XX. — DEUX ROMANCIERS
Ce matin, j'ai lu une partie des Romans de Voltaire, lecture détestable, si on la juge d'après la, méthode conseillée par un sage, car cette lecture
ne pousse qu'à Finiinoralité. — c Rire de singe assis sur la destruction, t a dit, du rire de Voltaire, un poète de nos jours. On ne sort de ce livre que méchant, impur, ricaneur, aride et irréligieux. Comme Rousseau et sa Julie grandissent sur ces sépulcres vides et putréfiés de Voltaire ! comme on se prend à aimer le misanthrope en dépit de tous ses sophismes et de son implacable orgueil, à le respecter pour sa chaleur morale, pour son énergie de haine et d'amour!