Le vers arabe ^^JLli se compose de pieds renfermant un
(1) Les auteurs anciens qui ont été consultés, outre les auteurs modernes, pour la composition de ce traité sont As-Sabbân C ÙV"^' \ Doumamîni C (5--**^-^'l ) et Zakaria-l-Ansari ( <5JUajV1 ^^^ S )^ éditions égyptiennes.
(a) Zakaria-l-Ansari, p. 23.
512 Append. Ch. I. De la comp. du vers. [ n<> 2
certain nombre de syllabes brèves ou longues et se termine par la rime.
2° La syllabe se compose toujours d'une ou deux lettres : car l'I ajouté à a troisième personne du pluriel ou surmonté d'un L^ ne compte pas dans la mesure : c^\rS elle a écrit : ( c^i » .: T ) • lj.^r Us ont écrit (l^^-t-T ); ^j 1 ^L9 mon fils s'est levé {^}-.>\ ^ U ).
Elle est brève quand elle est formée d'une consonne et d'une voyelle : 1j^.^ il a frappé renferme trois syllabes brèves ( ^ ^ „ ^ ) . EUle est longue, lorsque la consonne accentuée est suivie d'une autre consonne portant un ^ ou un -ïi- ^ ou qu'elle a un — ou un tanouïn, ou Tune des lettres de prolongation iSj\ î *— »^r-*»' } ^^ n'a pas frappé (v-j-^-taj-) ) ^.i il a fui { ^^l) : \J^\^ U ils n'ont pas craint ( \^.l U. U ) • J^;* i z/ a crw, ( ^ * \ ) ; 'i L*-*- ciel ( '^ - l*. .- 'i ; elle est commune ou douteuse quand elle peut être longue ou brève à volonté ; dans les mots <) à lui et Ul moi, • et U sont des syllabes communes.
S'* Nous représentons par le signe - les voyelles longues, et par « , les voyelles brèves, et par v, les voyelles douteuses.
A la seule inspection des syllabes, on voit facilement quelles sont les
voyelles qui sont brèves et quelles sont celles qui sont longues. Les
voyelles brèves ou longues à volonté sont très restreintes, ce sont : 1° les
pronoms affixes • :a.;Jj<.j^ son Seigneur \ 2^ le a remplaçant le a
des pronoms Jf — a et ^zj\ et celui de la deuxième personne du
pluriel masculin, comme } ^^A pour j? ^-aî vous avez aidé; 3° la syllabe lî
du pronom l;i moi, La syllabe j\ est brève dans tVji , Jjl ceux-ci^
celles-ci , iJ V^l , ^UJLIjl , dJ Vj\ ceux-là, celles-là et ^Jjl , oVj\ possesseurs.
Le I est toujours accompagné d'un I à la fin d'un vers :
>\.^ jl ...^-.jl J»! t>- »— Ja li O-i-*^ (i^>^«>l y^ ^Jci/Hamasa) Compte ce qu'on lui reconnaît de nobles qualités : dit-il du mal de quelqu'un ? en dit-on de /m 2 ? est-il avare ?
Les deux autres signes à la fin d'un vers ou d'un hémistiche sont
toujours censés avoir leur lettre de prolongation correspondante, bien qu'elle ne soit pas exprimée.'
7® Les trois voyelles .1. peuvent être supprimées à la fin d'un vers ou
n» 2-3 ] Append. Ch. II. Des pieds. 513
d'un hémistiche. Il en est de même pour le tanouïn, qui se remplace par sa voyelle correspondante ; ce qui a toujours lieu à la fin d'un vers :
, Li 'CAs-jLllj jlc ^:M ^Js■ \^ (Hariri)
Ce n'est point une honte pour Vor, d'être remué dans un creuset tout en feu ;
U j».j L..*J <i\ .\ :.9 l^«Aj Loi* éji y :.L.7j (Hanri)
3e Vavais cru secourable et miséricordieux, et je me suis convaincu que ce n'est qu'un maudit digne d'être lapidé,
8° Le tanouïn compte dans un vers pour un (j marqué d'un 1^ ^ et la lettre marquée d'un JL équivaut à deux lettres, dont la première porte un — par exemple :
ô>^- *-^ l j^b A..X jj-^ v:lJ.--1 (^.-^ O'.^b »iU^^==»j Ij^j
QvLÏl dorme l'homme exempt de soucis ! Pour moi, je ne ferme pas un seul instant les yeux, et le regret excite ma tristesse.
Lorsque je pense à toi, fils de Mousa, mes yeux répandent des larmes intarissables.
Je ne pleure pas d'ordinaire sur ceux qui sont morts ; mais aujourd'hui j^ai pleuré, et grande est la cause de mes pleurs.
Le soleil s'est éclipsé sur sa tombe, et Vastre du jour a semblé couvert de fumée. (Férazdaq, p. 82).
Le mot iciL équivaut à CntU ^ lîjl ,à ^yijï et Jt, à j Jt .