‹ Gouverneur MorrisChapitre 71 sur 150 · I. Mémoires, t. II, p. aSo · texte numérisé non relu

I. Mémoires, t. II, p. aSo

a. C'est la séance de samedi 3o juin, dans laquelle Pastoret, rendant compte de la situation au nom du comité extraordinaire, nommé par l'As-

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sérieux les acteurs et sachant que leurs vies avaient été en jeu, furent ravis, et leurs timides conseillers, tremblant sous le pouvoir tyran nique de l'Assemblée, gobèrent avec empressement l'appât de conciliation qui avait été jeté sans espoir qu'ils l'avaleraient ^ » Le i*^*" août il écrit encore à Jefferson : « Dans ma lettre n® 2, j'ai mentionné que M. de La Fayette allait commencer une attaque contre la faction jacobine, et je craignais son insuccès. Je crois en vérité que, si M. de La Fayette paraissait maintenant à Paris sans son armée, il serait mis en pièces. Dans l'état de choses présent, il paraît évident que si le roi n'est pas perdu, il deviendra bientôt absolu^. » Ce fut une véritable guerre entre deux armées ennemies, et qui comporta le caractère implacable, mais aussi les adoucissements conventionnels des guerres véritables, les négociations, les tentatives de traités ou de capitulations. Chose singulière et qui s'explique cependant par là, la Cour, qui repoussait avec horreur les avances des constitutionnels, n'avait point de répugnance à négocier avec les Girondins, les Jacobins. Cela se voit clairement dans les Mémoires de Malouet. « Dans l'entourage du roi « on entretenait, au nom du roi, des rapports dangereux avec les plus furieux Jacobins, avec divers membres de l'Assemblée. Guadet, Vergniaud, Pétion, Santerre étaient admis à cette correspondance^ ». Au commencement de juillet 1792 : « M. de La Porte (l'intendant de la liste civile) me confia alors sans aucun détail qu'on était en négociation avec les principaux Jacobins ; que moyennant de l'argent ils se chargeaient de contenir le faubourg Saint-Antoine. Je retrouvai là toutes les chimères, tous les petits expédients de M. Bertrand*. » Le 7 août « Montmorin se rendit sur-le-champ chez le roi ; Mme Elisabeth lui apprit que l'insurrection n'aurait pas lieu ; que Santerre et Pétion s'y étaient engagés et avaient reçu 760 000 livres

semblée prononçti un discours, qui fut envoyé aux 83 départements et dans lequel il faisait appel à l'union de tous les Français. Isnard s'y déclarait aussi l'un des vrais amis de la Constitution. Réimpression de l'Ancien Moniteur, t. XIII, p. 7 et suiv.

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