtes que les deux choses lui arrivent en même temps.
Créer dans l'âme un impérieux besoin d'extraordinaire et d'imprévu, la dégoûter de la vie réelle, des choses possibles, des tendresses pai-