JUSTICE DE DIEU (1S
uniquement préoccupées de l'accroissement de la richesse et du bien-être.
Contre l'Église. Quelles trames perfides visant sa dignité, son influence et son pouvoir ! Quels applaudissements aux persécuteurs et aux traîtres, qui, par les chemins de l'astuce, s'avançaient vers le centre de la catholicité, pour s'en emparer !
Contre la société. Que de principes tendant à déconsidérer l'autorité, à glorifier la force, à sacrifier la faiblesse, à légitimer, devant les plus odieux forfaits, la lâche inaction des peuples.
Contre la famille ! Quelles spéculations sordides ! Quelles pratiques honteuses pour l'amoindrir ! Et partout, quel aveuglement de l'esprit public ! Quelle pourriture des mœurs ! Quel aplatissement des caractères ! Quel énervement du courage !
Et l'on croyait que tout allait bien !
« C'est le propre des cœurs pervertis, dit saint Augustin, de s'imaginer que tout est prospère, lorsqu'on s'occupe de la splendeur des bâtiments et qu'on ne prête aucune attention à la ruine des âmes ; lorsqu'on élève les masses énormes des théâtres, et qu'on sape les fondements des vertus, lorsqu'on se fait honneur d'une prodigalité insensée et que les œuvres de miséricorde sont tournées en dérision ; lorsque le superflu des riches sert à nourrir dans le luxe, des personnes