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servir d'une façon passable, il récupérerait son autorité ; mais que pouvez-vous attendre d'un homme qui, dans sa situation, boit, mange et dort bien et est aussi gai que pinson qui vive * ? » Le 7 octobre, au lendemain du drame lugubre qui s*est passé à Versailles, il note encore : « Le Roi a soupe hier soir de très bon appétit. Qui soutiendra qu'il manque de courage^? » Et plus tard : « Aujourd'hui (i4 juillet 1791) une grande multitude est rassemblée au Champ de Mars, lorsque j'y vais, pour célébrer par une messe la prise de la Bastille. L'Assemblée a traité le roi très durement, mais le rapport, qui insiste sur son inviolabilité, passera. M. de Trudaine m'a fait connaître, comme le tenant du jeune Montmorin, que le roi est d'une nature cruelle et basse. Un exemple, entre autres, de cette cruauté est, qu'il avait l'habitude d'embrocher et de faire rôtir des chats vivants. En voiture avec Mme de Flahaut je lui dis que je ne pouvais croire de telles choses. Elle me dit qu'étant jeune il se rendait coupable de tels faits ; qu'il est brutal et sale, ce qu'elle attribue principalement à une mauvaise éducation. Sa brutalité le conduisit une fois, lorsqu'il était dauphin, jusqu'à battre sa femme ; pour cela il fut exilé pendant quatre jours par son grand'père Louis XV. Jusqu'à ces derniers temps il avait l'habitude dq toujours cracher dans ses mains, comme étant plus commode. Après cela il n'est pas étonnant qu'une pareille brute (such a heasC) soit détrônée^. » Le mot est aussi rude que celui attribué par Mallet du Pan à Cahier de Gerville*.
Malgré les sentiments chevaleresques de Morris pour Marie- Antoinette, son jugement sur elle n'est pas favorable. H parle à diverses reprises de ses amants^ et voici la conversa-