‹ Grammaire arabe, composée d'après les sources primitives (volume 2)Chapitre 162 sur 185 · L'adverbe d'interrogation li s'emploie seulement · texte numérisé non relu

L'adverbe d'interrogation li s'emploie seulement

n" 504 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 447

dans les propositions affirmatives avec l'intention de vérifier la certitude d'une chose.

P II peut précéder une proposition nominale : ^jj U JU Pierre est-il assis? sjc^ '^jIc *ji as-tîz un livre chez toi ? U^ jA Ja est-il ici ?

2° Il peut entrer dans une proposition verbale avec le verbe au passé : -Xj^\ wÂJi^*^ z^è^ JU as-tu parcouru les ou* vrages des savants ? o ij Jj^ jj 3 as-tu vu Zaïd?

3° Quand il accompagne un verbe à l'aoriste, celui-ci a toujours le sens du futur : j^iî I -^ L^i» Jb ji partiras-tu demain? on ne dira donc pas ôV I ^^ JT ji pars-tu maintenant ?

4^ Si l'interrogation renferme une disjonction, on fait précéder celle-ci de la particule jl ow, ex. : ^1 ^^ .L j:^^ Ji idi C-ij ^ «5-^w frappé Pierre ou bien as-tu eu pitié de lui ?

juJl ji ^ i)j ;& U as-tu du froment chez toi, ou de

lorge? ^j^Jû jl ^^<I5CJ Ja écriras-tu ou bien liras-tu?

Ar^y ^<^^k j«>Ji j' ry^* J^^' -^^ >-**^^. *^' j^^ J* est-ce que le monarque ordonnera de composer la vie des grands

hommes du pays, ou bien prescrira-t-il de leur élever des

statues ? On emploie aussi A avec le sens de « ou plutôt ».

5*^ L'adverbe ji ne peut précéder ni une négation, ni les

particules ^<[ si et J\ certes, ni un substantif déterminé suivi

d'un verbe, ni une proposition conditionnelle. Les locutions

suivantes sont donc vicieuses : ^ i U est-ce qu'il ne s'est

pas levé? ^JC a»3 rB ûl J* est-ce que, si Zaïd se lève, tu te

448 Trois, part. Ch. IL De l'adverbe. [ n« 504

lèveras ? ^ B -^ 3 Ol J^^ est-ce que certes Zaïd n'est pas debout ? ^15 -bj Jife Za'id s'est-il levé ?

Toutefois elle peut précéder un mot transporté ou indéterminé : o^'i? -b'j Jtf> as-tu frappé Zaïd? on peut dire de même tlLl>^ ?: j^ (jliall U est-ce qu'un démon chasse un démon ?

Remarque. L'opinion commune des grammairiens est que J.* ne peut précéder le sujet déterminé d'un verbe; cependant il n'est pas incorrect de suivre le sentiment du grammairien Ichmouni qui permet le contraire.

6^ Cet adverbe ne peut servir à une interrogation oratoire; la particule 1 est réservée à cette figure (462, 8^).

7^ Il suit les conjonctions ^, A et i^, ex. : U? Uj a-t-il prié? jjjill -j^ Uoll ci \a (Sj Ja ^ ensuite verras-tu ce qu'il y a de vanité dans le monde ? ly.) U A ^^j:Si U écrira-t-il ou plutôt lira-t'il?

8^ On peut remplacer par une interrogation avec ji, soit

une négation, comme jjld I ;F^"i J* est-ce que l'hypocrite

prospérera ? c'est-à-dire ^'f^^ V «^ ne prospérera pas ; soit un

ordre : o^::^ ^î 1 U e5^-ce que tu seras diligent ? pour aJj>-[ sois diligent.

9^ L'adverbe U peut suivre ^^°^\ U f ignore, ^ ^t c^\ plaise à Dieu que je sache et les expressions analogues et perdre son sens interrogatif; il se rend alors par «si», ex. : ^j^l U <^°Ic J^ ji juaÎI (^î <j-^ ' J^ /'^^^^^^ s'il fera l'aumône au pauvre ou bien s'il sera avare à son égard.

n« 504-505 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 449

plût au ciel que je susse, si le monde verra ce que je vois et partagera mes desseins.

10^ Il entre dans certaines locutions elliptiques : «ci ill Ja en as-tu besoin ? sons-entenàu. 4>.U; ô^ d^ J^ veux-tu que?

11° Uni à la négation V, il forme une particule d'exhortation avec le présent : dl olj i^-^u^^j iil rjV ôjU Û- JÈJ M<ê pourquoi ne pas f arracher à ce qui fera ta honte et ton déshonneur ? et de reproche ou d'excitation au repentir avec le passé : c^ ' Ma est-ce que tu n'a pas cru ? -I o' i& 5li iJ iilll eh quoi! n'as-tu pas encore pardonné à celui qui a imploré son pardon ?

De l'adverbe Lii»

505. Les adverbes Ga et II^a signifient «ici» et indiquent un lieu rapproché; fjUA et ill;^ ont le sens de «là» et se disent d'un endroit, qui n'est ni loin ni près; enfin, dlilu> veut dire «là-bas» et s'emploie quand il s'agit d'un lieu éloigné :

dii>A ^'î ^4^12 i Ji y ^'^^ fjGi "^'j '(^' fi^-^ jiL '^' Lé^ iiA o\r

un aigle était ici; il s'est envolé et se mit à planer dans l'air; puis il s'est posé là, et enfin il s'est enfui dans le dois, qui est là-bas.

ils peuvent être accompagnés des prépositions '-^ et Jl, ex. : dii^A J,[ 14* A-* ^y^j\ 2/5 5e sont transportés d'ici

là-bas.

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On dit aussi La , LaU , illl^ et ilû^A pour indiquer un lieu éloigné : L:<fcU ou bt ^oi' j-Ac l> loin d'ici, ô ennemi de Dieu !

Adverbes interrogatifs.

506. Nous avons indiqué, en parlant des particules précédentes, celles qui ont un sens interrogatif; il nous reste à signaler les autres dans ce paragraphe.

P ^A quand : J^y^ /.& jU^' ^l-^^ I ^^ quand finira

Vexil? ^^ Ua ^a quand cela arrivera-t-il ? \jo j z^ \j ^^

quand as-tu vu Zaïd?

2^ -Ca Jl combien de temps? Vj ^j C ^^J.i ^-^ J,[

„^,,^!^ combien de temps, Seigneur, implorerai-je votre secours, sans que vous m'exauciez ?

3° S en poésie, au lieu de liS*^ comment, ex. : ù^^ S 1^ Ja^T tt^l liij ^ J,[ comment inclinez-vous à la paix, quand le feu de la guerre est allumé?

4° i pourquoi: iliS ïi'^J^ J^^ et il leur dit : Et pourquoi cela ? I cJ i^ J ^i ^11^ dit : Et pourquoi ? .^Juj 1 pourquoi as-tu agi de la sorte ?

5° ISII pourquoi: ^^J^ ^^Ul pourquoi es-tu venu?

6^ ^ pourquoi: f.\jij\> Z ^15 V ^ pourquoi demeurer

dans la terre lointaine ?

"7^ rMc pourquoi : 1 J^ J^aS pMc pourquoi dis-tu cela ?

8° IS^ pourquoi : j^J:>. Ij^ pourquoi es-tu venu ? Jl î

n« 506-507] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 451

cil ^'4 [/" cil* 'ul^ cJ^ 1-^*3 i»-x^ y<? 5^^'^ ^/^e' trouver Zaïd. — Pourquoi ? — Pour qu*il me fasse du bien.

9^ \^ ^ et pfc?- jusques à quand? dL.:i jT ^^Ji ^t?jusques à quand remets-tu de faire pénitence ? J,^ ^4*^ ftifjyi '• p (V^ "^ J ^^^J ( Hariri ) jusques à quand te reposeras-tu dans ton orgueil^ et ne quitteras-tu pas les vains plaisirs ?

10° ^A de quoi : i)yj^^ '^ de quoi vous étonnez-vous?

11° fV> jusqu'où : jîj^î j-« U^ c.; 1 d di> ^/ ^% où te conduira ta stupide audace ? cfXp ''Çy^l^ rVl (Hariri) /w^- ^Me5 à quand resteras-tu dans ton erreur ?

12° ^^ 5'W^^ quoi, avec quoi? zJ^ ^^ qu'apportes-tu? Jlî

/e V252V dit au roi : Que ni' ordonnez-vous , illustre monarque ? Le roi répondit : Je t'ordonne de rendre justice à l'opprimé.

13° ^ de quoi : '^^{J^ ^ de quoi vous informez-vous?

14° Les propositions suivantes et semblables sont assimilées en arabe aux propositions interrogatives ; en conséquence ri s'y élide dans la particule U employée avec une préposition : dllS i li -v^ j^* nous avons déjà expliqué pourquoi cela arrive, ^v^b-J^' ^ <> ù^-I. dl«>l i jl^ d'après ce que tu dis, on voit clairement d'où vient cet argent. Noms pris adverbialement.

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