‹ Gouttes de véritéChapitre 126 sur 130 · VIERGE · texte numérisé non relu

VIERGE

Comme la femme, épouse de l'homme, est sortie d'une de ses côtes, la Vierge chrétienne, épouse de Jésus-Christ, est sortie de son côté, de la plaie de son cœur. Fille de l'amour, elle rempKt envers les pauvres, les malades, les infirmes, les ignorants, les déshérités de ce monde, les devoirs d'une maternité d'amour, maternité plus féconde et plus glorieuse que celle des mères selon la nature. Cette nouvelle Eve est la vraie mère des vivants, car, dans les malheureux dont elle a fait sa famille, c'est l'âme qu'elle veut atteindi-e, afin de lui donner la vraie vie : la vie de la grâce, et, par la grâce, la vie éternelle.

Si nous comparons les vierges miséricordieuses du Christianisme, consacrées par une vocation divine, aux vierges altières et cruelles, consacrées par la volonté superstitieuse du Sénat et du peuple romain, quelle différence ! Les unes, vouées à l'humble poursuite et au soulagement discret de toutes les misères humaines, les autres honorées des premières places aux divertissements publics du sang et de la mort, et n'ayant pas honte, dit Prudence, d'ordonner, par un

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