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POUVOIR

« Si jus violandum est, causa regnandi violandum ; cœteris rébus pietatem colas : Si tu violes le droit, que ce soit pour régner ; autrement, sois juste. » Telle était la maxime de César. Il l'aurait empruntée, dit-on, à Euripide qui l'avait prise dans les profondeurs de l'âme humaine, où elle est inefïaçablement gravée, depuis le jour de la première tentation. L'exécrable amour de la grandeur et du pouvoir ne connaît pas de droits, et tel qui, dans la vie commune, ne ferait pas tort à son prochain, d'un fétu, est prêt à toutes les injustices, dès qu'il ambitionne le premier rang. Le droit n'est, et ne peut être bien respecté, que par celui qui subit la grandeur et accepte la puissance comme un devoir.

Les bons gouvernements usent du pouvoir, pour faire payer tout juste au peuple, les services qu'on lui rend. C'est toujours dans les prix doux.

Les mauvais gouvernements usent du pouvoir, pour faire payer largement au peuple, les services qu'on lui rend. C'est toujours très cher

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