Cette particule indique la demande ou le comman
dément : ÔZ f^A^ pU di.,— I ^^SJcJS ZJ^^^ 11 ^^ ^S\\ \\\
J^jVl le dilâr^U' (i ^5 dHv^ ^50 ^zo^^'e Pe/'e ^'wz êtes aux deux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Elle est d'ordinaire précédée des conjonctions cJ et j ; dans ce cas, on supprime presque toujours sa voyelle ; c'est la même chose après la conjonction ^ ensuite, ex. : ^')1 \y.j^^ qu'ils exaucent leur mère ! J^\ ^'} «^..wb l»^\Jj qu'ils croient en Jésus y Fils de Dieu; ullcj <u)l fJjtJ ^ ensuite que Dieu nous bénisse !
Elle peut se sous-entendre : dii t j ^i^ que notre Seigneur te pardonne.
De l'adverbe négatif V*
492. P II s'emploie avant les noms et les adjectifs, ex. : îÇ l\^ IV Jo.j c est un homme qui est venu et non une femme; i-T j^i V ^y, lUU c'est Paul et non pas Pierre qui est venu auprès de toi ; \ J- V 1-0*3 <->j<>\ f'^^cippe Zaîd et non pas Amr; j^^^l» V[ S^C Vj^^>Î^V il n'y a de salut et de bonheur que dans le Christ ; ^^IS^^Vj ^l£ V Jj'j Zaïd n'est ne poète ni écrivain; -iV.'L \ÙL Vj dlJl ^^^ ^^ ^2<?^ c'est tout un.
n" 492 J Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. ' 433
On emploie V comme correctif au vocatif : V ^^ Cj. ' ^ ^^ j'J ô mon neveu, non pas, je me trompe , o mon cousin !
Il a le sens de j^ non avant un adjectif : ^j^yJ^ V ^ i cheval doux, docile, pour ^yjl» jU»
Il se rencontre dans les expressions analogues à celles-ci : dlUl v^l^ JU jS V jj\». z^JhcL\ tu as demandé raum,ône, à une époque où il n'y avait pas de riches, et tu as été déçu
dans ton espoir.
^^^ >.> ^ , , ^ i > - 2^ Il accompagne le verbe au présent : tMJ^I IS J^\ ^^^ V
Dieu n'aime pas l' orgueilleux ; ASZs^ V-V)3^U. Zaîd est venu sans parler.
3^ Il se met aussi avec un verbe au futur : U)" \ iLl^ V il ne partira jamais.
4° Il se place avec un verbe au passé dans une phrase explicative en se répétant : Vj J^=»^ Vj ^J:. V "\^ ^J.\ ^li^ CL-I Vj jùài comment a-t-il imposé une amende à celui qui n'a ni bu, ni mangé, ni parlé, ni fait entendre un m,ot de murmure ; ^jU Vj ^L ^Ij fj^l ^U- ^o^ /rère est venu; il ne rna pas interrogé, et il n'a pas répondu à mes questions ; Ja5 <^ f^^3 C-*>y V U (j^ti 2*/ ;72'e5^ arrivé ce que je n'attendais pas, et ce à quoi je n'avais jamais pensé ; C*^. ^ Vj sI^xo-lV /;^(JjO quelqu'un qui m'est indifférent m'a visité.
5"^ Avec le passé ou un nom d'action à Taccusatif, il indique
une déprécation ou une imprécation : i)y 'j^i V que tes
434 Troie, part. Ch. II. De l'adverbe. [n0 492
dents ne soient point brisées ! fJlaT cJb V que tes mains ne soient point desséchées ! <llo 4Â1' fJjl ^ que Dieu ne le bénisse point! Ijl*^ slJj V sois toujours heureux! Ijl?- V Jy3l jj jll combien est mauvais l'enfant rebelle ! d\> Li-' ^ V ne sois pas le bienvenu !
6® La particule V , avec un serment et un verbe au passé, marque la négation énergique d'une chose : iiljlj: .j:^ 1 V 40)^ par Dieu, jamais je ne resterai chez toi.
Remarque. Dans les autres cas, la négation V ne s'emploie pas avec
le passé ; néanmoins on trouve l'expression suivante : 4JU.3 V %^^..'^ y \ {S\
'^ ^ quelle est la mauvaise action qu'il n'ait pas commise ?
7^ Avec le mode conditionnel ou le futur affirmatif, cette
particule indique la défense ou la déprécation : J^ V uy V
//^ V jy}\i a^'î V J^ V ^^ sois point fornicateur , ne
tue point, ne vole point, ne porte aucun faux témoignage^
ne trahis pas ; illj àj^\ Ja^ V que Dieu ne te brise pas
les dents! u^a dbjl V que je ne te voie plus ici!
8° Elle peut suivre une préposition : ^^t%j ^U Mj cJ^ je suis venu sans provisions et sans rien; % ^^ V -^ ^.^.Jac. il s'est fâché pour un rien; ou précéder le correctif iT- JJlî l) V "yai 4* c'est un voleur, ou plutôt un assassin.
9*^ Elle est quelquefois explétive : ja*ll Ij i j 1 Sj^ ^.X-*^ L* 4^j-Uj (^jji.i V 0^ J-^ q^^ vous a empêchés, quand vous avez vu l'ennemi s' approcher , de m'en prévenir ?
10^ La particule V se répète avec la conjonction \ dans
n" 492 ] Trois, part. Ch. IL De l'adverbe. 435
une énumération : 1° avant chaque sujet déterminé précédant le verbe exprimé ou sous-entendu, ex. : ^ « juV I V ^P*^ jy\i\ Vj ni le prince ne connaît l'affaire, ni les subalternes n'osent en parler ; ^AJ^ Vj jGH ^^^ crj^»' V ^/ Pierre ni Paul ne sont à la maison ; Jl^ y* iJj^^ Vj fJjjM V ni ton père, ni ton frère ne sont malades ; 2^ avant chaque sujet indéterminé, lorsque le premier est séparé de la négation : o\y*\ Vj J*-j jiail ci V il n'y a ni homme ni femme à la maison {a); 3^ avant les qualificatifs : V J^J; cJjJ* A^ Vj /^jj f^^ passé près d'un homme ni généreux ni avare; Ç^i; V, é^li, V iJ^V^S ton frère est re.enu sans rire ni pleurer ib) ; 4^ après la particule négative juj, avant
les mots qui suivent le premier régime : ^1 Vj <J^ J^ ^y* 7i>
C^^ Vj r^ Vj il est resté sans père, ni mère, ni frère, ni
sœur.
Partout ailleurs, la répétition de la négation V est libre, spécialement quand les verbes sont à Taoriste, par exemple :
ni ne boit ; ou lorsque le verbe au passé a le sens de l'aoriste : £)-b cJ^ Vj OU cJ^J lly jj^j V çue tes dents ne soient pas brisées, ni ta main, desséchée ( bénédiction adressée à celui qui a bien parlé ou bien tiré de Tare ) ! V ou S^Ct^^j u^^ ^ Jz'^^ ^\ 6il«- ^l n'y a de salut, ni de bonheur que par
(a) Zamakhchari, p. 36. (b) Sib. V part, n» 184, p. 313.
436 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 492-493
le Christ ; jUI J,^ sl^^l V ou sl^^lj J^j V il n'y a ni homme ni femme à la maison.
IP Cette particule se place ou se répète après la conjonction ^, quand le premier nom n'a pas la négation V • Jj> Vj <j-jla) ^U U Pierre et Paul ne sont pas venus ; pB lij) Vj ^j» V ^jla> Pierre s'est levé et non pas Paul ni Jean.
12^ Pour donner plus de force à la proposition, on peut répéter V à chaque mot énuméré : (/î Vj (^1 V^i % \^
^\ Vj il ne me reste ni père, ni mère, ni frère ; ^ jU [♦
i>^e^^^ en dehors de l'humanité du Christ, n'a rien créé de plus grand, ni de plus noble, que la Vierge Marie.
13^ La négation V , avec le passé, peut suppléer à 1 ou à u dans une énumération : ùj)^ J' ^x\-^ w^'i^LoI ' a^ Cj^, ôjjO' eOj Vj /«2 éprouvé des malheurs [tels qu'on n'en a jamais vu, ni raconté de semblables ; t) Ij Vj illjj-b u je ne Vai pas frappé, ni même vu.
De l'adverbe négatif oV ♦
493. Nous avons déjà parlé de l'origine de ce mot (87). Il ne s'emploie qu'avec le nom de temps J^., ex. : ^ ISo' û^ CJ)i ce n'est pas le temps de pleurer [a).
Quelques grammairiens l'emploient avec les autres noms
(a) Zamakhchari, p. 36.
n« 493-494] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 437
de temps : *a;^ 4cL oVj SUJI ^J^ les oppresseurs se sont repentis, alors que V heure du repentir était passée.
De l'adverbe Ul^V •
494. C'est une locution adverbiale composée de V négatif de \^ égal et de U ; elle veut dire « surtout » avec une idée de supériorité : ^^^ 1 LL-V r^d I Ijlil le peuple a répondu^ et c'est surtout votre père, quia le mieux répondu; ^'i-\ oLç; ^ .^^^ r jL> \aS^ U^ Ll-V lyieu aime tous ses serviteurs, surtout celui qui le sert avec joie ; VS\j UL-V J<'j ,c-^ Z«2'6^ ;?ze plaît, surtout à cheval.
Elle est très souvent précédée de la conjonction j , ex. :
plein de zèle à acquérir la science, surtout la philosophie et la théologie.
Après lll^ V on emploie d'ordinaire la conjonction 3 avant une proposition nominale et Si) avant une proposition verbale, quand ces deux propositions sont des incidentes explicatives : Sj^ ji Cj ^j \< -V ^\^}^ \-yO donne à tes parents,
surtout quand tu es opulent ; -^^il S») \.^^ dl^^ ^^1 */,-^^ di^l fais du bien à ton frère, surtout parce qu'il t'en a fait.
Remarque. On trouve aussi l*— .- V .
On rencontre de même 4J>L9 11. ^ V surtout un tel; jj>li L di-*. H id.; o^/'^A ià.'.'^o^'lX'^H id. ; 0>ti "^-V id. ; ^llîll|iÇ-V surtout lorsque tu auras fait ; »1IU i 3-*-^ O-^ (5- "^ surtout celui qui a fait cela.
438 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [n0 495
De l'adverbe j2.
495. P II précède toujours un nom et indique une espérance ou une crainte [a) : ^^Ij ^.^i-' J»i peut-être que Pami vient;
LI4 joJI U peut-être que V ennemi s'approche; (^Ij IJlj <î^\l. '^ J,^ Jb' V:ljl5 i^'jll Util ^^^ 4j£ dlilî ^-i U lipLill J-ull >jj j >.;i-l 14 (J,l e^jl Jl«l quand le philosophe vit les injustices que le roi commettait envers son peuple, il dit : Il faut que je lui adresse des avis ; peut-être le ferai-je revenir à des pensées de bien et à des sentiments de justice ; y«ll i:lC ISI di^ /C^y ^^'1 J*l espérons que ton père te rende ses bonnes grâces, lorsque tu lui auras demandé pardon.
2P En poésie, il signifie « peut-être », lorsqu'il est suivi de la conjonction ^1 \ àxSs> iJU ^1^ i)\ Uj» dU»l peut-être quelque jour V arrivera-t-il malheur.
3^ Le verbe de la proposition peut être au passé, au présent ou au futur. Cependant il est rare que Ton se serve de Ji, lorsque le verbe est précédé de ^ ou de ^\^ : -^^ 2il *--- diJa**- it«l ^.JiLlI ci ^\i> presse-le dans tes demandes; peut-être t' accorder a-t-il ta requête.
Remarque. Il y a douze manières d'écrire cet adverbe, ce sont : J^ —
(a) Zamakhchari, p. 140.
no 496-497 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 439
De Padverbe négatif 1.
496. Cet adverbe s'emploie avec le verbe à la forme conditioimelle et lui donne le sens du passé : ô^po» ^x \^ <y^-l \ *w£ c^ ' "^ J-J 2^ ^^ ^'^^^ P^^ levé, il a tenu les yeux baisses et il n'a pas proféré un seul mot.
Remarque. Il se sépare quelquefois du verbe en poésie par une proposition oirconstancielle : si-jiJ 1 J i^^xJ" iJlij3 ù-*^ li>l rJ ^\tu n'étais pas à la maison^ quand nous Vavons visité.
De l'adverbe négatif (j (a).
497. Cette particule négative donne au conditionnel, qui la suit, la signification du passé : j^i IJ j j^l ^L* il a cueilli les fruits et les friiit s n'étaient pas mûrs ; >^Aji) (^1 ^^*AJi) Ù ils ne sont point partis pour leur paijs; b il^ *u)l J^ O û^. ♦^ °f.%4Û f^^^ ^' "^ > ^' J*^ />zew rï''<a5 jo«5 /aeV éclater sa colère sur les coupables, parce qu'il leur accorde un délai pour faire pénitence ; ô^ Si^*-^^ cette chose n' a jamais existé, mais elle existera.
Il y à certaines observations à faire sur l'emploi de cette particule :
P Elle ne peut entrer dans une phrase conditionnelle; on ne dira donc pas AZ ^^SCJ JUlT uJ ul si tu n'as pas appris, comment pourras-tu enseigner ?
(a) Zamakhchari, p. 142.
440 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [n0 497
2° On ne peut pas s'en servir, quand il s'agit d'une période de temps passé, mais interrompue; on ne peut pas dire ôiS^ f ciii Jxi Ci c^^^ n'existait pas d'abord; ensuite cela a existé.
3® Cette particule ne peut nier une chose, qui a eu lieu dans une époque entièrement écoulée; ainsi l'on ne dit pas X^i^ ^li I *Ql ci iJ p-^ ^ Ù ton frère n'était point malade Van dernier.
4P Elle ne peut suivre une particule indiquant la succession momentanée de deux actions ; ne dites pas ^.7 IJlj .^^^ J^ ^^ suis levé, et ensuite tu ne t'es pas levé; ^T U.U c^ ^ J^ ^^ me suis pas levé, et puis tu ne t'es pas levé ensuite. Si la seconde action persévérait, on pourrait employer tj , ex. : C-ûT Ù j âii O^ialii^ f^s^ ^^ démon s'est révolté contre son Créateur y et ne s'en est jamais repenti.
5° On se sert aussi de û-f pour nier une chose dans le passé, tout en attendant qu'elle se vérifie dans Tavenir : ^^^ Ù 'yaîll signifie que le voleur n'a pas encore été emprisonné jusqu'au moment où l'on parle, il est vrai, mais qu'on attend son emprisonnement.
Si l'on nie qu'une chose attendue se soit vérifiée dans le passé, on peut employer la particule Q , même lorsqu'il s'agit de deux actions successives momentanées : I Ij IJ j CJ^ J,> (^-ur veut dire d'où, vient que j'ai lu dans l'attente que tu lirais après moi et voilà que tu n'a pas lu ?
no 497-498 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 441
Remarque. Il s'emploie dans une phrase elliptique : \jj f'Jj-r^ si.-?ti
i^.«î pJli jj-^ \ vi-oUs U l j ye suis venu à leurs tombeaux^ étant prince et sans Vêtre, je les ai interrogés et ils ne nCont pas répondu.
De l'adverbe négatif ^1 ,
498. P II se construit avec le subjonctif et lui donne la signification du futur : la, I ^^^\ ^^ ^\ ^ je ne m'ennuierai jamais de V étude; j^' r Jl ^j*j X J ^^^ ^"^ s'embarqueront pas aujourd'hui.
2° Il s'emploie pour exprimer un souhait :
jLfi S^i. u\L '^< 1 j- Î3 V '(?' '^\^\}yj 'J
PuissieZ'VOus rester ce que vous êtes, et puissé-je moi-même durer pour vous, ce que durent les montagnes inébranlables. 3^ Il est rare qu'il suive un serment :
/Vzr Dieu, ils n* arriveront pas tous auprès de toi, jusqu'à ce que je sois couché, enseveli dans la poussière.
Remarque. Le tableau suivant fera comprendre le sens précis de chaque négation en arabe (a).
. iX-j J il n'a pas écrit est opposé à .^.iS il a écrit.
v«,^j:x» U il rCa pas encore écrit « w-ii A> ^7 a déjà écrit.
1J:5 C il n* a pas écrit « C ii AiJ certes, il a déjà écrit.
w.ixJ' C zZ n^écrit pas maintenant « ^-.ix r z7 ^cn7 maintenant.
v.^.<j:Sv^ V ?/ n'écrira pas « ^.:<..i èZ écrira bientôt.
,^IX j ^ il n'écrira pas du tout « v«^:x» ^j. J î7 écrira plus tard.
(a) Sib. po part, n^ 259, p. 408.
442 Trois, part. Ch. II. De Fadverbe. [n» 499-500
Des adverbes ^'J et (^'j -
499. Ces deux adverbes comme Vl (466) et >U (504) sont des particules d'exhortation vives avec l'aoriste, et de reproche ou d'excitation au repentir avec le passé : ^J ou d^ ji ^ rJ^ y comment .^ tu n'honorerais pas tes père et mère? <tX y\ C^'^f\ ^^ ou Vji comment! tu as osé ne pas honorer ton père et ta mère? à>ijl /,-« OjjU^' ^} ou Vj^ eh quoi ! n'as-tu pas eu horreur du vice ?
De l'adverbe z^ •
500. Cet adverbe est toujours suivi d'un nom ou d'un pronom affixe.
1° Il exprime un souhait par rapport à une chose impossible ou difficile : Xa^ ^y^ ^Cljl j^j plût à Dieu que la jeunesse revînt un jour ! i ic J^^l^l c-J plût au ciel que l'ignorant devînt instruit !
2^ Il est peu employé, lorsqu'il s'agit d'une chose possible : f^^"^ IJuil oJ fasse le ciel que le malade soit bien portant !
3^ On dit aussi tÛ , ex. : /► Jl^li il^^ I t^) plût au ciel que ton père fiit aujourd'hui présent! \^ n'est jamais employé
avant 'un verbe, mais toujours avant un nom ou un pronom.
4° Il signifie quelquefois CjJ<c^j j'ai trouvé : ^:^u lo^j j^J
j'ai trouvé Zaïd s' avançant.
no 500-502 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. 443
5^ Il peut se construire avec 0* , ex. : c/" fjl \ 0' ^ T^^ ^o?i père n' est-il vivant {cl) !
6^ L'expression ^^ JjL iJ signifie «plût à Dieu que je susse»: 1)6 U illil (5 'mt cJj ç'we ne sais-je ce qu'a dit ton frère!
7^ La particule ^1 peut être accompagnée de Tinterjection l" : ^p ^ Ui-I c^i l" «A .^ /?/w^ ««^ ciel que le pécheur se convertit !
De l'adverbe négatif C
501. P II s'emploie dans les propositions nominales : îJiIl C* <^^V A> ôL* -4, z7 we dépense pas son activité pour le temps, mais pour l'autre vie; îiJa!-! ?-y j j-uc b j l« />2'ew ne <iecrète point l'existence du péché.
2^ Il se construit avec le verbe au passé : j^l "y. & U personne n'a été sauvé.
3° Il s'emploie avec le verbe au présent : i^ ûl-<i VI >>û U 4^.1 ^â.) V homme ignore quand il terminera sa carrière.
De Padverbe affirmatif *v«^ et de ses synonymes,
502. P ^«;, qui s'écrit encore ^ — ^^ — A^ et ^, s^emploie au commencement d'une proposition affirmative : ^b ijo j Ol />j»î certainement Zaïd est debout.
Dans la réponse aux propositions affirmatives, il signifie
(a) Zamakhchari, p. 140.
444 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n» 502
«oui, certainement» : ^)^ ^U^ est-ce que Pierre est venu? — ^»jo ouij il est venu.
Si l'interrogation est négative, *^; se traduit par «non» : LT^y. ^^ ^^ ^^^^ n'est-il pas venu ? — ^; non, il n'est pas venu. Il a le même sens après les propositions prohibitives : ^i\\V\'^j}^ ^ ne frappe pas ton frère. — ^; non, je ne le
frapperai pas.
2^ tr signifie «oui, si, si fait» et affirme ce qu'une proposition a de négatif : ^jj A>. U Pierre n'est pas venu. — ir si, il est venu; jK^ (J^-t/^v' ^^-H- cH^ ^ est-ce que Judas VIscariote n'est pas un traître? — L oui, il Test; U illil cJ Jo tu n' as pas frappé ton frère. — L si fait, je Vai frappé. L ne s'emploie qu'après une proposition renfermant une négation.
3° (^[ certes ne s'emploie qu'avec un serment : (^< ^ Li
wjjS'iJl, Ual'jiili Ijl^j* 01 (^j-\c J ,c^^t^ »*^J^I mon père
î;ow5 demandera, si la dénonciation, que lui a faite mon ennemi à mon sujet, est fausse; répondez-lui : Oui, certes, par la Croix, elle est fausse.
Remarque. Après (i\ on peut sous-entendre le j du serment ^\j et dire «ûil ^cl . Dans ce cas, (c\ peut encore s'écrire Âa\ t^l ou 4^\ \ . Le 1 de (il se rencontre changé en <b , ex. : -Jil jb par Dieu.
4° Après une phrase affirmative, l'on se sert de J^-i, en
signe d'assentiment : 40)1 0: ' ty^^ ^^^^ ^ ^'' ^ ^^^' ^^ cro25 en Jésus-Christ, Fils de Dieu. — L.1 ow2,, certes. Elle n'est
qo 502-503 ] Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. - 445
pas employée comme ^ en réponse à une interrogation («).
5*^ La particule jU ou jC signifie Ca>- en vérité, certes, ex. : jUdV jî^ ^^ vérité, je le ferai; ji'l V jî^ V non, certes, non je ne le ferai pas. On trouve jb- Ul oui, certes.
6° J4 signifie «oui»: J^ Ji; li<È ^ Ji; ^«r^e cela, dit-il. Il répondit : Oui. En outre, il a le sens de ijo e/ suffit ou de ,^,„*.o- «555^ : U;? VI n'est-ce pas suffisant? ji? UÇ y'«^ «556^ d'une plume.
"7° ul signifie quelquefois «oui», ex. : Ol Jlï /«^^ ^* -^'*3 C^^ f[^\i je dis : Zaïd est debout. Il répondit : Oui, mon ami ;
7s'//e5 o^z^ dit : Tes cheveux ont blanchi et tu as vieilli, et j'ai répondu : Oui {b) .
[^ et 0[ se rencontrent très rarement, jv^ est rare; L.1 est plus usité; mais Jj — iT — (j[ sont d'un fréquent usage, et seuls servent à répondre à une interrogation.
De l'adverbe U .
503. Il signifie «voici» et s'emploie pour réveiller Tattention.
Remarque. Il entre dans la composition de certains mots; alors son \ disparaît d'ordinaire et se remplace par un SL. perpendiculaire placé siu' le «>^ ex. : \-LJb voici que moi pour 1 3 li 1 U ; \ j^* voici que lui;
(a) Zamakhchari, p. 145. (b) Sib. P® part, n» 272, p. 424.
446 Trois, part. Ch. II. De l'adverbe. [ n" 503-504
^\* ■* ^^' •■* -la**-» ^ ^ ^•■^^•^ > ^ '. ^ '
tX \ Ô^»J\ i-Vl cn-i lxl>-Jl j-^ \ lÂJiA VOICI que je vais soulever les Chaldéens, cette nation dure et rapide \ 9-jJ\\ r-j»- f- jO^ ^'^^V> 'voici que le semeur est sorti pour semer.
On observera la même chose dans d'autres cas cités dans ce paragraphe.
P L'adverbe U se place avant les pronoms personnels séparés : u-> Jl i«^ t ^ U ^ ^ jjlï Marie a dit : Voici la servante du Seigneur; ^pi Zjjj^^ t ô^^l» <>* tb i;02C2 ^w'eY^ vo/2^ révéler ce que je leur ai confié en secret.
2® Il s'unit aux pronoms démonstratifs, qui n'indiquent pas un objet éloigné : \j^ , fJIÂA, >V)a, etc. : ^jull J-^V' ybiJufc cec2 65^ le saint Evangile.
3° Il entre dans la composition des particules 1 j5C<ê ainsi et u^A ici : ^yl-l Oj JI3 iâ5C 4> «msz a û?^^ /e Dieu des armées; L^ fJj-1 /^IJl ton frère s'est établi ici.
4° Souvent il précède les particules J et oJ, ex.: ôl ^^
LÎ^ iJl)") ^;o^c^ ^?/<? ^or^ /îère arrive; a^)\ dUl Uiy 05 U
l^îf^JI^VI t^oiC2 ç^we nous te confions la direction de toutes
les affaires.
5^ Elle signifie enfin ô^ prends , ex. : Ijbp U W2C2 ?/ne /jzèce c?^or, prends-la.
Avec cette signification, elle peut s'annexer un pronom affixe de la deuxième personne: ^ij^ Jl jyj^ prends mille pièces d'argent.
Des adverbes ji et Ma» .