Nul changement dans les mots terminés de la sorte
/Cjt^ 4) ,1 t ti >Xl«^i^ b (i j*-^-»^ (i dUU Js=tl^ (Hariri)
y^ t;oi<5 ferai part du doute qui m'est venu à l'esprit, et je vous consulterai sur Va/faire qui m'a fait perdre patience; C^Ja^\ (Sj>-^^ *Zjji^ tby^cX ^"^b 6U<^ mère a été stupéfaite de son état et troublée de r événement; \''a^ \Zls> V V Ij» \ [Zt\^ ils ont refusé d'accéder à notre désir ; bien plus^ ils se sont montrés intraitables à notre endroit; 1^1 CS^ 4* il est doux
dans le commandement ; ($y)l ^jl U U -U) JJl jb^^l J-L* après avoir habité la terre de l'hospitalité il a été transféré dans la maison du malheur ; L^L Vj c*--^ Sfj \^^J^^ c^ll>je me suis assis et ils se sont assis; je n'ai pas désespéré ^ ni eux non plus [b).
Les noms de la quatrième déclinaison en ^^ — ou en — , comme ^'aQ\ ou Js^ juge, j^liill ou Jl]j^ très haut, Jlc ou ôlc huit (fém.) peuvent se prononcer comme s'ils n'avaient ni <$ ni —, ex. : [jbl3 ou 'jp\is\ ^S^ l^ j^Q^ ou un juge a donne sa sentence ; ;Ji ^\^ -^a huit d'entre elles sont mortes (c).
(a) Sib. 2« part, xfi 493, p. 306. (b) Sib. 2« part, n» 496, p. 31 1.
(c) Sib. 2« part, n» 493, p. 306 et n» 500, p. 315.
nO 128-130 ] Deux. part. Ch. III. De la pause. 115
On dit mieux ^i; ou ^^111' /»5C^, jt cJ^ ^-
Si ces noms étaient à l'accusatif, le ^^ reste nécessairement,
et le — seul se supprime ^Èjl c^ Ij j'ai vu le juge.
Si cependant il ne restait qu'une lettre de la racine comme
dans ^ faisant voir, il faudrait à la pause remplacer le —
par un ^ et dire ^y [a).
Remarque. Quelques Arabes ont ajouté un J aux deux terminaisons
» et (i j ex. : L^^ ^.iu poui' l^; ^^ ?/ /a frappe et >V..». pour j 5L».
enceinte {h).
Ils ont dit encore ^^L.>. (<?) et ^.l-j». [d).
Pause des mots terminés en S •
129. Les noms, qui ont un S pour finale, le changent en©, ex. : iuUI ^J^j i*[ x>. Ij^'T w*.?- w^ (^[ ^^l ^^^ foules nombreuses se réunirent autour de Jésus^ en sorte qu^il montât dans la barque, prononcez ojdS^et ^^.i^ll ♦
Remarque. On trouve rarement la pause en o au féminin pluriel : •U-^ pour cJ^y croyantes (e).
Pause de la terminaison affirmative û •
130. Dans les temps affirmatifs légers le ^ de la terminaison précédé du — ne s'écrit pas et ne se prononce pas; ainsi
JcnIj il écrira et ,jC^ \ écris s'énoncent et s'écrivent Li:iC>
et LiTl.
(a) Sib. 2« part, n» 500, p. 316. (b) Sib. 2« part, n» 496, p. 311. (c) Sib. 2® part, no 499, p. 314. (d) Zamakhchari, p. 162. (e) Zamakhchari, p. 176.
116 Deux. part. Ch. III. De la pause. [ n*» 130-131
Quand ce ô ©st précédé d*un — ou d'un —, on emploie pour la
pause les personnes correspondantes de l'impératif et du futur
simple*. ^*S1 ^J^' l), rna sœur , pars, pour Oi*Sl; \y,j^^ Ji*-jl
ô hommes, frappez, pour 0:^*^' î <^J,^ J^ e5^-ce ^'w'zV^
frapperont ? ^oviv ^^^ ;^4>jî Ji» e^^-ce ç'we ^w partiras?
pour ^jb («).
Il en est de même de ^jSl ^o/ic; prononcez lS[ (ô).
Remarque. Les grammairiens coufites écrivent toujoui's le ^j affirmatif, bien qu'ils ne le prononcent pas.
Le grammairien Farra n'écrit (jW avec un \ qu'avant le subjonctif.
Pause de la terminaison en oJ^«
131. Les mots terminés par un — remplacent à la pause, comme les autres mots, leur voyelle finale par un ^ ; c'est
la règle générale : iJaï-i V erreur pour ILï-l — IkUl — llaï-i ;
• <t "^ • îî ^ • -iî "^ • "ï* ^
,^l /a cAo5e secrète pour t^^i — «,^^1 — j^^jUl • • * • •
Remarque. Certains Arabes en orthographient la pause d'une autre façon; au lieu de >l^ 1 le pâturage ils disent jiSj 1 ^ et au lieu de >\xJ \
Ils disent aussi ^^jSJ \ — >\.5J i — jJliC) î .
Si la pénultième porte un L- ils transportent la voyelle du J sur cette lettre quiescente, et donnent au — un support correspondant à cette voyelle : J.J j) 1 j L" jJ 1 -, ''dy \ Ici meurtrissure.
Le — final et sa voyelle se retranchent aussi: ui-»^ Ij w^ 1 wj ij j*ai vu la chose secrète et la meurtrissure {c).
(a) Ibn Aquîl Alf. V. 646. Sib. 2^ part, n» 404, p. 157.
(b) Ibn-Hicham, p. 390. (c) Sib. 2® part, n^ 497, p. 311.
n° 132 J Deux. part. Ch, IIÏ. De la pause. 117
Addition d'un o qulescent dans la pause.
132. On ajoute un d de pause ou de suspension dans les cas suivants :
P Dans les terminaisons des verbes: Ca^ je suis parti.
2P Dans les impératifs monosyllabes : oj vois y Ai garde ^ «Ç,
viens,
3® Au conditionnel et à l'impératif des verbes qui ont perdu leur j ou leur ^^ final : o'm i il n'a pas fait irruption; «daci donne; ^1^ 1 il n'a pas craint; \aj^ i il n'a pas jeté. On peut dire toutefois : *lk 1 , \'j *i , '\ak\ et *'j^ 1 . Dans les verbes qui perdent en outre leur j initial, il est préférable d'ajouter le e de la pause : <u-, i il n'a pas gardé. 4*^ Dans les mots terminés par Ij ^: ©^^ /wz^ «ua e//^, .u^/fc , oUifc 2ce, ôL j l 0 mon Seigneur, ©t> 1 l <^ moTi père.
eUl l d m« mer^, oÛ!>U Ij ^e7«s .' /e pauvre serviteur ! ^C^ l
chose étonnante ! (a) .
Remarque. Les mots lii mo2, V won, et Ua icè, s'écrivent encore 4J
A) et Ob .
5^ Dans toutes les particules unies au u interrogatif : 4^ VI — 4^ b>. jusque à quand? *u>lp — 4»^ pourquoi? (b).
On dit aussi, mais moins bien : ^\ , ^5 etc.
6° Après les deux pronoms personnels (^— et i) — : -u^U moM ;We, 4) Ux- ^<^^ bâton, L*^ mon esclave, ^lû wîo/z
(a) Sib. 2" part, n^ 492, p. 304. (b) Sib. 2« part, n^ 492, p. 305.
118 Deux. part. Ch. III. De la pause. [ n» 132-133
fils, -ub^ il m' a frappé , '^^C^'^\ il Va honoré, 45C£j ta maison, ISc, sur moi [a).
7® En remplacement du pronom possessif (^ — dans les mots ^1 et j^l au vocatif: ^\ mon père, 4^1 ma mère,
8^ Dans les mots indéclinables comme ,JÀS^ comment, ^\ hier, ir là : ^S,<^^\ , 4c • On peut dire encore lils^et ''J (b) .
9° Le pronom féminin pluriel "^a et les deuxièmes personnes du féminin pluriefau passé, ainsi que les duels et les pluriels en ^j j — : ^j\j[ï ^a ce sont eux qui parlent ; «û^ elles; lullii vous êtes parties; *i)Cjl^ C* ^^^ deux ont frappé (c).
Remarque, P Le o de la pause après la terminaison 1 I ne peut être employé quand on ne s'arrête pas, à moins que ce ne soit par licence en poésie.
Dans ce cas on donne à ce o le ou le : p-^ <^l5 ir^-t 'V^' J^^-^
( Moutanabbi ) 6 feu du cœur, qu'allume un cœur froid {d).
2^ Suivant quelques uns on pourrait employer le o de la pause au parfait, lorsque le sens indique qu'il ne s'agit pas du pronom personnel de la troisième personne : o^.^* \ il est parti.
S° En poésie ce o de la pause peut disparaître dans la rime : <^o-j.c- Ï-Js. UL ^ j\j ll^fr descends chez nous et demeure ici, ô Fathimah,
Pause dans l'interrogation.
133. En signe de blâme ou d'étonnement on peut ajouter à la fin d'un mot, au sujet duquel on interroge, la terminaison
(a) Sib. 2« part, n^ 491 et 492, p. 304. (b) Zamakhchari, p. 156.
(c) Sib. 2« part, n» 490, p. 303. (d) Ibn-Hicham, p. 239.
n"* 133] Deux. part. Ch. III. De la pause. 119
H-î, ex.: oJb'jl sZJi ^'j ^A* Ji* 2^ ^ dit: Cest Za'id, Cornment? répondis'je, c'est Za'id? ou c'est cet individu de Zaïd?
Ljjojl cJiî w^'V Oj^ JB f ai passé, a-t-il dit, auprès de Zaïd, /(? répondis : Quoi I auprès de Zaïd, ou auprès de cette es-
wèctf c?e Zaïd? o -Xj j^ v:Jl5 IJ) j C-» b J^^ ^^ <^ ^^V : J'^e vu M" f ...»
Zaïc/. Comment Zaid^ fis-je ? ou ce garnement de Zaïd?
Cette terminaison ne se met qu'après le dernier mot, quand
* *" > ^ •' » ^ on interroge au sujet de plusieurs personnes : iO) j j^a) Jlï
-tJ ^j Ij) j^ cJ^ ^'^J ^^ ^ ^^^•* ^'^^ rencontre Zaïd et Amr, Est-ce Zaïd et Amr, ai-je répliqué?
On ajoute aussi avant le o de la pause une lettre de prolongation en rapport avec la voyelle de la terminaison, lorsque les mots sur lesquels porte l'interrogation sont à la fin de la phrase :
t^jf- J^.^^ cJi Z' C^,j<> JB ^^ ^ ^^^ •* ^'^^ frappé Omar, fai répondu : Comment tu as frappé Omar ? ^ÎJa JI5 oM yail Ijj 3I cJ^ l)'^' ^-^ j ^^ ^ ^^^ • ^^^ frappé Zaïd le long' J'ai répondu : Comment, j'ai frappé pour tu as frappé Zaïd le long? 6^ jt \ cJÀ Jt Vj^ JI5 il a dit : Voici Omar. J'ai répondu :
Est-ce Omar ? o~*SI ,j:Ji3 ,^fi'^ (J,[ Jlî e/ « ^^^ : Je suis parti. Quoi! répondis-je : Suis-je parti, pour es-tu parti? ^-•l-W^ JlJiS Jj^ Cjjf JI3 «/ « dit: J'ai passé d côté de Hizam. J'ai répondu : Quoi ! est-ce Hizam ?
On n'ajoute rien aux mots sur lesquels porte l'interrogation, lorsqu'ils ne sont pas à la fin de la phrase, ex, : lj,,'3 ^Xj Ji;
120 Deux. part. Ch. III. De la pause. [ n^ 133-134
^5 l Ijojl jji il a dit: J'ai vu Zaïd. J'ai répondu: Est-ce Zaïd, ô jeune homme? (a)
Quelques Arabes emploient aussi dans l'interrogation la terminaison o [, ex. : ^J [ /• 1 est-ce donc bien Omar ? ^\ jo j\ est-ce donc bien Zaïd ? [b)
Pause dans la complainte ( ^ ^J ) •
134. Après la particule de complainte Ij, les pauses suivantes sont usitées dans les mots qui ont un pronom affixe.
Au pronom i) on ajoute ©1 — , ex. : ©LC^Hj hélas ! ta pauvre mère !
Au pronom i) on adjoint «u —, ex. : aSZj:^\ i j hélas ! ta pauvre sœur !
Après les pronoms © , *^a et '^on place ©j"~- eybjjjlj hélas! son pauvre enfant! ©^^♦x.J *:^llj hélas ! vos pauvres
frères ! 0 4*^Mclj AeVa^ / leur pauvre serviteur !
On fait suivre au pronom © — la terminaison *ua —, ex. :
*u/bjjj «^Uiij triste départ de son enfant !
A la suite des pronoms U, U^et l^ on se contente d'em-
ployer la pause ordinaire en o, ex.: oUjJljij hélas! son
pauvre père ! *ôL5C1?^j hélas ! votre pauvre oncle ! ©l/^^^lj
hélas ! leur pauvre gendre ! [c)
(a) Sib. ir® part, no 232, p. 359. (b) Sib. l^^ part n^ 232, p. 360. (c) Sib. l^-o part, n» 156, p, 280.
n» 135-136] Deux. part. Ch. IV. Du verbe. 121