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sonnage, — aussi bien mon informateur avait-il l'habitude d'écrire pour lui des lettres à ses prétendues. Les histoires qu'on raconte sur son luxe asiatique sont fausses, et, quant à ses moyens, il est pauvre au point qu'il ne pouvait pas rembourser cinquante louis que mon informateur avait avancésprécédemment pour lui. Il vit en faisant des dettes. Mon informateur me dit qu'il s'est donné beaucoup de mal pour connaître le sentiment de Paris depuis le Directoire jusqu'en bas et qu'à l'exception de Barras et de Charles de la Groix, ils étaient universellement royalistes, c'est-à-dire tous ceux avec qui il a conversé * . »
Enfin, le 3 mai 1798 (16 floréal an VI) : « On dit que le parti de Barras a maintenant le dessus en France et Bonaparte en conséquence va à Rastadt^. » Ce n'était point Barras dont l'étoile montait ainsi à l'horizon, c'était Napoléon.
Jusqu'aujour de son embarquement pour l'Amérique (4 octobre 1798) Morris ne note plus guère que les embarras diplomatiques de la France et les nouvelles de la campagne d'Egypte^. En partant, au lendemain de la victoire navale remportée par Nelson, il écrit sur son Journal : <c Les Français, quoique battus, n'ont pas été déshonorés. La résistance ne fut surpassée que par l'attaque. Le Turc a déclaré la guerre, Naples doit être évacuée et ainsi l'Europe est liguée contre la grande nation, — grande par ses entreprises, grande par ses ressources et grande par ses crimes. Scra-t-elle grande dans sa chute^
1. T. 1,4). 34 a. Dans ses Mémoires, Barras, racontant ses relations avec les Lamotte, ne parle point de ce projet de mariage; mais il dit (t. 1, p. 47) '- « Heureux de ne m'ètre pas engage plus avant dans les relations Lamotte et d'avoir échappé à beaucoup d'autres intrigants de la Cour et de la ville, j'éprouvais le besoin de quitter cette capitale. » 11 a dit plus haut (p. Ai) : « Un certain Valois, qui s'appelait baron, comme tant d'autres (alors et depuis) me présenta à sa sœur, qu'il appelait la comtesse de Lamotte. » Y a-t-il quelque parenté entre le baron Valois et le .comte dé Pfaflenhosen ?■ Quant au second projet de mariage. Barras y fait peut-être allusion dans ce passage (t. Il, p. 47): « Ce vénérable patriarche (M. de Tournon) nous reçut avec la politesse exquise des anciens chevaliers. 11 avait soigné l'éducation de ses deux filles. L'une d'elles, qui a épousé le comte du Chaillant, s'est fait connaître par quelques pièces de tliéàtrc et par sa correspondance avec le roi de Prusse. »