JEUNESSE
Trois maximes excellentes pour la jeunesse.
Il vaut mieux apprendre et bien savoir une chose, que connaître un peu de tout.
Il vaut mieux vouloir fermement, que désirer beaucoup.
Il vaut mieux se laisser bien conduire, que courir en Hberté.
Ne pas confondre le Juif spirituel avec le Juif charnel. — Le Juif spirituel savait s'élever au-dessus de la prospérité temporelle et dire avec le Psalmiste : « Beatus populus, cm jus Domimis Deus ejns : Bienheureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu. » Le grand objet de ses désirs était « la lumière qui devait éclairer toutes les nations, et glorifier le peuple d'Israël : Lumen ad revelationem gentium et gloriam plebis tuœ Israël. » En observant la loi, il en buvait l'esprit à cette roche mystérieuse où s'est brisé le Juif charnel. Il marchait dans la foi, il soufifrait dans la foi, il triomphait dans la foi. Par l'élévation de ses idées et la subUmité de ses désirs, il tient la tête de toutes les nations de l'antiquité.
Le Juif spirituel a été consommé dans le fruit divin d'une fleur virginale, le Juif, Christ-Jésus, fils de David par la sainte mère, fils de Dieu par son éternelle génération. Le rédempteur du monde est juif, né d'une mère juive, les Apôtres, continuateurs de la rédemption, sont Juifs ; l'Église, en ses éléments principaux, est toute Juive. Voilà ce qu'il nefautpasoubher, lorsqu'on parle de ce peuple.
Ce qui nous en reste, c'est le Juif charnel,
grossier interprète des promesses divines, attaché à l'écorce de la loi, contempteur de la grâce, meurtrier de celui qui l'a apportée au monde, enveloppé de la malédiction d( Dieu, et en proie à tous les vices qui furent l'opprobre de l'ancien Israël, et lui attirèrent tant de maux.
Le Juif charnel est un peuple parmi les peuples. Il a l'unité des Anges réprouvés, pour mal faire, et continuel sur les membres du Christ, le crime du Golgotha.
Je ne crois pas que son entrée dans la société chrétienne soit le prélude de sa conversion, ni qu'on puisse, en lui en ouvrant libéralement les portes, amollir sa tête de pierre, et son cœur d'airain. Je crois plutôt qu'il abusera de tous les droits qu'on lui donnera, pour multiplier les trahisons. Il faut le tenir à l'écart, jusqu'à ce qu'il se convertisse. Ne le persécutons pas, mais défions-nous de lui
Les Juifs ont commis le crime de Caïn. Saint Jacques le leur reproche : (( Vœ illis quia in via Caïn abieruntf)) Le nouvel Abel, le Christ chéri de Dieu, inquiétait leur âme jalouse. A la vue de ses prodiges, confirmation divine d'une nouvelle doctrine qui contrariait leurs grossières espérances, ils pressentirent la ruine du privilège dont ils étaient si fiers.
Ils ont tué le Juste, et Dieu les a maudits.