SOUFFRANCE
La souffrance fait l'homme meilleur ou plus mauvais, selon qu'il l'accepte bien ou mal. —
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S'il l'accepte mal, elle aigrit son caractère, assombrit son âme, diminue sa confiance en Dieu, le pousse au désespoir. — S'il l'accepte bien, elle dilate son cœur, fortifie sa vertu, illumine l'avenir, et répand à flots l'espérance et la joie.
Considérez le martyre d'Etienne : « Il voyait les cieux ouverts, et Jésus debout à la droite de son Père : Video cœlos apertos et Jesum stantem a dextris Dei. » Le type et la récompense !
Le Fils de Dieu, le grand innocent, a souffert. Il est debout devant nous, et nous montre ses plaies ouvertes, comme autant de lèATes glorieuses qui nous crient : Courage ! Euge ! Euge !
Qui ne voudrait souffrir avec lui ? Les cieux sont ouverts devant celui qui souffre, et lui promettent le repos, la joie, la gloire, l'éternelle félicité : Momentaneum et levé tribulationis nostrœ, supramodum, in sublimitate, œternum gloriœ pondus operatur in 7iobis. » — Tous les mots portent, pesons-les : — Un moment d'une petite douleur : Momentaneum et levé : voilà ce que nous donnons à Dieu ! — Un poids de gloire : gloriœ jyondus, au-dessus de toute mesure, supramodum; en des hauteurs inaccessibles à la nature : in sublimitate ; pour toujours : œternum : Voilà ce que Dieu nous donne !
Qui ne voudrait faire cet échange ? . . .