‹ Gouttes de véritéChapitre 124 sur 130 · G8 VERTU · texte numérisé non relu

G8 VERTU

Si Dieu ne récompense pas, dans, un monde meilleur, la vertu éprouvée et jamais en repos, elle n'est, ici-bas, qu'un pantin de ses perfections, bon, tout au plus, à étonner des badauds, et à amuser des fous

Saint Paul a dit des Gentils qu'ils étaient à eux-mêmes leur loi : Ipsi sibi sunt lex.

On a peine à comprendre ces paroles, quand on considère l'effroyable corruption des mœurs païennes, mais on y voit clair, quand on entend les aveux de l'âme éclairée dans les mystérieux arcanes de la conscience, par les grands principes de la vie morale. Les Gentils connaissaient la vertu et les hauts motifs qui doivent nous engager à la pratiquer.

« C'est la seule noblesse qui soit digne d'envie :

Nobilitas sola est, atque unica virtxis. »

(JuVEN. Sat. VIII).

« Elle est préférable à la vie elle-même, puisque c'est elle qui nous donne le droit de vivre :

Summum crede nefaa anim^m prœferre pudori, Et propter vitam vivendi perdere causas. »

(Id. Ibid.).

« Elle est l'unique moyen de nous procurer, ici-bas, quelque bonheur :

... Sem,ita certè Tranquillœ per virtutem patet unica vitœ. »

(JuvEN. Sat. X).

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