Les adjectifs en j^CT et en j$CS sont des deux
Tû9 444] Deux. part. Ch. XXIV. Du genre des noms. 369
genres, les premiers quand ils ont le sens actif ou neutre, et les seconds, quand ils ont la signification passive, ex. : ^^'y JjILÎI la Vierge Marie, c'est-à-dire qui a retranché toutes les choses du monde, de ji — l3u couper, retrancher; Gi-jj JJ^ JLjill' Jean, le disciple vierge; j^^ ^1 un père patient^
jj ^^ ^1 une mère patiente, c est-a-dire Sj; l^ ; j^L-I- fJ^-i
ton frère est recoyinaissant , j^C^ di::^! ta sœur est reconnaissante, c'est-à-dire s JLJ: ; ,^J-I bil ^^ Marie notre mère bien-aimée, c'est-à-dire i^i^lu^i; ^.^i-' A-U^n u>.> /<?«r2, /e disciple hien-aimé, c'est-à-dire ^ji^' I ^Juilli; *Vj^ oJIa celle-ci est blessée; l-^^ si I ' j:.-«>-j ^« femme est revenue blessée; ^ ^\ il*J -^ L::! C^jy /«^ /?â555e auprès du cadavre d'une femme arabe.
Exceptions, jac ennemi fait toujours Sjoc, ex. : Sj-^ siyl wne femme qui est ennemie.
Quelques adjectifs en j^j, avec le sens passif, prennent aussi le signe du féminin, ex. : Sjl^ îJic une fin glorieuse ( ù^ IlSIc ) («).
Quelques autres adjectifs, avec la signification de <^, rejettent parfois le s : ^ slJl une femme stérile; dl^j SÔ jeune fille svelte ; ^aJ\ ^\^\ les os cariés; ^^j Â)i\ i^ ôl >^£Ia^ Ip ljj^ni[ siLiUI • ^ /âj malédiction de ^ Dieu n'est pas éloignée des pécheurs, qui s'obstinent dans le péché; ji) J^ îii* couverture nouvelle [b).
(a) Sib. 2^ part, n^ 431, p. 223. (b) Zamakhchari, p. 83.
370 Deux. part. Ch. XXIV. Du genre des noms. [ n^ 444
On dit aussi Z^JÂe^ ou J^ ^j sein stérile, 2° Les adjectifs en jj5Cl» avec le sens passif et ceux en ^^^Ci avec le sens actif ou neutre reçoivent le s au féminin : îij^Jl >fc Xl-Î 1 Thècle la messagère^ V envoyée y est venue me trouver; i^^=>^l 4sQl CÂj^ la chamelle, qui était montée, s'est accroupie : ;L^j pour ^l^^ et \j>j pour ^ 5^ , ; ji^ U.J et Sjv^l l\y\ homme qui aide et femme qui aide, Ij^ pour S'p^t; ^.S^dlL. et Acr' ÎSCU ^oî généreux et reine généreuse, ^cj^ pour ^^jiS^.
Exceptions. P L'adjectif jj> ^onc?w rejette le s au féminin, ex. : jjj>. Sl£ brebis tondue.
2^ Quand les adjectifs en j^^Ci et >50 sont pris substantivement, ils exigent toujours un i au féminin, ex. : iy^)\ ^iS /a messagère est partie ; ^j^\ Z^^=^ ^.a oLill /«? brebis est
/a /?ro2e du loup ; ^JT ojb (3 il « cAe^ /wz wwe femme ou
une fille honnête; <u)^ ^li r-y ^^ Noé a offert un sacrifice
à Dieu; ju-i Xj ^I Ojj* /^^ passé à côté d'une femme
tuée appartenant à la tribu des Banou-Asad («); li^ ^aS
wne femme maudite est partie; ixo-j ^.^^ vl>U un ami
e/ wTie (2m2e son^ morts; % j^». une brebis, une chamelle, une vache laitières; ^ j5 une bête de somme bâtée ; ZS^j une monture; Zjt- bête de charge.
Le mot j^^ vierge, dans ce cas, n'admet pas le s ,
(a) Zamakhchari, p. 83.
qo 444-445] Deux. part. Ch. XXIV. Du geni'e des noms. 371
ex. : ^A\^ ^^aÏÏÎ 1^^ '^^ IjyJÎ cJ^ Icl Vierge a dit : Le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses.
Il en est de même des noms de vent : ^^^Jl z^ ^^ V^^^ chaud a soufflé.
Participes et adjectifs sans s au féminin.
445. 1^ Certains participes au féminin ne prennent pas le s, parce que leur signification indique suffisamment leur genre : ^^lS^ ou ^SH^ et aiil; ou jl^:< formée (jeune fille); UU enceinte, «^ y nourrice, v^U pudique, JaL^ gui a un enfant, jA\^, iljU et ^^iL qui a ses règles, ^\^a qui enfante des filles, jllU répudiée, ^^<a«^ nubile, J--Uc 5an5 ornement, LU $'w^ «5 perdu ses enfants, Jsl^^ qui éprouve les douleurs de l'enfantement, ^^[^ qui n'a pas de voile, it stérile, ^\ et VkJ:^ qui reste privée d'enfants, iijjLA qui a un petit assez grand, ^ qui a un petit (chienne), ^^.o^ ^1/2 «5 wn enfant, j^u ou IaI* grosse, ^:^ ^'we me^ «w monde deux jumeaux [a).
Ceci a lieu, quand ces participes indiquent un état habituel ou une action permanente ou indéterminée • r^ Jk Ip J^ JjCii <3:e> /jzVze o?e toute mère privée de ses enfants; ^^.î C ôxL* ^3 ^^ù==>j VI /^ n'aime monter une jument que quand son poulain est assez grand pour aller seul; 4^1 i; jllL Sl^l ^Jf^ Dieu a défendu d'épouser une femme repu-
(a) Sib. 2» part, n» 342, p. 88.
372 Deux. part. Ch. XXIV. Du genre des noms. [n° 445
diée; *^ a lit rjid 4^3V une nourrice est indispensable
à tout petit enfayit.
2° Ces mêmes participes prennent le S , quand il s'agit d'un état accidentel, d'une action actuelle ou déterminée : Z jJit ûV I ^-i sl*--Ai ma jument n'a pas actuellement de poulain assez fort pour qu'il aille seul ; \jl X2\h t/^ demain elle sera répudiée; t IsCJÎ I ^ ciCHj i^}. * ^I ji'kl \ 'js^a Venfant a sucé la mamelle de la nourrice et a cessé de pleurer [a).
3^ Les adjectifs ôUas- pudique, ^jljj réservée, Ji^ grave, modeste, y^\fS formée et ^-i*^ impudent, qui ne se disent que de la femme, rejettent le s, ex. : Jl^ j O^J Si j. 1 femme réservée et grave ; i)^^^ %\îb jeune fille pudique ; ^J\^ *'jt>-
servante formée; 4 j>.j)l ^lîj 3*^ vieille femme impu-
dente (h).
Femme pudique, réservée, sur laquelle ne plane aucun soupçon et qui reste avec la faim, eut-elle devant elle les chairs de grands chameaux.
R^ARQUE. D'après les Koufîtes les deux mots ^l^ efflanqué et ^l&
amoureux peuvent être sans le Z au féminin, ex. : ^U« i»lj une chamelle
efflanquée; ^jilt l\j^\ une femme amoureuse [c).
(a) Sib. 2« part, n» 342, p. 89. (b) Sib. 2^ part, n^ 436, p. 238.
(c) Zamakhchari, p. 83.
n° 446 ] Deux. part. Ch. XXIV. Du genre des noms. 373
Des formes SIL — jlsCL et j^ZX* , et des formes dUntensité en ; .
446. V Les formes JCi^ — jl5d^ et jvCLI*, ainsi que les formes d'intensité terminées par un S (239), sont des deux genres dans les adjectifs, ex. : Jl.,ôi5 J<i.j homme très gênéreux, Jl^Ial* o'j»l femme très généreuse; jy.^ pMc un serviteur ôeflî?/ parleur, Jy^ i jU- wwe servante belle parleuse; \^ jvisd wn enfant bavard^ ^j\tS^ 4— ^i wne /?//e bavarde; ^j 'iSZ.^ jeune homme ridicule, 'SSZj^ ix:^ jeune fille ridicule;
S;^ jU. w^i voisin calomniateur ^ l'J^ SjU wne voisine calomniatrice; SjiJi^^ ^-^ vieillard radoteur, aj\l^ jj^ vieille radoteuse ; ^>^ 4) jU ou (»Mc un serviteur ou i^rze servante qui se presse sur les autres dans la foule; ^l^ r^ un frère très intelligent, ZA^ ,z^^ une sœur très intelligente; <^iS^ Ix- un oncle très généreux, X*\^ v»lc ?^^<? tante très généreuse; Xà^a jl^ «^^^ peureux, 5jj ûtl ànesse peureuse; <cp al- seinneur très noble, ac 5^ Sj.!.- wne o?â;me très noble; if/j ûl.a>- un étalon très ombrageux; 43ji ^^jj une jument très ombrageuse.
Remarque. L'adjectif ^^C-â» reçoit souvent le ; du féminin : ol»
^>.^^ ou "vUL^ une chamelle robuste. Quant à ^Ss L* et jlx. i«,
il est rare qu'ils l'admettent (a).
2^ Les deux adjectifs J<S^L1^a pauvre et JCtL* convaincu
(a) Sib. 2e part n» 342, p. 89.
374 Deux. part. Ch. XXY. Du pronom. [11° 446-447
exigent un s au féminin : luiC-.^ '^J^ une pauvre vieille
femme; îîll^ s'y«l une femme convaincue [a).
On dit cependant quelquefois O^^^lw. ^^Ujl wne pauvre
veuve (h).
3^ Les adjectifs en jlsCJ^ et jvk-Â-* , pris substantivement,
demandent le signe du féminin : iliC^l I sl--i^ Icl pauvresse
est partie; SjUa*^ j:^ b /^^ ^'^ ^^^^ (femme) parfumée.